06.02.2010
La France moisie : antifascisme et internationalisme d'arrière-garde
L’ANTIFASCISME NE PASSERA PAS !
6 février 2010
Chronique d’Alain Henri
L’identité nationale comme premier rempart au fascisme
Quarante ans que le postmodernisme ambiant n’a de cesse que de nous désapprendre encore et encore cette leçon pourtant essentielle : cette leçon qui veut que ce soit dans les forces vives de l’identité collective que trouve à se cristalliser le noyau d’opposition le plus dense à toute forme d’extrémisme barbare. Le matraquage médiatique rend cette thèse chaque jour moins évidente, mais elle l’est : l’Homme trouve dans l’enracinement le rempart le plus solide qui soit à ses fanatismes intrinsèques et latents. L’homme qui est déjà ne peut par définition vouloir se transcender vers quelque surhumanité mythifiée et exclusiviste, qui tout en glorifiant les uns, assassine les autres. La vénération de la Race, la divinisation du Marché, l’idôlatrie du Parti nous menacent : lassons-nous de nous-même, et notre sommeil leur fournira l’occasion de s’emparer de nos âmes affaiblies. Les potentialités les plus sauvages que l’on sait inscrites dans le for intérieur de tout un chacun n’ont de force égale que la résistance d’une identité enracinée.
Seulement, ça, ce propos que vous tenez avec moi, c’est paradoxalement ce pour quoi le Système n’hésitera pas à vous envoyer ses chiens de garde antifascistes, à coups de « front républicain », et autre fausse résistance à la vraie résistance. Que les anathèmes tiennent lieu d’arguments chez nos adversaires ne nous donnent aucun droit de faire de même. Ne fuyons pas l’absurde parce qu’il est absurde, frottons-nous à lui pour cette même raison. Analysons leur outrage : « nazis ! ». A y bien regarder, c’est une philosophie borgne (volontairement ?) que celle qui place le paradigme identitaire aux racines du Troisième Reich, sans aucune forme de nuance. Borgne, la philosophie qui, constatant la passion identitaire de ce totalitarisme exterminateur, lui prétend trouver une alternative dans la perte de toute substance. Et pour cause : si l’Allemagne des années 1930 n’avait pas été ce cadavre vidé de ses organes économiques par la crise de 29 et humilié jusque dans son squelette politique et historique par le diktat de Versailles et l’impuissance de la République de Weimar, jamais, elle n’aurait accueilli en elle le cœur pourri de l’hitlérisme. Le dire, ça n’est pas, je crois, laisser son imagination supposer la marche de l’histoire à son gré partisan. L’Allemagne de Kant, Goethe et Wagner n’eût-elle pas été coupée de ses racines civilisationnelles par le poignard de l’histoire, le projet nazi aurait limité son empire au seul esprit d’Hitler.
L’homme moderne se compare à un flacon qui, vide, sans identité, est un abri inespéré pour le poison totalitaire. La vaste entreprise de désontologisation de l’individu opérée sous les coups conjugués du déconstructionnisme derridien, du gauchisme internationaliste, de l’extrême droite ultra-libérale néoconservatrice et de la nouvelle antiphilosophie béhachélienne, cette entreprise-là n’a donc pas pour corollaire une espèce de vide identitaire baigné de part en part dans un républicanisme abstrait, mais trouve dans l’aliénation, nazie ou ultralibérale, son stade suprême, l’étape ultime de son développement. Désubstantialiser l’homme implique un vide que les pires ensauvagements s’empressent alors de combler. D’un moi solide, bardé d’une identité forte, on passe alors à un moi érodé, à la merci de toutes les manipulations, et partant, de toutes les monstruosités idéologiques. Ceci n’empêche pourtant pas le système médiatique de soumettre chaque jour un peu plus les esprits à l’idée que destin de l’Homme occidental n’aurait d’autre horizon qu’une monolithique humanité sans qualités. Quand réalisera-t-il que cette dépersonnalisation est la première étape du totalitarisme ?
La pensée 68 aurait à répondre de beaucoup d’autres forfaits que celui-ci : Alain Badiou. Oui, Alain Badiou est un forfait à lui seul. Et pour cause : de quoi Badiou est-il le nom ? De sa fausse intelligence et de son érudition tronquée, celles qu’on lui a pu constater lors de sa consternante confrontation à Alain Finkiekraut, il y a quelques semaines dans le Nouvel Obscurantiste. Alain Badiou, du haut de son arrogance conceptuelle, nous jette de la poudre aux yeux : l’universalisme de la révolution française devient un « surgissement », un savant mécanisme de « résiliation du prédicat identitaire », une démonstration d’« antipétainisme transcendantal » (sic). Outre l’obscurité ésotérique de ces propos, totalement imperméables à un entendement moyen, outre la confusion, justement pointée par Alain Finkielkraut, entre Pétain d’une part et de Gaulle d’autre part, Drumont d’un côté, et Marc Bloch de l’autre, outre la position d’idiot utile que lui vaut la dénonciation du patriotisme et de l’anti-immigrationnisme d’un Sarkozy aussi ultra-libéral qu’ignorant de l’histoire de France, on déplore la sempiternelle incapacité de l’extrême-gauche au compromis entre les valeurs abstraites universelles et la culture singulière enracinée. Pourquoi M.Badiou ne rend-il pas hommage à la pensée d’une Simone Weil, qui, en pleine Seconde Guerre mondiale, n’avait pas manqué de voir en l’enracinement et son cortège de solidarités organiques la condition sine qua none de l’obligation envers l’humanité ? Pourquoi diable ne va-t-il pas au bout de son matérialisme historique, qui, comme son nom l’indique, est historique et non figé dans un internationalisme d’arrière-garde ? Pourquoi n’intègre-t-il pas les acquis intellectuels d’un Clouscard, défenseur de la nation comme parapet anti-capitaliste ? Pourquoi ne prend-il pas l’exemple d’un marxiste comme Alain Soral, chez qui maurrassisme de droite et marxisme de gauche entretiennent une relation vertueuse de superstructure à infrastructure ?
Au lieu d’Alain De Benoist, géant intellectuel s’il en est, « le plus grand intellectuel français » d’après les mots d’Alexandre Douguine lui-même, c’est donc Alain Badiou, le bateleur du concept, qui bénéficie d’une chaire de philosophie à Normale Sup Ulm, c’est ce vieux gauchiste sans scrupule qui, prétend-on, contribue à faire resplendir l’Esprit français à travers le monde. La France de Badiou ratiocine, or la France qui ratiocine meurt.
Le halo philosophique dont la doxa nimbe Badiou et sa clique d’escrocs de l’intelligence est encore plus illusoire que mentionné ci-avant : s’il est légitime de pourfendre l’idéologie du métissage comme idéologie négatrice d’une immense civilisation, la civilisation française, il est légitime, bien plus encore, de la déconsidérer au nom de son propre principe : si l’on suit la logique des antinationaux, si, comme nous y invite Badiou, l’on place les valeurs abstraites universelles au sommet de la hiérarchie axiologique, il ne s’ensuit nullement qu’il faille pour réaliser l’objectif suprême sacrifier sur son autel la valeur-enracinement. Bien au contraire : il apparaît, à l’aune des explications susdonnées, que l’enracinement, loin de constituer un obstacle au souverain bien, demeure en réalité ce qui, parmi toutes les configurations existentielles, se fait de mieux pour l’accomplir. L’antinational conséquent comprend dans un second temps de sa dialectique combien l’enracinement dans une nation consistante est la condition du bien suprême. Seulement, pour comprendre, encore faut-il entendre, et l’ouïe trotsko-badienne, telle l’Eglise face à Galilée, est bouchée par l’arrogance dogmatique.
Qui défend l’identité française ne pose pas les jalons d’un renouveau fasciste. On sait trop bien par quelles affres les années 1930 se sont laissés submerger, pour ne pas perdre de vue l’idéal légitime du « plus jamais ça ». Seulement, pour que « plus jamais ça », il faut connaître du « ça » les conditions effectives, ne pas en prendre les obstacles pour les fondations, ni en prendre les fondations pour les obstacles.
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QUAND GEORGES FRÊCHE ET SES AMIS NOUS DISENT L'HYPOCRISIE DU PS

dimanche 31 janvier 2010, par Admin
La LDJ soutient Georges Frêche ami fidèle du peuple juif et d’Israel depuis de nombreuses années face à un Fabius qui a choisi de renier son judaisme et que nous n’avons jamais vu dans une seule manifestation de soutien à Israel depuis 40 ans .
Monsieur Fabius et ses amis socialises sont toujours là pour dénoncer l’antijudaisme quand il provient de l’extrème droite.
Par contre leur silence est éloquent quand les agresseurs racistes sont issus de minorités qu’ils défendent.
Nous félicitons Monsieur Frêche d’avoir dénoncé les agissements du mouvement pro arabe CIMADE
LIRE L’ARTICLE DE MONTPELLIER JOURNAL CLIQUER ICI
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31.01.2010
Le secret du generique des JT de TF1...
18:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lucidité de Debord
Lucidité de Debord :
Voici un texte de Guy Debord qui s’intitule : Notes sur "la question des immigrés". (Rédigées en décembre 1985, ces notes furent communiquées à Mezioud Ouldamer, qui publiera en novembre 1986 aux éditions Gérard Lebovici " Le cauchemar immigré dans la décomposition de la France." )
Tout est faux dans la « question des immigrés », exactement comme dans toute question ouvertement posée dans la société actuelle ; et pour les mêmes motifs : l’économie — c’est-à-dire l’illusion pseudo-économique — l’a apportée, et le spectacle l’a traitée.
On ne discute que de sottises. Faut-il garder ou éliminer les immigrés ? (Naturellement, le véritable immigré n’est pas l’habitant permanent d’origine étrangère, mais celui qui est perçu et se perçoit comme différent et destiné à le rester. Beaucoup d’immigrés ou leurs enfants ont la nationalité française ; beaucoup de Polonais ou d’Espagnols se sont finalement perdus dans la masse d’une population française qui était autre. Comme les déchets de l’industrie atomique ou le pétrole dans l’Océan — et là on définit moins vite et moins « scientifiquement » les seuils d’intolérance — les immigrés, produits de la même gestion du capitalisme moderne, resteront pour des siècles, des millénaires, toujours. Ils resteront parce qu’il était beaucoup plus facile d’éliminer les Juifs d’Allemagne au temps d’Hitler que les maghrébins, et autres, d’ici à présent : car il n’existe en France ni un parti nazi ni le mythe d’une race autochtone !
Faut-il donc les assimiler ou « respecter les diversités culturelles » ? Inepte faux choix. Nous ne pouvons plus assimiler personne : ni la jeunesse, ni les travailleurs français, ni même les provinciaux ou vieilles minorités ethniques (Corses, Bretons, etc.) car Paris, ville détruite, a perdu son rôle historique qui était de faire des Français. Qu’est-ce qu’un centralisme sans capitale ? Le camp de concentration n’a créé aucun Allemand parmi les Européens déportés. La diffusion du spectacle concentré ne peut uniformiser que des spectateurs. On se gargarise, en langage simplement publicitaire, de la riche expression de « diversités culturelles ». Quelles cultures ? Il n’y en a plus. Ni chrétienne ni musulmane ; ni socialiste ni scientiste. Ne parlez pas des absents. Il n’y a plus, à regarder un seul instant la vérité et l’évidence, que la dégradation spectaculaire-mondiale (américaine) de toute culture.
Ce n’est surtout pas en votant que l’on s’assimile. Démonstration historique que le vote n’est rien, même pour les Français, qui sont électeurs et ne sont plus rien (1 parti = 1 autre parti ; un engagement électoral = son contraire ;
et plus récemment un programme — dont tous savent bien qu’il ne sera pas tenu — a d’ailleurs enfin cessé d’être décevant, depuis qu’il n’envisage jamais plus aucun problème important. Qui a voté sur la disparition du pain ?). On avouait récemment ce chiffre révélateur (et sans doute manipulé en baisse) : 25 % des « citoyens » de la tranche d’âge 18-25 ans ne sont pas inscrits sur les listes électorales, par simple dégoût. Les abstentionnistes sont d’autres, qui s’y ajoutent.
Certains mettent en avant le critère de « parler français ». Risible. Les Français actuels le parlent-ils ? Est-ce du français que parlent les analphabètes d’aujourd’hui, ou Fabius (« Bonjour les dégâts ! ») ou Françoise Castro (« Ça t’habite ou ça t’effleure ? »), ou B.-H. Lévy ? Ne va-t-on pas clairement, même s’il n’y avait aucun immigré, vers la perte de tout langage articulé et de tout raisonnement ? Quelles chansons écoute la jeunesse présente ? Quelles sectes infiniment plus ridicules que l’islam ou le catholicisme ont conquis facilement une emprise sur une certaine fraction des idiots instruits contemporains (Moon, etc.) ? Sans faire mention des autistes ou débiles profonds que de telles sectes ne recrutent pas parce qu’il n’y a pas d’intérêt économique dans l’exploitation de ce bétail : on le laisse donc en charge aux pouvoirs publics.
Nous nous sommes faits américains. Il est normal que nous trouvions ici tous les misérables problèmes des USA, de la drogue à la Mafia, du fast-food à la prolifération des ethnies. Par exemple, l’Italie et l’Espagne, américanisées en surface et même à une assez grande profondeur, ne sont pas mélangées ethniquement. En ce sens, elles restent plus largement européennes (comme l’AIgérie est nord-africaine). Nous avons ici les ennuis de l’Amérique sans en avoir la force. Il n’est pas sûr que le melting-pot américain fonctionne encore longtemps (par exemple avec les Chicanos qui ont une autre langue). Mais il est tout à fait sûr qu’il ne peut pas un moment fonctionner ici. Parce que c’est aux USA qu’est le centre de la fabrication du mode de vie actuel, le cœur du spectacle qui étend ses pulsations jusqu’à Moscou ou à Pékin ; et qui en tout cas ne peut laisser aucune indépendance à ses sous-traitants locaux (la compréhension de ceci montre malheureusement un assujettissement beaucoup moins superficiel que celui que voudraient détruire ou modérer les critiques habituels de « l’impérialisme »). Ici, nous ne sommes plus rien : des colonisés qui n’ont pas su se révolter, les béni-oui-oui de l’aliénation spectaculaire. Quelle prétention, envisageant la proliférante présence des immigrés de toutes couleurs, retrouvons-nous tout à coup en France, comme si l’on nous volait quelque chose qui serait encore à nous ? Et quoi donc ? Que croyons-nous, ou plutôt que faisons-nous encore semblant de croire ? C’est une fierté pour leurs rares jours de fête, quand les purs esclaves s’indignent que des métèques menacent leur indépendance !
Le risque d’apartheid ? Il est bien réel. II est plus qu’un risque, il est une fatalité déjà là (avec sa logique des ghettos, des affrontements raciaux, et un jour des bains de sang). Une société qui se décompose entièrement est évidemment moins apte à accueillir sans trop de heurts une grande quantité d’immigrés que pouvait l’être une société cohérente et relativement heureuse. On a déjà fait observer en 1973 cette frappante adéquation entre l’évolution de la technique et l’évolution des mentalités : « L’environnement, qui est reconstruit toujours plus hâtivement pour le contrôle répressif et le profit, en même temps devient plus fragile et incite davantage au vandalisme. Le capitalisme à son stade spectaculaire rebâtit tout en toc et produit des incendiaires. Ainsi son décor devient partout inflammable comme un collège de France. » Avec la présence des immigrés (qui a déjà servi à certains syndicalistes susceptibles de dénoncer comme « guerres de religions » certaines grèves ouvrières qu’ils n’avaient pu contrôler), on peut être assurés que les pouvoirs existants vont favoriser le développement en grandeur réelle des petites expériences d’affrontements que nous avons vu mises en scène à travers des « terroristes » réels ou faux, ou des supporters d’équipes de football rivales (pas seulement des supporters anglais).
Mais on comprend bien pourquoi tous les responsables politiques (y compris les leaders du Front national) s’emploient à minimiser la gravité du « problème immigré ». Tout ce qu’ils veulent tous conserver leur interdit de regarder un seul problème en face, et dans son véritable contexte. Les uns feignent de croire que ce n’est qu’une affaire de « bonne volonté anti-raciste » à imposer, et les autres qu’il s’agit de faire reconnaître les droits modérés d’une « juste xénophobie ». Et tous collaborent pour considérer cette question comme si elle était la plus brûlante, presque la seule, parmi tous les effrayants problèmes qu’une société ne surmontera pas. Le ghetto du nouvel apartheid spectaculaire (pas la version locale, folklorique, d’Afrique du Sud), il est déjà là, dans la France actuelle : l’immense majorité de la population y est enfermée et abrutie ; et tout se serait passé de même s’il n’y avait pas eu un seul immigré. Qui a décidé de construire Sarcelles et les Minguettes, de détruire Paris ou Lyon ? On ne peut certes pas dire qu’aucun immigré n’a participé à cet infâme travail. Mais ils n’ont fait qu’exécuter strictement les ordres qu’on leur donnait : c’est le malheur habituel du salariat.
Combien y a-t-il d’étrangers de fait en France ? (Et pas seulement par le statut juridique, la couleur, le faciès.) Il est évident qu’il y en a tellement qu’il faudrait plutôt se demander : combien reste-t-il de Français et où sont-ils ? (Et qu’est-ce qui caractérise maintenant un Français ?) Comment resterait-il, bientôt, de Français ? On sait que la natalité baisse. N’est-ce pas normal ? Les Français ne peuvent plus supporter leurs enfants. Ils les envoient à l’école dès trois ans, et au moins jusqu’à seize, pour apprendre l’analphabétisme. Et avant qu’ils aient trois ans, de plus en plus nombreux sont ceux qui les trouvent « insupportables » et les frappent plus ou moins violemment. Les enfants sont encore aimés en Espagne, en Italie, en Algérie, chez les Gitans. Pas souvent en France à présent. Ni le logement ni la ville ne sont plus faits pour les enfants (d’où la cynique publicité des urbanistes gouvernementaux sur le thème « ouvrir la ville aux enfants »). D’autre part, la contraception est répandue, l’avortement est libre. Presque tous les enfants, aujourd’hui, en France, ont été voulus. Mais non librement ! L’électeur-consommateur ne sait pas ce qu’il veut. Il « choisit » quelque chose qu’il n’aime pas. Sa structure mentale n’a plus cette cohérence de se souvenir qu’il a voulu quelque chose, quand il se retrouve déçu par l’expérience de cette chose même.
Dans le spectacle, une société de classes a voulu, très systématiquement, éliminer l’histoire. Et maintenant on prétend regretter ce seul résultat particulier de la présence de tant d’immigrés, parce que la France « disparaît » ainsi ? Comique. Elle disparaît pour bien d’autres causes et, plus ou moins rapidement, sur presque tous les terrains.
Les immigrés ont le plus beau droit pour vivre en France. Ils sont les représentants de la dépossession ; et la dépossession est chez elle en France, tant elle y est majoritaire. et presque universelle. Les immigrés ont perdu leur culture et leurs pays, très notoirement, sans pouvoir en trouver d’autres. Et les Français sont dans le même cas, et à peine plus secrètement.
Avec l’égalisation de toute la planète dans la misère d’un environnement nouveau et d’une intelligence purement mensongère de tout, les Français. qui ont accepté cela sans beaucoup de révolte (sauf en 1968) sont malvenus à dire qu’ils ne se sentent plus chez eux à cause des immigrés ! Ils ont tout lieu de ne plus se sentir chez eux, c’est très vrai. C’est parce qu’il n’y a plus personne d’autre, dans cet horrible nouveau monde de l’aliénation, que des immigrés.
Il vivra des gens sur la surface de la terre, et ici même, quand la France aura disparu. Le mélange ethnique qui dominera est imprévisible, comme leurs cultures, leurs langues mêmes. On peut affirmer que la question centrale, profondément qualitative, sera celle-ci : ces peuples futurs auront-ils dominé, par une pratique émancipée, la technique présente, qui est globalement celle du simulacre et de la dépossession ? Ou, au contraire, seront-ils dominés par elle d’une manière encore plus hiérarchique et esclavagiste qu’aujourd’hui ? Il faut envisager le pire, et combattre pour le meilleur. La France est assurément regrettable. Mais les regrets sont vains.
Guy Debord 1985
14:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Retour sur Cohen Bendit
L'immonde Cohn pédomane, Bandit dont j'avais tracé ici même un portrait exhaustif, vient une fois encore de se livrer à un exercice de bien-pensance ultra, travestie comme de bien entendu en rébellion contre les préjugés.
Dans le quotidien suisse Le Temps, il a pris le temps de bafouer les suisses en exigeant que "les plus riches des pays musulmans retirent leur argent des banques suisses", la fameuse "interdiction des minarets" lui faisant tirer grise sa grasse mine à raie.
"La plus formidable des ripostes serait que les plus riches des pays musulmans retirent leur argent des banques suisses. Vider les caisses de la Confédération: voilà ce qu'il faudrait !", a déclaré le Vert de gris au quotidien genevois.
Ce qu'il faudrait plutôt, la plus formidable des ripostes des peuples européens serait de se défaire de cette humiliante dépendance à l'énergie fossile, archaïque et scientifiquement dépassée du pétrole, arbitrairement maintenue pour les seuls profits des multinationales qui nous tiennent dans leurs tenailles de fer.
De la sorte, cette richesse choquante des gorets saoudiens tomberait, laissant voir à nue son origine totalement parasitaire et artificielle.
L'outre pleine de Danone voudrait en outre que les petits Suisses retournassent urner pour lever la patte sur leur décision abominable, d'intolérence et d'exclusion intestinale.
Ca devient vraiment une idée fixe, cette manie d'aller faire revoter les gens jusqu'à ce qu'ils acquiescent aux desiderara de l'oligarchie.
Il a éructé: "la priorité de l'élite politique suisse hostile à cette votation doit être de remobiliser la population en vue d'un nouveau référendum. Pour revoter et effacer cette tache".
La tache ce serait plutôt lui, et une tâche utile serait de se débarrasser de ce cochon.
Qu'il ne se trouve pas dans toute l'Europe, quelque louchébèm inspiré pour faire du boudin des tripes de pareil goret, voila qui me sidère.
Peut-on imaginer plus profond mépris, digne de celui des perruques envers la roture.
Mais enfin les ci-devant nobles avaient l'excuse historique de vivre différemment, de n'avoir de contact avec la gueusaille que pour la bafouer, ne se mélangeant jamais avec les bourgeois bélitres ni avec les serfs sur leur glèbe, ne se servant par intermittence des cuisses des femelles des uns et de l'argent des autres, pour satisfaire son bon plaisir.
Cependant que ce triste sire, qui l'a fait roi? La république et de la démocratie! République française bonne fille, qui émancipa les juifs, démocratie française qui ouvrit ses cuisses universitaires aux descendant de la gueusaille en sabots, Sorbonne qui permit aux moindres de s'enorgueillir d'une vague fumée de culture, ce petit parvenu doit tout à France, d'être en vie d'abord, et prospère ensuite.
Rien de plus normal me dira-t-on (laveur), qu'un pareil orgueil aristocratique, anachronique et ridicule, sous le règne du Rastapopoulos du Balaton qui se pavane sous les ors republicains et les portraits de Mazarin et de Bonaparte! (N'est ce pas mon cher Goupil?)
Ce juif de la Bourse méprise les Allemands avec un culot répugnant. Cheise!
Ce commis allemand de la Deutsche Bundesbank méprise les français avec l'arrogance des laquais. Merde!
Cette pute député de l'union dite "européenne" par antiphrase, méprise tous les peuples européens.
Combien y a-t-il de minarets en Israël?
Combien de clochers en Arabie Saoudite?
Et, comme à chaque fois qu'il ouvre son grouin pour roter quelque chose, il a accommodé son peu ragoutant ragout bien-pensant, cent fois dégluti, cent fois revomi, d’une sauce pimentée d'un gauchisme convenu.
Thiers déguisé en Vallés, monsieur Prud'homme se faisant Hugo, il a vitupéré:"Le problème helvétique, c'est cet égoïsme des riches"! Parce que bien sur! seuls les banquiers suisses ont votés!
Et inexorablement, sempiternellement, inépuisablement, il ajouta: "La Suisse nous a habitué à ce genre d'attitude. Je pense évidemment à la Seconde guerre mondiale." Non? Sans blague!
L'épouvantail pour les tête d'oiseaux, l'ogre imaginaire pour dissimuler l'ombre réelle.
Après s'être réclamé des riches parmi les riches, les émirs saoudiens et autres, ce commis anarcho-bancaire, va maintenant fustiger l'égoïsme des soi-disant riches!
Qui sont les riches pour cet ami des banquiers, ce partouzeur patenté de la Jet Set?
Les gens modestes, propres, les petites gens, mais qui s'acharnent à vouloir vivre autrement que comme des chiens, des chacals et des hyènes.
Parce que la domination de la pègre, 100% parasite, que représente ce monsieur, ça ne colle pas avec des peuples prospères et décents. Sa tâche prioritaire c'est d'en finir avec ces peuples européens dont l'organisation traditionnelle est contradictoire avec son règne.
Les riches dans leur auges et les misérables dans des pouilleries, tel est l'idéal de la Domination présente, dont la Palestine occupée donne l'image la plus achevée, la plus aboutie.
Que veut l'Oligarchie que sert Cohn Bendit?
Organiser partout la misère et la décomposition, remplacer l’industrie par des activités parasitaires :
-l’économie de la drogue qui possède ce double avantage de rapporter plus de 1000 milliards de dollars par an et de liquider des millions d’êtres humains.
- le marché de la traite des blanches, qui en brasse tout autant.
- les secteurs dits de « services », viviers de la gynécocratie, qui produisent et vendent de la merde et du vent.
Et pour faciliter le tout:
- la production des divers narcotiques religieux.
Dans ce dernier élèment nous apercevons aussi une raison de la colère des nantis pour qui, ce vote helvète-underground, représente un vrai pépin.
Félix Niesche - E&R
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Haïti et l'arme sismique
La polémique ouverte par la publication sur notre site d’un article évoquant la possible origine artificielle du tremblement de terre à Haïti requiert quelques précisions. Oui, l’arme sismique existe et les Etats-Unis, entre autres, la possèdent. Oui, les forces états-uniennes étaient pré-positionnées pour se déployer sur l’île. C’est insuffisant pour conclure, mais cela mérite réflexion.
En publiant « Les Etats-Unis ont-ils provoqué le tremblement de terre à Haïti ? », notre objectif était de relayer une question qui agite les milieux militaires et médiatiques dans plusieurs pays, mais était ignorée dans d’autres. Cela ne vaut pas prise de position. Simplement, fidèles à notre méthode, même si elle est souvent mal comprise, nous considérons qu’on ne peut comprendre les relations internationales qu’en étudiant ce que pensent les dirigeants de la planète. Le conformisme ambiant conduit à ce que lorsque nous rendons compte des débats à Washington, personne ne s’en offusque, mais quand nous relayons les débats des pays non-alignés, nous assistons à une levée de boucliers en Europe. Tout se passe comme si les Européens jugent a priori que seules les problématiques « occidentales » sont pertinentes et que les autres sont déraisonnables.
Un de nos collaborateurs a tenté de retracer l’origine de l’imputation selon laquelle le tremblement de terre à Haïti pourrait être artificiel. Il s’est inquiété qu’il puisse s’agir d’une pure intoxication introduite par un certain David Booth (alias Sorcha Faal) qui se serait propagée dans des milieux gouvernementaux dans le monde. En définitive, nous ne savons pas avec certitude qui est la source initiale, mais nous savons que cette question est débattue au plus niveau dans plusieurs Etats en Amérique latine, en Europe orientale et en Asie.
En tant que responsable de publication du Réseau Voltaire, j’ai fait le choix de rechercher et de traduire la dépêche de ViveTV, qui avait été éditée sous forme de communiqué sur le site web du ministère de l’Information du Venezuela, et de la publier avec le sujet vidéo de Russia Today, en les assortissant d’un remarque préliminaire : « Etrangement, la télévision vénézuélienne source ses imputations en désignant l’armée russe, tandis que la télévision russe source les mêmes imputations en désignant le président Chavez. »
Si ces éléments ont été repris avec fidélité par de nombreux journaux, notamment au Proche-Orient, ils ont été déformés par la presse atlantiste en s’appuyant sur l’article de Sorcha Faal. Celui-ci a extrait des passages du texte de ViveTV, et les a placés entre guillemets dans la bouche du président Chavez. Ce qui était une hypothèse de travail devenait alors une position gouvernementale. Certains de ces journaux sont allés plus loin encore en inventant de toutes pièces le contexte dans lequel le président vénézuélien se serait exprimé, de manière à conclure que le le président et son auditoire sont atteints de délire anti-américain aigu, et que le Réseau Voltaire participe de la même pathologie.
Ne nous laissons pas intimider par cette manipulation et approfondissons cette hypothèse.
Que savons nous de l’arme sismique aujourd’hui ?
Durant la Seconde Guerre mondiale des chercheurs néo-zélandais ont tenté d’élaborer une machine à provoquer des tsunamis qui puisse être utilisée contre le Japon. Les travaux furent dirigés par l’Australien Thomas Leech de l’université d’Auckland, sous le nom de code « Projet Seal ». Plusieurs expériences à petite échelle furent réalisées, en 1944-1945, à Whangaparaoa. Elles furent couronnées de succès.
Les Etats-Unis considéraient ce programme comme aussi prometteur que le « projet Manhattan » de fabrication d’une bombe atomique. Ils désignèrent le docteur Karl T. Compton pour faire la liaison entre les deux unités de recherche. Compton était le président du MIT. Il avait déjà recruté de nombreux savants pour l’effort de guerre et il était l’une des huit personnes chargées de conseiller de président Truman sur l’usage de la bombe atomique. Il pensait que celle-ci pouvait fournir l’énergie nécessaire à l’équipe de Leech pour provoquer de plus vastes tsunamis.
Suite-->http://www.voltairenet.org/article163692.html
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«Le monde entier est programmé pour le petit-bourgeois inculte et pour lui seul»
«Le monde entier est programmé pour le petit-bourgeois inculte et pour lui seul», écrivez-vous, et celui qui ne correspond pas à ce type est «chassé vers la marge et la marge de la marge.» Ce processus vous semble-t-il nouveau ? L’existence d’authentiques «marges» non récupérables n’est-elle pas réconfortante ?
J’envie votre optimisme mais je crois à un trait hélas original de la classe culturellement dominante aujourd’hui, à savoir la petite bourgeoisie – cette petite bourgeoisie planétaire dont Agamben, dans La Communauté qui vient, dit très justement qu’elle est «vraisemblablement la forme sous laquelle l’humanité est en train d’avancer vers sa propre destruction». Les classes dominantes antérieures, la bourgeoisie, l’aristocratie, fonctionnaient sur un principe d’exclusion : il s’agissait d’empêcher les membres des autres classes d’accéder aux privilèges dont elles jouissaient. La petite bourgeoisie, elle, est beaucoup plus subtile, beaucoup plus ravageuse dans sa domination : il s’agit pour elle d’empêcher que les membres des autres classes soient autre chose que des petits-bourgeois. Elle fonctionne sur un principe d’inclusion forcée (d’où son horreur de l’exclusion). Sous sa dictature molle (tout le monde étant pour chacun dictateur), il n’est pas possible de n’être pas petit bourgeois. Elle dispose de moyens formidables pour assurer cette contrainte, au premier rang desquels l’école et la télévision. Grâce à ces deux médias qui vous décultivent une classe ou une famille en une génération et moins, à parents bourgeois et cultivés comme à parents prolétaires et “culturellement défavorisés”, enfants incultes et petits-bourgeois. Il en résulte un monde qui coïncide parfaitement avec lui-même et qui n’a pas de marge, pas d’extérieur, pas de jeu : il ne s’en admet ni ne s’en conçoit. À ceux qui voudraient s’en échapper il n’offre d’autre hors champ que le suicide, le silence, la disparition, la ruine, la vie dans les limbes : lesquels peuvent offrir une certaine jouissance, certes, mais politiquement et culturellement sans effet (la jouissance d’être sans effet).
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E&R: Conference d'Alain Soral
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29.01.2010
La peste verte
France-Inter, émission Ca vous dérange ? :
« L'écologie peut elle devenir
un nouveau fascisme ? »
Les invités : Jean-Pierre Legoff et Noël Mamère.
Ils ont osé ! « Enfin » me dis-je, et puis aussitôt, lucide déception, réalisme ...
Deux invités en présence autour de l'animateur, Jean-Pierre Legoff et Noël Mamère. Ou, comment désarmer le débat, ou plutôt désamorcer efficacement toutes les armes possibles de l'adversaire. En fait, le débat, l'appel incessant et démocratique au dialogue ce n'est jamais que cela, toujours. Amener l'ennemi sur votre propre terrain, le contraindre à user des mêmes armes tactiques, et comme toute la technique, toute les tactiques sont de votre côté, même une défaite vous devient une victoire ...
Seront cités : G. Anders et J. Ellul. Tous deux par monsieur Mamère. Mais, évidemment, tout ce qu'Ellul pose comme exigence chrétienne, spirituelle et eschatologique dans sa critique de la technique et du productivisme est évacué. Et, face aux extraits de certains textes d'Edgar Morin en faveur de l'écologisme, véritables incantations à la dévorante et liquéfiante mama gaïa, l'attitude de Noël Mamère sera la même évacuation : « l'écologie ce n'est pas ça » ! Fin de non recevoir – camouflage ! Le pseudo-discours sur la Technique à partir d'Ellul (très peu, très vague) et de L'Obsolescence de l'homme de Anders sera de la même eau (croupie ? Allons ...) !
Curieux tout de même comme les maximalistes écologistes s'arrêtent en chemin. Comment ils n'osent aller au bout de ce chemin pour regarder et, éventuellement, voir que, précisément, leurs réponses à la Technique dévoreuse des ressources du monde sont du domaine de la Technique et que, pis encore, elles s'avèrent, en fait, être, sans doute, les alliées les meilleures d'un avancement substantiel vers l'espoir final de la Technique-Monde.
Désillusion donc ... Ce que nous étions peu à annoncer, à pressentir ... les médias viennent de s'en saisir ... nul doute qu'ils sauront organiser le grand vacarme qui fait silence autour d'un nouvel « anti-écolototalitarisme », une nouvelles division de plus, qui aiguillonnera tous les indécis et les précipitera dans les bras suintants et humides d'une mama gaïa à la puissance nucléaire, d'un grand Pan cyber-bio-technologique ...
Nous n'aurons plus alors pour nous-mêmes que l'espérance, la brulante et noire espérance, les ténèbres du vrai silence, celles au coeur desquelles brille la vraie lumière qu'elles n'ont su retenir ...
Les solutions écologiques, plus elles sauvent et plus elles asservissent...
(Tropinka - http://thierryjolif.hautetfort.com/)
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28.01.2010
Defamation
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