09.05.2008

Nouvel Ordre Mondial - Pierre HILLARD

1329986912.jpg"Il faudrait que tous ceux qui défendent la souveraineté de la nation et l’héritage de la civilisation française et européenne s’unissent, s’entraident et forment des réseaux. "

 (Pierre Hillard, Docteur en Sciences Politiques, Chargé de cours à l’Ecole Supérieure du Commerce Extérieur)

 

L'Union Européenne contre les Patries et les Peuples
(extraits d'un entretien de P. Hillard avec le journal Rébellion)


[...] le Traité de Lisbonne institue deux points mortels pour tous les Etats européens : la primauté du droit européen sur le droit national et la personnalité juridique permettant à l'Union européenne (UE) de signer des traités reconnus internationalement.

 
En fait, cette construction européenne est l'oeuvre d'une oligarchie financière et d'une certaine manière religieuse (au niveau des hauts degrés de maçonnerie) poursuivant l'unification des continents dans le but de les fusionner ensuite en une sorte de "région monde". Tous les chiffons agités en faveur de la "Paix", de la "Liberté" et autres billevesées de ce style ne servent qu' à "agiter le peuple avant de s'en servir" comme le disait si bien Charles-maurice de Talleyrand.

Une multitude de lobbies et de groupes de pression fourmille à Bruxelles dans de nombreux domaines. Cependant, si l'on devait retenir l'action d'un seul, je citerai le Transatlantic Policy Network ( le TNP : Réseau politique transatlantique). Cette organisation euro-atlantque réunissant les élus du Parlement européen et du Congrès des Etats-Unis est soutenue financièrement par plus de 30 grandes multinationales comme Boeing, Coca-Cola, Siemens, Nestlé, Microsoft, Péchiney, Michelin, IBM, etc et de multiples think tanks comme le CFR (Council on Foreign Relations), la Brooking Institution, le CSIS (Center for Strategic and International Studies) etc. L'objectif déclaré est d'aboutir, théoriquement, à un bloc euro-atlantique complet, politique, économique et militaire pour 2015.

Il faut rappeler aussi le rôle déterminant de la classe politique allemande en accord avec le monde anglo-saxon dans l'élaboration de tous les textes favorisant une Europe des régions promouvant l’ethnicisme, en définitive une Europe des tribus. En fait, tous les textes ethno-régionalistes européens sont allemands. Les Etats doivent éclater par l’émancipation ethnique, mais aussi par la gestion directe des Fonds structurels (manne financière) directement entre les régions et Bruxelles.[…] La régionalisation supranationale est donc utile au libre-échange débridé promu par les Anglo-Saxons pour dissoudre les Etats.

Il faudrait que tous ceux qui défendent la souveraineté de la nation et l’héritage de la civilisation française et européenne s’unissent, s’entraident et forment des réseaux. Des divergences existent entre des courants nationalistes chrétiens, laïcs et païens. Cependant, nous sommes tous attachés à notre pays, à ses traditions et à ses valeurs bimillénaires. La philosophie mondialiste hait la tradition, la famille classique et les vertus qui donnent un sens à la vie. Chacun à notre niveau, nous devons agir en paroles et en actions pour combattre la tendance actuelle en attendant que la roue tourne en notre faveur. Une jeune fille au XVe siècle résumait avec logique et simplicité la consuite à suivre : « Les hommes se battront et Dieu donnera la victoire ».

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LISEZ REBELLION

 

entretien de P. Hillard paru dans le No 29 mars-avril 2008 

 

 

 

 

 

A ECOUTER SUR CE BLOG - interview de P. Hillard sur France Cul' : Mondialisme pro-américain

SUR DAILYMOTION (double cliquer sur la vidéo pour accéder aux autres parties) :

    Europe et Nouvel Ordre Mondial 1/6

08.05.2008

MAI 68 - Les étudiants et le gauchisme

LES ETUDIANTS ET LE GAUCHISME 

 

« …un marxiste doit, pour juger une situation, se fonder sur le réel et non sur le possible »
«  Fonder une tactique prolétarienne sur des désirs, c’est la tuer. »
(Lénine, Œuvres, t. 24) 

« le bolchevisme s’est constitué, a grandi et s’est aguerri au cours d’une lutte de longues années contre l’esprit révolutionnariste petit-bourgeois qui frise l’anarchisme ou fait quelque emprunt et qui, pour tout ce qui est essentiel, déroge aux conditions et aux nécessités d’une lutte de classe prolétarienne conséquente »
(Lénine, La maladie infantile du communisme, 1920)

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       Voici à suivre des extraits d’un livre de Claude Prévost probablement difficile à trouver aujourd’hui et qui s’intitule « les étudiants et le gauchisme ».
L’auteur, membre de l’UEC (Union des Etudiants Communistes) s’intéresse à l’opportunisme de gauche qui s’est étendu, dans les années 60, au milieu étudiant.
Le livre, publié peu après les évènements de mai 68, analyse en profondeur le gauchisme étudiant dans tout ce qu’il a de préjudiciable pour la lutte prolétarienne. Prévost prend au sérieux cette contestation globale de 68 dans le sens où elle a représenté une étape nouvelle dans la lutte des classes. En revanche il n’est pas très tendre envers les forces gauchistes qui ont alors entravé le développement du combat révolutionnaire. Cependant, il ne rejette pas tout en bloc et va même jusqu’à trouver dans cette révolte étudiante des ferments intéressants pour les luttes à venir, à condition bien évidemment de débarrasser un « noyau sain » du délire spontanéiste et de la pose anarchisante.

Claude Prévost, décédé en 1992, a notamment été critique littéraire à l’Humanité.

La lecture de l’ouvrage me conforte dans l’idée qu’en 68, grâce à la complicité des idiots utiles que furent les anarcho-spontanéistes et autres libertaires gauchisant, il s’est agi pour le pouvoir bourgeois de devancer la révolution prolétarienne pour précisément ne plus à l’avenir la rendre possible.

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Mais ces derniers [les étudiants] ont tort d’oublier que lorsqu’elle affronte la classe ouvrière, la violence policière franchit une étape supplémentaire : c’est à Sochaux et non au Quartier Latin que la police a ouvert le feu.

[…] redonner à certains le sens des proportions, pour souligner au sein de quelle classe sociale le grand capitalisme voit ses ennemis irréductibles.

Ne connaissant pas le prolétariat réel, une partie importante des étudiants s’en forge un selon ses désirs. Elle cherche une classe ouvrière qui lui renvoie l’image de sa condition étudiante et, ne la trouvant pas, accuse la classe ouvrière de dénaturer son rêve. Les idéologues anti-communistes prennent alors le relais.

Ensuite la relation établie entre le savoir et le pouvoir part d’un fait objectif […] : il y a un lien évident du savoir au privilège et le savoir apporte une légitimation supplémentaire au pouvoir. En un sens, il est vrai que plus on est éduqué, plus on est puissant. A condition d’être déjà puissant.

[…] qu’on voie surtout dans la société les « relations autoritaires », ce qui occulte la réalité, c’est-à-dire les rapports d’exploitation.

Mais même s’ils ont lutté par grandes masses, la plupart des étudiants de gauche, malgré leurs aspirations à l’alliance avec les ouvriers, n’ont pas rompu avec l’individualisme : au mieux, ils ont substitué, à ce qu’on pourrait appeler par redondance « un individualisme individuel », un « individualisme de groupe » dont l’anarchisme fut souvent l’expression.

C’est pourquoi la révolte [étudiante] reste frappée du sceau des privilèges acquis. Par exemple, la vindicte contre la société de consommation exprime une attitude de privilégié de la consommation.
[…]
L’ascétisme est une variante de la morale aristocratique, car pour renoncer à avoir, il faut posséder et posséder beaucoup.

Les graffitis, le vandalisme n’indignent le pouvoir que parce qu’il croit y déceler l’annonce d’une rupture des fils de la bourgeoisie avec leur classe. Encore cette indignation est-elle plus feinte que réelle. D’une part, elle est employée, orchestrée, à des fins politiques évidentes, d’autre part, la couche dirigeante est suffisamment habituée au gaspillage pour que ces potlaches de voitures ou de matériel de bureau ne l’affectent pas outre mesure.
En revanche ces accès de destruction rituelle scandalisent les couches moyennes laborieuses, notamment les paysans, qui savent le prix des choses, et la classe ouvrière qui sait que toute marchandise est le produit d’un travail.
[…]
C’est justement parce qu’ils n’idolâtrent pas la marchandise qu’ils ne voient aucune raison de tourner contre elle une fureur sacrée.
[…]
Les iconoclastes restent des croyants. Dans le cas présent, ils se comportent comme le seigneur féodal qui conduit la chasse à courre à travers les blés du manant. Car lorsqu’on regarde deux photos juxtaposées, l’une du Centre Censier après l’occupation, l’autre d’un atelier Renault pendant la grève on est frappé du contraste : dévastation d’un côté, ordre impeccable de l’autre, au point que selon le vœu exprimé par le vieux leader révolutionnaire qu’est Benoît Frachon il n’a pas dû, à la reprise, manquer « un seul boulon ». D’un côté l’arbitraire destructeur de privilégiés qui se conduisent en propriétaires de droit divin d’une richesse constituée grâce au travail de la classe ouvrière, de l’autre une classe qui veille au patrimoine national qu’elle rêve de remettre à la nation, parce qu’elle est authentiquement révolutionnaire.

Roger Vailland, dans Le Surréalisme contre la Révolution […] rappelle qu’au sortir des violences des années vingt, le fils de petit-bourgeois, n’ayant d’autre alternative que végéter ou se mettre au service du grand capital, préfère dans beaucoup de cas vivre en marge et cultiver la dérision. Ce n’est pas un hasard si un familier de Cohn-Bendit loue son humour et « son sens de la dérision ». (1)

Le goût du scandale, dont on ne peut nier la fécondité poétique à l’époque du premier surréalisme, tend à devenir de plus en plus un passe-temps de jeunes oisifs, un procédé commode de défoulement. Un militant du « 22 mars » explique qu’une assemblée de son mouvement a passé une heure à faire « Meuh » et il commente (à mon avis judicieusement) :

« Eh bien, il y avait des types qui avaient envie de se défouler, d’introduire le non-sens et on l’a introduit pendant une heure (2) »

 Je n’éprouve aucune indignation moralisante à l’égard de ce comportement, inutile de le dire, mais je suis sceptique quant à ses vertus politiques. Le chahut est le témoignage d’une soumission à un rituel ; le « chahuteur » essaie de nier magiquement l’autorité, mais il n’en menace pas les fondements. Là encore le sacrilège est sacralisant. Un commentateur admiratif rappelle les « débuts » de Cohn-Bendit :

« Chacun se souvient de ses facéties en 1967, à Nanterre, quand il faisait « cocorico » en plein cours, pour démontrer l’absurdité de ce qu’on lui enseignait. (3) »

Le panégyriste ajoute que du « chahuteur » au « théoricien » d’aujourd’hui un grand chemin a été parcouru. Moins qu’il me semble, si l’on se rappelle que le chahut est la conduite typique de l’irresponsable. Conduite faussement libérée et libératrice, conduite serve.

 

Pour Hegel comme pour le marxisme, travail et culture sont liés. Pour des fils de maîtres, ce lien n’est pas immédiat : ainsi s’expliquent peut-être leurs multiples refus, dont le moindre n’est pas, pour beaucoup, le « refus de toute idéologie », refus qui en vérité les ouvre largement à l’idéologie dominante et à ses sous-produits […].

Mais le fait est là : quand on parle à des étudiants gauchistes d’un guet-apens et d’un piège, ils restent incrédules. Ils ne connaissent pas par exemple, le rôle que la provocation a joué dans l’histoire du mouvement ouvrier, ni à quel point la police avait imprégné tout le mouvement anarchiste à la fin du siècle dernier. Ils ont peine à croire au machiavélisme et on serait presque tenté de dire que ce sentiment les honore. Mais il faut aller plus loin. Issus de la bourgeoisie, ils ont tout naturellement tendance à minimiser la « noirceur » de leur classe d’origine. Leur révolte antipaternelle n’est pas si forte qu’ils acceptent l’idée que, pour réprimer le mouvement ouvrier, leurs pères soient prêts à tout

Ce n’est pas leur terrorisme ingénu d’enfant qui trépigne parce qu’on lui a cassé son jouet qui nous détournera de nos tâches, en particulier de celle qui consiste à les gagner à la lutte commune qu’il leur faudra bien reprendre, une fois calmés.

Enfin quand il [Cohn-Bendit] rejette le drapeau national, il nuit à l’intérêt de la classe ouvrière. Il s’agit là d’une question tout à fait fondamentale. La classe ouvrière en elle-même et dans ses combats représente l’intérêt national. Elle ne laisse pas la grande bourgeoisie confisquer le drapeau tricolore.

Marx et Lénine nous ont mis en garde, maintes et maintes fois, contre la propension de la petite-bourgeoisie, spécialement la petite-bourgeoisie intellectuelle, à la phrase et à la pose ultra-révolutionnaires, anarchisantes et pseudo-romantiques.

Claude Prévost, Les étudiants et le gauchisme, Editions Sociales, 1969.

(1) Remarque personnelle : on peut dire qu’aujourd’hui il est possible de concilier tous ces statuts : se mettre au service du grand capital en étant payé pour cultiver la dérision et ceci tout en arborant à peu de frais le costume du marginal. Il suffit de regarder ici du côté de tous les faux-rebelles rémunérés par le pouvoir, notamment du côté de tous les experts de la dérision façon Canal Plus ou Charlie Hebdo – soupapes de sécurité dans un simulacre de démocratie.
(2) Ce n’est qu’un début, enquête dirigée par Philippe Labro pour la collection Edition spéciale (Denoël, 1968)
(3) Ibid

05.05.2008

Justice - Honneur - Révolution

La France aux travailleurs !

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UN MONDE PARFAIT

 La planète est un vaste business. Dans le nouvel ordre des choses, il n'y a plus de peuples, plus de nations. La petite lucarne prêche le Nouvel Evangile. Le monde sent la mort et les oiseaux volent les yeux crevés.

 

L' INTERNATIONALE DU POGNON - Extrait de Mort d'un pourri, film de 1977, réalisé par Georges Lautner avec Alain Delon, scénario et dialogues Michel Audiard.

 

 LE NOUVEL EVANGILE - Network. Sydney Lumet 1976

 

LE NOUVEAU SOVIET SUPREME - Vladimir Bukovsky, ancien dissident de l'Union Soviétique

26.04.2008

Figure politique : Georges Corm

Georges Corm

 

1924421024.pngGeorges Corm, né le 15 juin 1940, est économiste, politologue, historien et juriste libanais. Spécialiste du Moyen-Orient, Consultant économique pour plusieurs organismes internationaux, ministre des Finances du Liban de 1998 à 2000, il enseigne actuellement la coopération économique internationale et les finances publiques à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'histoire, la sociologie et l'économie des pays du bassin méditerranéen et du Proche-Orient arabe dont notamment: La Question religieuse au XXIe siècle, Géopolitique et crise de la post-modernité (La Découverte, 2006), Le Proche-Orient éclaté, 1956­2006 (Folio, 2006), Le Liban contemporain, Histoire et société (La Découverte, 2003 et 2005), Orient-Occident, la fracture imaginaire (La Découverte, 2002 et 2004) et La Méditerrané: espace de conflit, espace de rêve (L'Harmattan, 2001). George Corm a également publié un roman, La Mue (Noël Blandin, 1992).

URL : http://www.republique-des-lettres.fr/1619-georges-corm.php 
 
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Ecouter sur ce blog une interview de G. Corm sur France Culture :
Liban_Corm 

L'Occident a planté les graines de la violence

propos recueillis par Dominique Simonnet

pour L'Express du 27/02/2003 Numero: 2695

 
Interview de Georges Corm où l'on apprend comment l’islamisme radical s’est installé au Moyen-Orient. Petit cours d’histoire.

Des siècles de domination impériale n'y ont pas suffi. Il fallait encore que l'Occident allume de nouveaux incendies: dès 1918, la France et la Grande-Bretagne, puis l'URSS et les Etats-Unis, ont colonisé le Moyen-Orient, découpé les frontières, attisé les rancœurs communautaires, et couronné les dictateurs et les intégristes. Ce sont les Occidentaux qui ont semé les graines de la violence et du fanatisme, accuse l'intellectuel libanais Georges Corm. Ce sont eux qui ont mis le Moyen-Orient à genoux. A l'heure où nous donnons des leçons de morale à la planète entière, nous nous gardons bien d'évoquer notre part de responsabilité dans cette histoire. Le monde arabe, lui, ne l'a pas oubliée.

    Au Moyen-Orient, l'Antiquité se termine en... 1919, avez-vous écrit. La formule est pour le moins surprenante. Qu'entendez-vous par là ?

Au Moyen-Orient, la fin de la Première Guerre mondiale marque en effet l'effondrement du modèle antique: celui de la grande structure impériale dans laquelle se mélangent les religions, les peuples, les langues. Quand l'Empire ottoman, qui avait choisi le camp des vaincus, est démembré, en 1919, la France et la Grande-Bretagne prennent le contrôle du Moyen-Orient, mais elles ne comprennent rien à cette unité dans la diversité. Elles n'y voient qu'un ensemble de «majorités» et de «minorités», notions spécifiquement européennes. Pour les Occidentaux, la langue, la religion et la race sont constitutives d'une communauté. Ils vont donc survaloriser les identités religieuses, privilégier les «minorités», celles qui ne relèvent pas du courant sunnite: les chrétiens, les musulmans hétérodoxes (chiites, ismaéliens, druzes). Et, ce faisant, provoquer un véritable émiettement de la région, en suscitant l'éveil de sentiments communautaristes.

    Le partage du Moyen-Orient avait déjà été planifié par les Européens, avant même la fin de la guerre...

Absolument. En 1916, les Français et les Britanniques s'étaient secrètement partagé la région. Mais, en même temps, les Britanniques avaient promis aux Hachémites (qui gouvernaient le petit royaume du Hedjaz, avec La Mecque et les lieux saints) la création d'un royaume arabe unifié sur ces mêmes territoires (Arabie, Syrie, Liban, Palestine, Irak)! Et, en 1917, lord Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, avait, lui, assuré que la Palestine irait aux communautés juives d'Europe. Cela sans compter le démembrement de l'Anatolie, prévu par le traité de Sèvres (1920), et que le sursaut de Mustafa Kemal fait avorter.

    Déjà, la Palestine aux juifs ?

L'idée d'un retour des juifs en Palestinen'était pas nouvelle: elle avait été avancée dès l'expédition de Bonaparte en Egypte, et les premières implantations juives avaient été créées en 1897 par le mouvement sioniste de Theodor Herzl.
Jusque-là, musulmans, chrétiens et juifs y vivaient ensemble et en paix... En 1919, les Etats-Unis tentent de freiner les visées impérialistes des Français et des Britanniques. Ils envoient au Moyen-Orient une commission d'enquête qui rend un avis très clair: le souhait des Arabes, dit-elle, c'est de s'unir en un seul Etat, sous l'égide des Hachémites. Et les Américains précisent: il ne faut surtout pas tenter de créer un Etat exclusivement juif en Palestine qui aboutirait à l'éviction des Palestiniens de leur pays.

    Tout cela était assez bien vu... Mais on n'écoute pas les conseils des Américains...

Non. Les Français et les Britanniques considèrent cette commission comme une ingérence inadmissible dans leurs affaires. Les pays arabes sont alors placés «sous mandat»: la France disposede la Syrie et du Liban; la Grande-Bretagne prend l'Irak et la Palestine, en sus de l'Egypte, qu'elle occupe depuis 1882; l'Italie a occupé la Libye en 1911. Plus question d'un grand Etat arabe ! Et plus question de discuter avec les Hachémites d'Arabie, qui prônent un nationalisme arabe modernisant devenu trop populaire. En Arabie, les Britanniques provoquent d'ailleurs leur chute et placent au pouvoir, en 1926, la famille des Saoud, qui se réclame du wahhabisme, fondamentalisme musulman très localisé au centre de l'Arabie, ayant une conception rigoriste et étriquée de la charia.

    Les puissances occidentales ne misent pas sur les modérés.

Il est plus simple de traiter avec les chefs de tribus qui refusent la modernité plutôt qu'avec les élites modernistes mais nationalistes. Au cours de cette période, la France et la Grande-Bretagne exercent une domination pesante sur les pays arabes, étouffant toutes les aspirations modernistes et démocrates, et renforcent les identités religieuses (diviser pour mieux régner). Ainsi, sous son mandat, la France réprime dans le sang les révoltes, comme celles des Druzes en Syrie, bombardant Damas à plusieurs reprises. En Palestine, la Grande-Bretagne, elle, met en place des structures communautaires juives, embryons d'Etat...

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, la situation au Moyen-Orient ne change pas.

Des révoltes se produisent en Irak, vite matées par les Britanniques. Dès 1943, l'indépendance est demandée par les Libanais et les Syriens. Mais, cette année-là, la France commet l'acte inouï d'emprisonner pendant trois semaines le président de la République du Liban et la totalité du Conseil des ministres, sous prétexte qu'ils viennent d'ôter de leur Constitution toute référence au mandat de la France et d'instituer l'arabe comme langue officielle. Il faudra encore trois ans, et une plainte du Conseil de sécurité, pour obtenir l'évacuation des troupes françaises.

    Après la Seconde Guerre mondiale, le Moyen-Orient éclate, écartelé par les multiples interventions des puissances occidentales et tétanisé par la création de l'Etat d'Israël.

Quand l'ONU décide, en 1947, le partage du territoire entre juifs et Palestiniens, la guerre entre les deux communautés est inévitable. Les Arabes ne comprennent pas pourquoi ils doivent, eux, peuple tiers, supporter le poids de l'Holocauste et des crimes commis en Europe. Pourquoi ne donne-t-on pas la Bavière aux juifs, ou pourquoi ne les accueille-t-on pas aux Etats-Unis? En Palestine, pourtant, il n'y a pas d'hostilité à une présence juive et une immigration modérée: de tout temps, il y a eu une présence juive, et aussi chrétienne. Mais ce qui leur semble inacceptable, c'est la création d'un Etat séparé. Une partie du sionisme (comme celui de Martin Buber) lui-même n'en voulait pas. Les Arabes refusent donc la résolution de l'ONU sur le partage. Le conflit israélo-arabe est engagé.

    Et la géopolitique de la région va désormais en dépendre.

En 1948, les armées arabes sont vaincues par les milices juives. L'ONU demande l'internationalisation de Jérusalem et garantit aux Palestiniens expulsés un droit au retour qui ne sera pas respecté. Ce premier conflit a pour conséquence la chute des gouvernements de Syrie, en 1949, puis d'Egypte, en 1952, où les militaires prennent le pouvoir. Deux pays qui se tournent vers l'URSS, pendant que les Etats-Unis tentent d'embrigader l'Irak, le Liban et le nouvel Etat de Jordanie (créé en 1949), en plus de l'Arabie saoudite, déjà dans leur giron, dans un pacte pour contrer l'influence soviétique grandissante dans la région.

    La France et la Grande-Bretagne quittent le devant de la scène. Entrent l'URSS et les Etats-Unis. C'est la guerre froide que l'on exporte au Moyen-Orient.

En effet, le monde arabe est coupé entre, d'une part, les régimes dits «progressistes», qui nationalisent à tour de bras et se tournent économiquement vers l'URSS, et, d'autre part, les clients de la puissance américaine. A ce moment-là, les pays dits «non alignés» perçoivent Moscou comme le contrepoids à l'impérialisme occidental. Les mouvements palestiniens se développent dans toute la région, avec le soutien des très nombreux groupes politiques et des pays dits «progressistes».

    Suit la longue série de conflits que l'on connaît: la malheureuse expédition franco-britannique de Suez en 1956, la guerre des Six-Jours en 1967, la guerre du Kippour, en 1973... Malgré les accords de Camp David, qui rendent le Sinaï à l'Egypte, les Etats-Unis ne parviennent pas à éteindre l'incendie.

Le conflit israélo-palestinien va se poursuivre pendant quinze ans, mais sur le territoire du Liban, envahi deux fois par Israël (1978 et 1982) sous prétexte d'éradication des mouvements armés palestiniens. On continue de se battre, dans un espace restreint cette fois. Les Libanais connaîtront quinze ans de souffrances (1975-1990). La décennie suivante verra les tentatives de paix rester sans succès, car l'accord d'Oslo, en 1993, sera vidé de son sens du fait de la continuation de la colonisation israélienne.

    Un autre facteur bouleverse la donne pendant cette période: le pétrole.

Entre 1973 et 1985, les pays pétroliers reçoivent une manne de plus de 1 000 milliards de dollars! L'Arabie saoudite devient une puissance financière considérable. Une partie de cet argent est alors utilisée pour promouvoir la conception wahhabite de l'islam dans tous les pays musulmans.

    Favoriser l'intégrisme, c'est aussi ce que fait l'Occident en Iran, jouant une fois encore sur les rivalités religieuses.

En effet. Pour éviter le développement du communisme, les Etats-Unis voient d'un bon œil les mouvements intégristes musulmans et favorisent la prise de pouvoir des religieux en Iran: l'imam Khomeini est d'abord considéré comme un paratonnerre contre le communisme. La France l'accueille et le traite comme un véritable chef d'Etat. Par la suite, lorsque la révolution iranienne dérape (prise de l'ambassade américaine à Téhéran), les Occidentaux diabolisent le chiisme et idéalisent le sunnisme wahhabite, considéré comme un allié de l'Occident. Ils ne comprennent pas que l'islamisme radical est en fait l'héritier des partis communistes: c'est la même vision anti-impérialiste du monde, la même dénonciation, avec un vocabulaire différent. Beaucoup de «progressistes» laïques de couleurs diverses se convertissent dans toute la région en partisans acharnés du khomeinisme: ils avaient trouvé quelque chose de mieux que le communisme pour faire peur aux Occidentaux! En 1980, quand l'Irak entre en guerre contre l'Iran, c'est Saddam Hussein qui reçoit le soutien logistique des Occidentaux. L'Irak sort de la guerre surendetté et surarmé. En 1990, il envahit le Koweït, qui a refusé d'annuler ses créances sur l'Irak. On connaît la suite.


    Bilan de ces dernières décennies: un désastre. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Occident n'a pas exporté la démocratie !

L'Occident a soutenu à la fois les mouvements politiques intégristes et les régimes dictatoriaux. Par ailleurs, le Moyen-Orient est redevenu un nain économique, car la fortune pétrolière n'a pas servi à une industrialisation rapide.
En outre, la politiquedes deux poids, deux mesures pratiquée par l'Occident dans la région, qui a permis à Israël de continuer ses occupations de territoires en infraction au droit international, a contribué à décrédibiliser les principes démocratiques dont il se réclame et à mettre le vent en poupe aux mouvements intégristes islamiques, tous devenus antioccidentaux du fait de la permanence du stationnement des troupes américaines dans la péninsule Arabique.
En fait, l'Occident, dans cette région du monde, a joué les pompiers pyromanes. Il a planté les graines des déstabilisations et des violences, et s'efforce bien maladroitement d'éteindre les incendies. L'aveuglement a été général.
Certains islamologues américains et français expliquaient même sans rire, au temps de la guerre d'Afghanistan contre l'occupation soviétique, que le fondamentalisme islamique ne présentait aucun danger et qu'il était un passage obligé vers la modernité!

    Pour vous, le Moyen-Orient est en décadence.

Tout à fait. Cette histoire, c'est bien celle de la décadence des sociétés arabes, impuissantes à résister à la domination ottomane, puis aux colonialismes et au dépècement de leur région, impuissantes à devenir des acteurs respectés de l'ordre international moderne. Les Arabes sont les éternels perdants du jeu mondial. Leur histoire est celle des vaincus. Toutes les tentatives faites au cours du dernier demi-siècle pour infléchir cette décadence ont échoué. Et le Moyen-Orient a commencé le nouveau siècle comme le précédent, cette fois-ci non sous la férule franco-britannique, mais sous la toute-puissante tutelle des Etats-Unis, que certains pays européens, heureusement, contestent.

    Au terme de cette histoire rapide, on se rend compte combien le passé pèse sur les drames d'aujourd'hui.

Dans cette région, l'Histoire est un sujet conflictuel, source de polémiques incessantes. Le futur n'est malheureusement plus perçu qu'en fonction d'une vision mythique du passé, de l'âge d'or de la civilisation islamique: à la différence d'autres régions,le Moyen-Orient reste figé dans une conduite d'échec. Pour renverser cette tendance historique lourde, il faut la mise en œuvre d'un droit démocratique, donc laïque et décommunautarisé - y compris au niveau israélien - ce qui ne sera possible que si les puissances occidentales donnent l'exemple en faisant elles-mêmes un bon usage de ce droit, en particulier au niveau international, où il ne peut connaître des applications différentes et à intensité variable.


Sources
Georges Corm

17.04.2008

MAI 68 - Sorbonnards, apprenties pétasses et raclures de salon


Que fait donc Sarkozy, lui qui en 2007 lors de sa campagne affirmait vouloir rompre avec l’héritage soixante-huitard ? Pour ce faire la bonne méthode n’était certes pas de placer au ministère des affaires étrangères un certain Bernard Kouchner qui fut l’un des étendards de cet « héritage ». Qu’importe, nous avons déjà pu constater en de nombreuses occasions les différences profondes entre les idées d’un Sarkozy candidat et d’un Sarkozy élu. Peut être d’ailleurs que notre bien aimé président de la République n’est pas à blâmer – pour une fois – dans ce cas précis, tant les symptômes de Mai 68 ont affecté notre pays en profondeur et modifié les perceptions de nos concitoyens.
Déjà depuis mars, les commémorations font leurs apparitions, les nostalgiques de l’éducation « nationale » se rappellent de leurs frasques estudiantines tandis que paraissent des livres partisans, dont l’inexactitude historique le dispute à la démagogie bobo. Pauvre jeunesse que celle de France qui bien souvent se retrouve à songer à ce mois de Mai 68 où tout semblait si beau, où la jeunesse se combattait dans les rues pour se libérer… Mais ici quelque chose ne tourne pas rond ; en effet de quoi les jets de pavé des trotskystes de Cohn Bendit étaient ils supposés libérer la jeunesse française ? Certainement pas d’un système bourgeois décrié à l’époque par l’homme sus nommé, et dans lequel lui et ses acolytes se sont pourtant largement vautrés par la suite. On reconnaît un arbre à ses fruits et il convient donc de savoir quels ont été ces fruits soixante-huitards.

D’un point de vue humain tout d’abord ; cette pseudo révolte de jeunes étudiants capricieux a fourni le gros des bataillons de l’éducation nationale actuelle, qui depuis des décennies tentent avec succès de décérébrer les nouvelles générations. Ces professeurs si pressés d’inculquer à nos bambins les « valeurs de la République » que mai 68 leur a enseigné, ont réussi à faire en sorte qu’un enfant sur quatre ait du mal à son entrée au collège à écrire, lire et compter. Qu’importe, il sait déjà qu’il doit voter à gauche…

Bien entendu le conditionnement se poursuit au collège, au lycée, voire à l’université où tous ces soixante-huitards – ou fils de soixante-huitards désormais ! – relayent sans cesse les dogmes de l’établissement.
Quels furent d’ailleurs les véritables dogmes des militants casseurs de mai 68 ? Car c’est bien de dogmes qu’il faut ici parler et non d’idées ou de projet construits. Le soixante-huitard tout comme son descendant néo gauchiste définit ses projets de manière essentiellement négative : il est avant tout un « anti » - avant de devenir nanti comme ses mentors, Kouchner et Cohn-Bendit. Antiautoritaire qui rapidement en arrive à prôner le rejet de toute forme d’autorité – depuis l’autorité familiale jusqu’à l’autorité étatique -, « antifasciste » qui en devient antinational puisque tout ce qui est français devient fasciste, anticapitaliste de pacotille qui voit le capitalisme dans tout ce qui n’est pas collectif… De tels délires pourraient a priori paraître risibles s’ils n’étaient pris pour argent comptant par une jeunesse de plus en plus victime d’un manque cruel d’éducation politique et civique. En proposant des « solutions » simplistes et des slogans stéréotypés, les fils politiques des voyous de mai 68 aujourd’hui regroupés dans les différents mouvements trotskystes, séduisent une jeunesse parfois consciente du fait que le système met en péril leur avenir et leur bien être, sans pour autant savoir vers qui se tourner. Mais nous devons rappeler à ceux qui croient – en raison d’un lâche et impitoyable lavage de cerveau qui dure désormais depuis quarante ans – que la vie avant mai 68 était un calvaire pour la jeunesse, qu’en réalité cette date correspond à une vaste hypocrisie de laquelle découle la détresse des jeunes français du 21ème siècle. En réalité commandité par des forces subversives qui aujourd’hui représentent le nouvel ordre mondial, mai 68 peut donner lieu à un triste et sordide bilan : - Mai 68 a poussé toute une jeunesse à déconsidérer et à mépriser la cellule familiale pourtant protectrice et formatrice. La révolte contre les parents et le désintérêt vis-à-vis des anciens, fondement de la « révolution » soixante-huitarde sont aujourd’hui monnaie courante, tandis que les familles décomposées se multiplient.

En parallèle, l’homoparentalité fait son apparition, alors que les enfants sont considérés par nombre de parents comme de simples bouches à nourrir ; de là découlent l’institutionnalisation de l’IVG et les abominables infanticides que rapportent régulièrement les médias. - Mai 68 a encouragé la jeunesse à se détourner de ses racines, de son histoire, de ses héros et de tout ce qui a façonné notre identité au cours des siècles. Voici donc toute une partie de la jeunesse moderne révoltée contre son propre être, contre son propre patrimoine, en venant à se montrer plus que virulente à l’égard de toute manifestation de patriotisme. Pourtant, cette même jeunesse qui rejette et nie son identité, exalte celle de « l’autre » quand bien même elle ne la connaîtrait pas. Incohérence toujours. - Mai 68 a enseigné à ses partisans à rejeter les valeurs rattachées à la fierté, à la dignité, à l’honneur et au dépassement de soi au profit d’un libertarisme dévoyé aboutissant à l’avachissement le plus total.

Le lien avec tout un pan de la jeunesse moderne est évident lorsque l’on constate à quel point celle-ci se complait désormais dans l’inaction, la drogue, la négation de l’apport du travail sous toutes ses formes (intellectuel ou manuel), et le mépris à l’égard des considérations esthétiques et hygiéniques. En témoignent ces nombreux jeunes qui fournissent le gros des troupes de l’extrême gauche, portant tous les mêmes défroques et symboles, arborant les mêmes coupes de cheveux, faisant tous l’apologie de la passivité et des psychotropes. Ce sont ces mêmes jeunes qui refusent la culture – exception faite de celle qui les maintient dans leur microcosme – et le travail, ce qui les conduit à encourager et à participer à toutes les grèves qui paralysent le pays et handicapent les citoyens. - Mai 68 a en résumé détruit toute forme de valeur sociale, morale ou spirituelle. Fidèle au principe communiste soviétique « du passé faisant table rase », les hommes et les femmes qui ont été manipulés lors des évènements d’il y a quarante ans n’ont rien construit comme ils le prétendent, et ne sont les chefs de file d’aucune évolution. Ils sont en fait responsables d’une terrible régression ayant aboutit à la situation chaotique que nous constatons tous les jours ; celle d’une jeunesse déracinée et sans but, en révolte contre elle-même et qui sans s’en rendre compte, se précipite vers l’abîme. Sarkozy avait raison lorsqu’il parlait de rompre avec cet héritage, des plus lamentables. Bien entendu puisqu’il tentait dans un but électoral de s’approprier l’un des projets du Front National. Cependant une fois encore les faits doivent remmener notre peuple à la réalité ; l’UMP et les anciens « rebelles » de mai 68 tout comme leur rejetons des temps modernes demeurent unis dans leur entreprise de démantèlement de la France comme en témoigne notamment la composition de notre gouvernement. Que ceux qui aujourd’hui pensent encore que Mai 68 constitue une date sacrée dans la lutte contre la bourgeoisie et le capitalisme considèrent leurs héros : tous aujourd’hui ont largement profité du système bourgeois qu’ils prétendaient rejeter, certains allant jusqu’à exercer de hautes fonctions à l’intérieur de la machinerie néolibérale, et ce aujourd’hui encore.
Seul le nationalisme que revendique le Front National est de nature à rompre avec le conformisme qui mine la jeunesse, et peut conduire les jeunes français à retrouver leur dignité et à reconquérir leur liberté loin des promesses et délires des manipulateurs politicards.

Michael Guerin
SD FNJ Savoie
Responsable FNJ Rhône Alpes

Source : http://www.jacques-vassieux.com/2008/04/les-dlires-de-...

Le constat global sur ce mouvement soutenu par les Etats-Unis, qui avait pour but de détruire le gaullisme et le communisme (le vrai, celui du PCF)est juste même si j'ai deux-trois petits désaccords.

 

  J'ajouterai :

  -qu'il n'y a évidemment rien à attendre de Sarkozy qui est un pur produit de mai 68. "Jouir sans entraves", n'est-ce pas le leitmotiv de Sarkozy et de ses amis milliardaires ainsi que de toutes les ordures issues de Mai 68 ?

  -qu'il y a eu deux mai 68, un Mai 68 ouvrier, respectable, qu'on a de plus en plus tendance à oublier (et pour cause, c'est bien là l'objectif des merdias) et le Mai 68 étudiant, détestable des petits bourges gauchistes libéraux-libertaires.

Sorbonnards, apprenties pétasses et connards en tous genres

Anarcho-pédophile allemand (Cohn-Bendit à vraiment une gueule
d'enculé, pire que Besancenot !)

 
Raclure de salon


Les étudiants bobos gauchistes individualistes libéraux-libertaires adoraient afficher des portraits de Marx, Lénine, Mao voir même (plus curieux venant de ces baltringues) de Staline (vu hier dans un reportage de TF1). C'est assez "clownesque" car si ces ordures avaient vécu en URSS, ils auraient été envoyés en Sibérie, moi j'aurai été gardien de goulag et je leur aurai balancé des cacahuètes, comme au zoo avec les singes.

Des journalistes-citoyens discriminés

PARLONS BLOGS ET MOUTONS BLANCS 

  Source : Interférences

Où il est question de discrimination et de moutons blancs.

 
Emission en intégralité : PARLONS BLOGS ET RICHESSE CULTURELLE
 
 

 Pierre-André Taguieff définit le « communautarisme » comme un projet sociopolitique visant à soumettre les membres d’un groupe défini aux normes supposées propres à ce groupe ». […] Elle [cette définition] revient à travestir subrepticement le droit à la différence en devoir d’appartenance, ce qui est tout différent.

 Notre identité est inséparable d’une définition de ce qui importe ou non pour nous. Elle exprime la part de nous-mêmes que nous privilégions et sur laquelle nous nous appuyons pour nous construire, non pas du tout par émancipation vis-à-vis des déterminations dont nous sommes le lieu, mais par un choix qui nous fait tenir certaines de ces déterminations comme plus déterminantes que d’autres. Ce choix est parfaitement subjectif.

 (Alain de Benoist, Nous et les autres, KRISIS)

Pourriture trotskiste

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source :  fnpopetsoc

 

Vous vous en doutiez certainement, la LCR de Monsieur Olivier Besancenot - toujours dans le sens du vent (ce qui explique la bienveillance des puissants à son égard) - soutient TOUTES les actions de protestation en faveur des moines tibétains (donc par ricochet en faveur des Etats-Unis et contre la Chine)......donc y compris les actions de l'officine de la CIA Reporters sans Frontières ! Agents de la CIA, j'vous disais.........

Communiqué de la LCR

Malgré la répression de l’armée chinoise, les manifestations continuent au Tibet. Le régime de Pékin veut faire taire toute revendication autonomiste ou indépendantiste du Tibet à l’approche des Jeux Olympiques de cet été. L’émotion est grande face à cette répression et trouve un écho dans les milieux sportifs. Les manifestations de soutien se multiplient, entre autres dans les pays limitrophes de la part de la jeunesse étudiante, et une délégation de Reporters sans frontières a réussi à perturber le départ de la flamme olympique de Grèce lundi 24 mars. La LCR s’est déjà prononcée pour le droit à l’autodétermination de la population tibétaine et elle se solidarise avec les manifestations de protestation contre la répression au Tibet. La réaction des différents gouvernements, à l’image de celle de N. Sarkozy est d’une grande timidité, en se bornant à demander au gouvernement chinois « davantage de retenue ». Les accords commerciaux, les contrats économiques signés, la pénétration du marché chinois, ont plus de poids que la défense des libertés démocratiques pour les gouvernements européens et des USA. Quant à la LCR, à l’occasion des J.O., elle soutiendra toutes les formes de manifestation en solidarité avec la population tibétaine victime de la répression, que ce soit au moment de la cérémonie d’ouverture ou pendant le déroulement des J.O. eux-mêmes.
 
La LCR (et les trotskistes en général) de Monsieur Besancenot a toujours soutenu le camp du capitalisme et de l'impérialisme.

Deja, à la veille de la seconde guerre mondiale, les hyènes trotskistes et leur chef Léon Bronstein (Trotski) demandaient au peuple soviétique de se révolter pour renverser le pouvoir du maréchal Staline. On peut penser ce qu'on veut de "Moustache" mais il faut admettre que cet appel de Trotski et de ses troupes insignifiantes était totalement inconscient et faisait le jeu des nazis. Une révolte du peuple soviétique à la veille du second conflit mondial aurait en effet provoqué une inévitable désorganisation de la défense de l'URSS (que Staline préparait depuis le début des années 30) dont les nazis n'auraient pas manqué de profiter ! Ils n'auraient eu ainsi aucun mal à vaincre l'URSS et donc à gagner la Seconde Guerre Mondiale, et aujourd'hui nous parlerions allemand au lieu de parler français (enfin de toute manière on va bientot passer à l'anglais).

  Donc deja à l'époque, les trotskistes faisaient le jeu (peut-être involontairement ?) des nazis, c'est pour cette raison que les communistes utilisaient la douce étiquette "hitlero-trotskistes" pour les désigner.

  Mais ces agents de l'impérialisme ne se sont pas arrêtés en si bon chemin ! Une fois le nazisme écrasé par la grande Union Soviétique, ils ont trouvé refuge auprès du nouveau grand ennemi de la Patrie du Socialisme : les Etats-Unis d'Amérique. C'est ainsi qu'en France, ils ont tout fait pour affaiblir le pouvoir du PCF et de la CGT grace à des financements de la CIA.

Au niveau international, ils sont par exemple allés jusqu'à soutenir le syndicat Solidarnosc de Lech Walesa - comportant pourtant nombre d'éléments antisémites - pour déstabiliser la Pologne Socialiste. Ils insultaient même le camarade Ho Chi Minh qui menait une lutte exemplaire pour la libération du Viet-Nam, et le camarade Ho Chi Minh fut donc obligé de faire taire de manière radicale la racaille trotskiste qui faisait là encore le jeu de l'impérialisme américain ! Il serait trop long de tout énumérer, mais toutes leurs prises de position au niveau international consistaient à condamner l'URSS, les pays socialistes et - par ricochet - à faire le jeu des Etats-Unis.

  C'est vous dire qu'en tant que modeste connaisseur de cette idéologie dégueulasse, je ne suis pas surpris aujourd'hui de voir la LCR et Monsieur Besancenot soutenir des moines tibétains réactionnaires (donc les Etats-Unis) à coté desquels le pire des Ayatollah ferait figure de dangereux progressiste !

Plus que jamais, nous devons dénoncer la pourriture trotskiste qui a toujours mis toute son énergie pour combattre, insulter et calomnier le communisme et ses militants, de concert et sous les applaudissements des grands bourgeois capitalistes, des médias, du show-biz,  de la jet-set,..... ! Le trotskisme comme le capitalisme doit être écrasé !

04.04.2008

Mondialisme

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Ordre mondial

Y a-t-il une idéologie occidentale destinée à promouvoir une forme de mondialisme pro-américain ?

Les enjeux internationaux (France Cul’) – émission du mardi 15 janvier 2008

Pierre Hillard, auteur de « La marche irrésistible du nouvel ordre mondial »*, nous expose le projet mondialiste américain. L’ambition des Etats-Unis et des élites occidentales qui travaillent avec eux est de créer de grands blocs économiques régionaux fondés sur l’affaiblissement des états. A terme, il s’agit d’instaurer une gouvernance mondiale qui régira des continents politiques unifiés et standardisés. Pierre Hillard insiste sur le fait que ce projet est appuyé par de nombreuses élites occidentales. Il cite la Fondation franco-américaine au sein de laquelle travaillent des personnalités politiques, des grands patrons et de grands dirigeants des médias (1). Le projet est en l’espèce la création d’une Assemblée transatlantique composée d’un pôle nord-américain et d’un pôle européen.

L’invité de l’émission rappelle que la mise en œuvre de cette vision irénique et globalisante passe par la balkanisation des états et l’uniformisation des esprits en vue d’uniformiser les consommations. Si cette entreprise semble plus facilement réalisable avec les pays occidentaux, il pourra en aller autrement avec les autres « mondes », avec le monde asiatique notamment.

*Pierre Hillard
La marche irrésistible du nouvel ordre mondial : l'échec de la tour de Babel n'est pas fatal
F.-X. de Guibert. Collection Essais et romans religieux - 29 novembre 2007

 LIEN EMISSION : Mondialisme pro-américain

(1) ndlr : ici nulle question de théorie du complot, l’auteur s’appuie en effet sur des documents officiels consultables par tous. Dans cette association franco-américaine on trouve par exemple François Hollande, Alain Juppé, le couple Clinton, Nicolas Dupont-Aignant, Jean-Marie Colombani ou Arnaud Montebourg ; ce qui nous fait dire, contrairement à ce qu’affirme le présentateur de l’émission, que l’éclectisme de la composition de ce groupe est purement rhétorique et qu’au fond toutes ces personnes concourrent au même but et sont donc très peu différentes.

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MAM à la FAF 

Quelques liens sur la FAF (French American Foundation) :

http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=345

http://www.forumpourlafrance.org/spip/Europe-et-nouvel-or...

http://www.voltairenet.org/auteur62.html?lang=fr

http://www.esprit-europeen.fr/perspectives_desintox_usa_f...

on trouve sur ce dernier lien cette liste plus complète des fameux « Young Leaders » :

Cependant, l'action de la FAF est encore plus considérable en raison de sa capacité à recruter des personnes appelées à occuper de hautes fonctions. C'est dans le programme intitulé Young Leaders qu'une véritable sélection s'opère. Comme l'affirment clairement les textes officiels : « Le programme phare des Young Leaders, piloté par les deux entités (ndlr : New-York et Paris), vise à créer et à développer des liens durables entre des jeunes professionnels français et américains talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l'un ou l'autre pays »[14]. Au sein de la sélection, c'est le professeur de science politique américain et membre du CFR, Ezra Suleiman, qui fut l'unique responsable de 1981 à 1984, puis de 1994 à 2001, du recrutement des Young Leaders en France[15]. Après une sélection drastique, seuls 125 Américains et 126 Français composent les Young Leaders depuis 1981. Dans le cas de la FAF américaine, nous pouvons citer les noms suivants avec la date d'admission : Antony Blinken (1998, ancien conseiller en politique étrangère du président Clinton), Ian Brzezinski (2001, chargé aux affaires de défense de l'OTAN, fils du célèbre géopolitologue Zbigniew Brzezinski), le général Wesley K. Clark (1983, ex-commandant en chef des troupes de l'OTAN en Europe), le président Clinton (1984) et Hillary Clinton (1983, sénateur)[16]. Dans le cas de la FAF française, nous pouvons relever en particulier : Philippe Auberger (1989, député UMP), Yves Censi (2003, député UMP), Jérôme Chartier (2003, député UMP), Nicolas Dupont-Aignant (2001, député UMP, Debout la République), Alain Juppé (1981, député UMP), Eric Raoult (1994, député UMP), Valérie Pécresse (2002, député UMP), Jacques Toubon (1983, député UMP), François Hollande (1996, député socialiste), Arnaud Montebourg (2000, député socialiste), Pierre Moscovici (1996, député socialiste), Alain Richard (1981, socialiste, ancien ministre de la Défense), Henri de Castries (1994, Directeur général du groupe AXA assurances), Emmanuel Chain (1999, journaliste), Jérôme Clément (1982, Président d'ARTE), Annick Cojean (2000, journaliste au Monde), Jean-Marie Colombani (1983, Directeur de la publication du Monde), Matthieu Croissandeau (2002, rédacteur en chef adjoint du Nouvel Observateur), Jean-Louis Gergorin (1994), Bernard Guetta (1981, journaliste à France Inter), Erik Izraelewicz (1994, rédacteur en chef des Echos), Laurent Joffrin (1994, PDG de Libération), Jean-Noël Jeanneney (1983, président de la BNF), Sylvie Kaufmann (1998, journaliste au Monde), Yves de Kerdrel (2005, journaliste aux Echos), Marwan Lahoud (1999), Anne Lauvergeon (1996, présidente d'AREVA), François Léotard (1981, ancien ministre de la Défense), Alain Minc (1981), Laurent Cohen-Tanugi (1996, Sanofi-Synthélabo et membre du conseil d'administration du think tank « Notre Europe » créé par l'ancien président de la Commission Jacques Delors[17]), Christine Ockrent (1983), Olivier Nora (1995, président des Editions Grasset), Denis Olivennes (1996, président de la FNAC) … etc[1].

Une telle représentation souligne l'influence capitale qu'exerce la French-American Foundation dans les liens franco-américains. Cette fondation organise aussi différentes conférences sur la défense, le journalisme, l'éducation ou la santé. Nous trouvons parmi les participants, outre les personnes citées ci-dessus, des noms bien connus comme Jean-François Copé (porte-parole du gouvernement Chirac en 2007), Michel Barnier (conseiller politique de Nicolas Sarkozy en 2007), Nicolas Beytout (Directeur de la rédaction du Figaro), le général Henri Bentegeat (chef d'Etat-major des armées) etc. Tous ces colloques poursuivent, bien entendu, le but suprême de servir au mieux les intérêts de l'humanité.

[1] http://www.french-american.org/srt/extra/flb/minisite/sho...

 

Quelques photos d'un dîner de la French American Foundation :

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03.04.2008

Cuba

1096507710.jpgCuba, l'après-Fidel.
émission Les enjeux internationaux (France Cul’) – émission du mercredi 16 janvier 2008

Jacobo Machover (1) fait le bilan de cette année passée. Il rappelle que le pouvoir castriste a presque 50 ans et qu’il n’ y a pas d’équivalent en longévité dans l’histoire contemporaine (2). C’est aujourd’hui Raoul Castro qui est à la tête du pays, une situation provisoire destinée à durer. L’invité de l’émission ajoute qu’il n’y a aucun changement à attendre de la part du frère de Fidel, que ce soit en matière d’ouverture économique [ndlr : Machover veut surement désigner ici l’abandon progressif des structures internes car l’ouverture économique au monde libéral des échanges est déjà faite] ou de démocratisation. Les élections sont toujours menées par un parti unique et l’opposition est toujours muselée. Les rares manifestations d’opposition émanent de celles qu’on appelle les dames en blanc, épouses, mères ou sœurs des prisonniers politiques du printemps 2003 (3).

(1) Jacobo Machover.  Maître de conférences à l'université d'Avignon et professeur à l'École supérieure de gestion de Paris.
Jacobo Machover, La face cachée du Che (Buchet Chastel, septembre 2007)
(2) On peut citer dans la catégorie des longs règnes, celui d'Omar Bongo, président du Gabon depuis 40 ans.
En France par exemple, en dépit des changements successifs de présidents, on pourrait aussi considérer que le même régime règne aussi depuis 40 ans.
(3) Au printemps 2003, arrestations et pressions s'étaient multipliées à l'encontre de l'autoproclamée dissidence.

LIEN EMISSION : Cuba après Fidel

ndlr : Les idées exprimées dans ces émissions donnent des points de vue sur l'actualité et peuvent être discutées. Ces émissions ne constituent pas un reflet des idées d'E&R. Certaines d'entres elles sont précédées d'un résumé reprenant l'essentiel de ce qui y est dit.