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17.12.2007
Compilation d'articles
DECEMBRE 2007
une compilation de 10 articles essentiels glanés sur la Toile et qui concernent les sujets étudiés par E&R [TELECHARGER - format Word] clic gauche
SOMMAIRE :
1. Pourquoi notre système n'impose plus de limite ?
2. Attention bobo !
3. Le socialisme et la nation
4. Consultation de la réacosphère
pour une nouvelle Monarchie
5. Avis de colloque : la carotte râpée,
nouvel avatar des victimes du fascisme
6. Villiers-le-Bel : au feu les livres...et la raison
7. Un aspect de l'illimitation capitaliste : la production
ducynisme et des "sans scrupules"
8. Croissance : Attali contre Attali
9. La révolution en Lacoste
10. Sur l'air de "They breed - we sleep"
Bonus : EDITIONS TATAMIS
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11.12.2007
LA LOI DU MARCHAIS
Nous avons en commun avec lui cette passion de la France, de sa souveraineté et de son rayonnement. Gageons qu’aujourd’hui le camarade Georges Marchais serait plus proche des idées d’Egalité et Réconciliation que de celles ses successeurs au PCF ou de celles des faux révolutionnaires de la LCR.
Voici une vidéo suivie de quelques extraits des discours que le secrétaire général du PCF prononça lors de la campagne de l’élection présidentielle de 1974 et qui furent réunis dans un opuscule intitulé « La politique du parti communiste français » (Editions sociales, 1974). Enfin pour enfoncer le clou, une lettre du camarade Marchais au recteur de la mosquée de Paris.
« Ceux que nous appelons à se rassembler ont aussi des opinions politiques différentes.
Un bon nombre vote communiste. […] D’autres sont pour les socialistes […]. D’autres ont voté pour des hommes qui se disaient « au centre », voire pour des hommes de droite […], ils pensaient sincèrement que ces hommes-là allaient tenir leurs promesses, d’autant plus qu’ils avaient tout le pouvoir. Et puis, ils les ont vu à l’œuvre, ils les ont vu oublier aussitôt élus leurs promesses et, de nouveau augmenter les impôts, laisser filer les prix, dire Non aux demandes des travailleurs.
Nous ne divisons notre peuple en camps ennemis, en factions politiques. Par exemple, il y a dans notre pays des hommes et des femmes qui sont gaullistes parce que De Gaulle, pour eux, incarnait la grandeur de la France, son indépendance et son prestige dans le monde. Sont-ils tellement d’un autre bord que nous ? Nous avons en commun avec eux cette passion de la France, de sa souveraineté et de son rayonnement. Nous nous sommes retrouvés ensemble […] contre la soi-disant « Communauté européenne de défense », pour le retrait de la France de l’OTAN, contre les prétentions dominatrices des Etats-Unis. Aujourd’hui, ces gaullistes voient les gens en place dilapider cet héritage […]. Ils veulent un gouvernement qui tienne tête résolument aux exigences américaines. Ils refusent une conception de l’Europe qui signifierait l’aliénation de notre souveraineté, la dissolution de l’identité nationale. Ce n’est certainement pas le tandem Giscard d’Estaing-Lecanuet qui défendra les aspirations de ces patriotes innombrables, ces aspirations qui sont aussi les nôtres et que nous défendrons comme nous l’avons toujours fait, c’est-à-dire avec intransigeance. Dans les moments difficiles de notre histoire, les patriotes se sont toujours retrouvés ensemble, par-delà leurs différentes opinions sur d’autres questions […]. Une nouvelle fois, c’est ce combat-là qui est à l’ordre du jour. »
« Nous c’est avec notre peuple, tout notre peuple que nous voulons assurer le renouveau du pays.
Le peuple, c’est la France du travail. Celle qui se lève tôt pour commencer une longue et pénible journée de labeur, à l’usine ou au bureau, au laboratoire ou aux champs, au magasin ou tout simplement à la maison. Celle qui s’entasse dans les transports publics, les trains de banlieue, le métro ou les embouteillages du matin et du soir. Celle qui vend ses forces, son intelligence pour un salaire insuffisant, qui gagne difficilement sa vie sur sa terre, qui travaille à son compte en se débattant dans des tracasseries sans nombre.»
« C’est la politique suivie depuis tant d’années qui est coupable de la crise qui affecte tous les domaines – économique, social, politique, moral.
Cette politique repose en effet sur une donnée simple, mais révoltante : ceux qui produisent les richesses ne sont pas ceux qui en bénéficient. Une nouvelle féodalité a fait main basse sur la nation et sur les régions qui la composent. C’est la féodalité de l’argent. Et ce système obéit à une logique impitoyable, monstrueuse, qui veut que les grands monopoles ne se contentent jamais des profits-pourtant énormes-qu’ils réalisent, mais qu’ils veulent toujours plus de profits, des profits à tout prix. Ils n’en ont jamais assez, il leur en faut toujours plus. Et ils trouvent pour cela auprès de l’Etat actuel une aide sans réserves. »
« D’abord parce que nous n’avons nullement la religion des nationalisations. Elles sont à nos yeux un moyen de libérer le pays de l’emprise tentaculaire des monopoles et de rationaliser la production dans quelques secteurs parmi les plus décisifs. Nous n’éprouvons absolument pas le besoin d’étendre cette mesure à l’ensemble de l’économie. En effet, l’exploitation agricole, l’atelier de l’artisan, la boutique du commerçant, les petites et moyennes entreprises industrielles, commerciales répondent à d’évidents besoins économiques et sociaux. Ils jouent un rôle irremplaçable. Bien loin de vouloir les liquider, comme le prétend M. Giscard d’Estaing qui s’en charge lui-même […]. En les dégageant de la tutelle étouffante des « gros », elles trouveront auprès de l’Etat et du secteur nationalisé toutes les garanties qui leur créera des conditions nouvelles d’activité, plus stables et plus favorables. »
« La sécurité ? Mais quelle sécurité existe-t-il pour l’ouvrier menacé de chômage, pour le paysan chassé de sa terre, pour l’artisan ou le commerçant sous le coup de la faillite, pour le jeune sans avenir ? Quelle sécurité existe-t-il dans une société où seule compte la loi de l’argent, où l’exemple de la corruption vient d’en haut, où la violence, la pornographie font l’objet d’un énorme et fructueux commerce, où dans ces conditions se développent dans nos villes la criminalité, le banditisme ? »
« Les hommes de la droite tonnent contre le banditisme ou la pornographie. Mais c’est de la démagogie grossière, parce que, dans le même temps, ils sont les défenseurs (et les profiteurs) de ce système social qui fait de l’appât du gain, de l’argent facilement obtenu, de la loi du plus fort, ses principes moteurs ; dans le même temps ils vantent les mérites de ce monde libre dont le plus beau fleuron est les Etats-Unis, cet empire de la corruption, de la violence et de la dépravation. »
« Devant les vignobles du Languedoc et les plaines de Beauce, devant Roissy-en-France comme devant la cathédrale de Chartres, devant l’avion Concorde comme devant la tapisserie de la Dame à la Licorne, comment ne pas tirer fierté de la continuité et de la diversité du génie français ? »
« Il ne s’agit pas d’aller à une économie corsetée, soumise à une direction rigide et autoritaire. Le choix n’est pas entre une économie libérale et une économie étatisée. Il est entre une économie dominée par quelques grands intérêts privés auxquels l’Etat réserve le plus clair de son action – et une économie au service de la collectivité nationale dans laquelle l’Etat joue un rôle d’animateur et de régulateur. Loin de brider l’initiative, cette politique donnera donc un nouveau dynamisme à l’économie du pays.
« Rien n’est plus étranger à notre conception de la démocratie et je dirais, à notre sens de l’efficacité, qu’une économie emprisonnée dans un corset autoritaire et dirigiste. Ce qu’il faut pour la France et ce que nous voulons, c’est une économie au service de la collectivité, disposant d’une grande liberté d’initiative, où l’Etat jouera un rôle d’animation et de régulation à partir de la prise en compte des intérêts nationaux. C’est l’inverse de la politique actuelle prétendument « libérale », où quelques grands intérêts privés font régner leur loi et où l’Etat intervient en faveur de leurs seuls intérêts. »
« Comme à chaque consultation électorale, les candidats de la droite ont tenté d’effrayer l’ouvrier, le paysan, le petit propriétaire, l’épargnant, en affirmant qu’avec les communistes au gouvernement, ils ne pourraient plus disposer librement de ce qui lui appartient, il ne pourrait plus décider librement de sa vie.
Une fois encore, ce sont les voleurs qui crient au voleur !
Car ce sont eux qui dirigent le pays pour le compte des puissances d’argent, c’est leur système qui prive l’ouvrier des fruits de son travail, qui chasse le paysan de sa terre, qui expulse ou porte préjudice au petit propriétaire victime d’une urbanisation anarchique et spéculative, qui spolie le petit épargnant par l’inflation galopante.
[…] il faut retirer à la minorité des maîtres de l’argent la possibilité de diriger l’économie à leur guise, de décider de tout et pour tout le monde. Voilà nous disons qu’il faut nationaliser, non pas toute l’économie, non pas la propriété personnelle familiale, mais les secteurs-clés, les secteurs décisifs de l’économie et le système bancaire. »
« En vérité, à ces hommes qui dirigeaient hier et qui dirigent toujours le pays – les hommes et les femmes de chez nous sont fondés à demander avec reproche : qu’avez-vous fait de la France ? […] Vous aviez promis de maintenir la France indépendante et souveraine, et voilà que vous la bradez aux trusts étrangers, que vous l’enfermez dans l’Europe des marchands, que vous hésitez à dire « Non » aux injonctions de l’Amérique. Vous n’avez pas rempli vos engagements avec la France !
[…]
Nous avions souligné et soutenu en leur temps, avec un grand esprit de responsabilité, les mesures prises par le général de Gaulle pour désengager la France de l’O.T.A.N. et son refus d’aliéner la souveraineté de notre pays au profit d’une autorité extérieure, fût-elle baptisée européenne.
« L’Europe, ce ne doit pas être cela. Ce ne doit pas être cette dissolution des nations […]. Et ce ne dot pas davantage être l’Europe des marchands et des monopoles multinationaux.
[…]
Seule, en effet, une communauté de pays souverains, respectueux de la libre détermination de chaque peuple, pourra réellement constituer une Europe indépendante, déterminée à s’opposer en particulier aux pressions et aux mises en demeures américaines.
[…] Nous ne pensons pas, nous, que la nation soit un « concept dépassé ». La nation, au contraire, est une réalité bien vivante […]
Nous ne pensons qu’on puisse transiger sur l’indépendance de la nation, sur sa fierté. Le Parti Communiste Français l’a montré, au prix des plus lourds sacrifices : il est et il sera toujours à l’avant-garde du combat pour s’opposer à toute atteinte à la souveraineté nationale.
Nous aimons notre pays passionnément. Un seul souci anime toute notre action et chacune de nos démarches : servir la France et son peuple.
Péguy disait de la France : « Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.» »
« Le peuple, c’est la France du travail. Celle qui se lève tôt pour commencer une longue et pénible journée de labeur, à l’usine ou au bureau, au laboratoire ou aux champs, au magasin ou tout simplement à la maison.
[…]
Le peuple, c’est la France qui vit modestement et n’a pas le temps de vivre, qui n’a d’autre ambition que de disposer du nécessaire, avoir un bon travail, un logement agréable, un peu de loisirs et de vacances pour se cultiver, se reposer, voir quelques amis, élever dignement ses enfants, connaître une vieillesse paisible.
[…]
Notre mot d’ordre est clair : union du peuple de France ! »
« Naturellement, tous ceux qui forment le peuple de France n’ont pas la même conception du monde, la même philosophie, la même croyance.
[…] il est impensable pour nous de tracer une frontière entre ceux qui croient en Dieu et ceux qui n’y croient pas.
Nous ne l’avons jamais fait, nous ne le ferons jamais.
Certes notre parti fonde son action sur une conception matérialiste du monde. Certes le marxisme et le christianisme sont deux idéologies différentes. Mais nous communistes, nous ne sommes pas de ceux qui se moquent parce qu’on croit en un Etre éternel et qu’on va à la messe. […] l’union des travailleurs, des démocrates, des patriotes, croyants et non-croyants. Car ils ont les uns et les autres des intérêts, des aspirations, des rêves communs.
Les chrétiens sont de plus en plus nombreux à penser ainsi, en trouvant dans leur foi elle-même leurs raisons d’agir pour une société plus juste, plus humaine.
Nous voulons agir avec eux […].
Nous avons, nous, un autre mot d’ordre : que ceux qui croient en Dieu et ceux qui n’y croient pas se rejoignent au plus vite. Tout leur dicte de le faire. »
« Les communistes ne veulent pas laisser aller le pays à la régression, à la ruine et à la catastrophe ; c’est pourquoi ils travaillent à l’union du peuple de France, à la véritable réconciliation nationale contre les deux cents familles. » (M. Thorez, 1936)
« Les seuls qui aient toutes les raisons de nous craindre, ce sont les barons de la grande industrie et de la haute finance. Nous ne leur voulons d’ailleurs aucun mal. Nous voulons simplement qu’ils cessent de faire la loi dans notre pays. Nous voulons que la nation, démocratiquement, légalement, leur reprenne les leviers de commande essentiels. »
Lettre de Georges Marchais au recteur de la mosquée de Paris

Je vous le déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca. … Plus généralement, j’approuve son refus de laisser s’accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés … En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. … La cote d’alerte est atteinte. … C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. … Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. … Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration. … Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. … Quand la concentration devient très importante … la crise du logement s’aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d’aide sociale nécessaires pour les familles immigrés plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes.
L’Humanité, 6 janvier 1981
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04.12.2007
Compilation d'articles
NOVEMBRE 2007
une compilation de 10 articles essentiels glanés sur la Toile et qui concernent les thématiques étudiées par E&R [TELECHARGER - format Word] clic gauche
SOMMAIRE :
1. Rébellion N° 27 disponible
2. La Russie et l’Europe
3. À propos des «Enfants de Zoé»… L’humanitaire, nouvel horizon du racisme et du colonialisme ?
4. Vaste Campagne de manipulation de l'opinion sur internet
5. L’Europe en route vers une nouvelle guerre... froide ?
6. L’OPA des USA sur l’histoire européenne
7.L’encerclement de la Russie
8.Union méditerranéenne : Sarkozy veut y reproduire la construction européenne
10. FMI et nationalisme, la politique de l'Occident22:00 Publié dans Articles : presse et web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal, articles, thèmes favoris
03.12.2007
Un régime autoritaire pour punir les méchants et sauver la planète ?

Epuisement des ressources naturelles, réchauffement climatique, crise alimentaire,.......Les évènements récents nous le confirment, le système capitaliste mondialisé nous amène tout droit à la catastrophe. En un siècle (le XXème), l'homme a deja gaspillé toutes les ressources naturelles qui avaient mis des millions d'années à se constituer.
Partout dans le Monde, la jeunesse - qu'elle soit turque, iranienne, chinoise,...... - ne rêve que de société de consommation, que d'adopter le mode de vie ultra-destructeur d'environnement des occidentaux. Même à Cuba, la jeunesse commence à contester le régime ce qui ne laisse rien présager de bon pour l'évolution future de la "Perle des Caraibes" : dans un avenir proche, Cuba risque d'abandonner son modèle socialiste écologique égalitaire (Cuba est le pays au Monde qui respecte le mieux l'environnement tout en assurant un IDH - indice de développement humain - élevé) pour un modèle capitaliste ultra-polluant inégalitaire. On ne peut cependant pas en vouloir à cette jeunesse des "pays du Tiers-Monde", abreuvée de propagande capitaliste occidentale. Par contre on peut davantage en vouloir aux occidentaux (et notamment leur leader américain) qui se posent toujours en donneurs de leçons, pensent détenir la vérité universelle mais qui ne se remettent jamais en question, qui ne cherchent jamais à apprendre des autres (alors qu'ils pourraient par exemple s'inspirer un peu du modèle socialiste écologique égalitaire cubain).
Les mêmes personnes (parmi elles les crétins gauchistes altermondialistes) qui nous expliquaient que les biocarburants pouvaient permettre de faire face à l'épuisement des ressources en pétrole et à la pollution viennent de découvrir que les surfaces cultivables utilisées pour produire du carburant ne pourraient pas être utilisées pour nourrir les peuples (il était temps de le comprendre, Fidel Castro le dit depuis environ 10 ans).
Nous avons en face de nous un système capitaliste mondialisé qui semble indestructible, plus puissant que ne l'a jamais été aucun autre système dans l'histoire de l'humanité mais qui n'est certainement au fond qu'un géant aux pieds d'argile qui est susceptible de s'effondrer à tout moment. Nous n'en avons bien souvent pas conscience mais le XXIème siècle - certainement la fin du siècle ou le début du siècle prochain (que l'on ne verra pas sauf en se la jouant Jeanne Calment) - devra obligatoirement être celui de changements radicaux. L'heure n'est hélas plus à la modération, il en va de la survie de l'espèce humaine et de la planète Terre. Nous avons reçu notre planète en héritage des générations qui nous ont précédé, nous avons le devoir de la transmettre à nos descendants dans des conditions habitables.
Les peuples sont attachés à des valeurs qu'ils croyent bonnes mais qui sont néfastes, le Système arrive en effet avec un génie incontestable à faire passer de la grossière propagande pour du simple bon sens et de la neutralité bienveillante. Les contestataires et voix radicales (en gros les "extrèmes des extrèmes") sont ultra-marginaux et ont bien du mal à se faire entendre. Surtout, ils se retrouvent bien souvent à jouer sur le même terrain que le Système en défendant les mêmes objectifs que lui (mais avec des solutions moins efficaces donc moins crédibles et logiquement moins porteuses électoralement) à savoir par exemple la croissance économique ou encore la relance de la consommation. Ces contestataires et autres radicaux sont de plus souvent les premiers à dire que les libertés individuelles sont menacées dans notre pays ce qui relève d'une vaste plaisanterie : à vrai dire il n'y a qu'une seule liberté qui est menacée, c'est la liberté d'opinion qui laisse sa place à une pensée unique omniprésente et étouffante (par exemple sur la question de la liberté, la pensée unique dit qu'elle devrait être l'alpha et l'oméga de toute politique rationnelle). Mais pour tout le reste, c'est bien la trop grande liberté qui est dangereuse, car elle est génératrice d'individualisme, d'égocentrisme et conduit en conséquence à une désagrégation totale du tissu social.
Egoisme et égocentrisme sont les deux caractéristiques principales de la bourgeoisie cosmopolite qui domine outrageusement la société. Cette bourgeoisie cosmopolite - qui ne pense qu'à satisfaire en permanence le moindre de ses petits plaisirs - incite le peuple à consommer toujours plus par le matraquage publicitaire permanent, les offres de crédits et d'endettement, le culte de la propriété ("j'ai donc je suis"),.......C'est le triomphe total de la société de consommation, triomphe qui date de la "révolution" bobo de Mai 68 ("il est interdit d'interdire", "jouissez sans entraves",.....) et société de consommation qui a tout balayé sur son passage en à peine 40 ans : la solidarité, le sacré, la religion, la culture, les traditions, les nations et les idéologies.
La bourgeoisie cosmopolite propage l'idée que le seul et unique but de l'homme rationnel doit être de s'élever socialement, de gagner le plus d'argent possible, de s'offrir des vacances au Maroc ou aux Antilles plutôt que d'aller passer sa semaine de congès chez sa mémé de Bagnères de Bigorre comme il l'a toujours fait (c'est bien trop ringard). Elle nous vend "l'american way of life", le mode de vie bourgeois américain qui repose sur la consommation de masse et la surexploitation des ressources naturelles.
La bourgeoisie cosmopolite ne voudra jamais réduire volontairement son train de vie, d'autant moins qu'elle veut au contraire de plus en plus intégrer le peuple à la société de consommation car elle a mécaniquement besoin d'une augmentation de la consommation pour augmenter ses profits. Ce qui explique que tout ce beau monde s'alarme dès qu'il constate une baisse de la consommation des ménages (ce qui est considéré, sans rire, comme une baisse du moral des ménages ! donc si tu consommes pas, c'est que t'as pas le moral, intéressant à savoir).
Le constat dramatique de cette lobotomie généralisée étant posé, on ne voit donc pas bien comment on va pouvoir lutter contre le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources naturelles, la crise alimentaire,......en un mot contre la destruction de la planète et de l'espèce humaine. D'autant plus que la population mondiale ne cesse d'exploser (songez donc qu'elle n'était que d'un milliard en 1800, de 6 milliards aujourd'hui et qu'elle sera de 9 milliards en 2040 et même avant !) et qu'il parait évident que jamais une force radicale ne pourra prendre le pouvoir par la voie des urnes : les peuples adorent le système capitaliste mondialisé actuel, aucune révolte n'est donc envisageable.
Le scénario qui me semble malheureusement le plus probable, à l'heure d'aujourd'hui, est qu'il y aura une grave crise mondiale (quand ? impossible à dire, les crises ne préviennent pas même si les symptomes sont bien présents) qui comme chaque fois dans l'histoire sera suivie d'une période d'anarchie, de relachement,....... liée au libéralisme, au développement de l'individualisme et à l'affaiblissement de l'Etat puis enfin de l'instauration d'un régime (au moins) autoritaire qui sera obligé d'imposer des règles douloureuses pour sauver une situation compromise.
Bruno Clémentin et Vincent Cheynet, qui sont deux "théoriciens" de la décroissance, reconnaissent d'ailleurs à demi-mots l'inéluctabilité d'un régime autoritaire face à l'incapacité manifeste de la démocratie :
"En réduisant de 4% par an et pendant 30 ans la production et la consommation, nous aurions une chance d'échapper à la crise climatique avec un minimum de volonté politique. La réalité sociologique est tout autre. Même les riches des pays riches aspirent à consommer toujours plus.....Et ce n'est pas "un minimum de volonté politique" qui serait nécessaire si un groupe désirait conduire cette politique d'en haut, mais bien un pouvoir totalitaire".
Aurons-nous besoin d'un régime autoritaire pour punir les méchants (les bourgeois cosmopolites, des plus classiques aux porcs de la jet-set en passant par les enculés du show-bizz) et sauver la planète de la destruction ? Il semble malheureusement (malheureusement car il serait préférable de ne pas en arriver là mais pour cela il faudrait que les hommes soient altruistes et désintéressés) évident que oui.
Tous les partis du Système, et même les partis contestataires, prétendent vouloir lutter contre le réchauffement climatique tant en étant des chantres de la croissance économique et de la consommation des ménages. Et pour nourrir cette croissance économique, il faut bien entendu augmenter la production, la consommation, les échanges internationaux (car ne nous y trompons pas : le dynamisme du capitalisme et sa croissance reposent sur la mondialisation et la libre circulation, y compris la libre circulation de la main d'oeuvre donc l'immigration : c'est ainsi que le capitalisme mondialisé ajoute au désastre écologique le désastre identitaire) donc augmenter la pollution, l'épuisement des ressources, le réchauffement climatique.
Ils poursuivent des objectifs totalement contradictoires, ils sont clairement dans une impasse dont ils ne sortiront pas.
Quelle politique faudrait-il alors mener ? Pas une politique dont je rêve mais à laquelle nous ne pourrons probablement pas échapper.
D'abord je pense qu'il faudra qu'un pays ouvre la voie, montre l'exemple au "reste du Monde" et que ce pays devra nécessairement appartenir au monde occidental qui est l'un des responsables principaux du désastre écologique planétaire. Ce pays - peut-être la France - sera amené à planifier l'économie pour une gestion rationnelle des ressources naturelles. Ce pays devra renoncer à la croissance économique, et donc par la même occasion à l'immigration qui ne sert qu'à l'alimenter.
Pour compenser le manque à gagner du au refus de la croissance économique, le nouveau pouvoir socialiste décroissant français devra faire malheureusement payer la décroissance aux riches c'est à dire en langage clair prendre l'argent aux bourgeois. Ce qui pourra se matérialiser entre autres par la prise de controle par l'Etat et le peuple des grandes entreprises sans verser la moindre indemnité aux propriétaires actionnaires, la réquisition de toutes les résidences secondaires (deux résidences par famille, c'est écologiquement insoutenable) y compris évidemment celles qui appartiennent à des riches étrangers, la mise en place de lois limitant à temps de travail égal les écarts de revenus et de capital par tête à une échelle de 1 à 3......et encore un écart de 1 à 3, ça me parait deja énorme et particulièrement injuste, l'objectif doit être d'arriver rapidement à une société juste qui selon Proudhon sera une société où tout le monde travaillera et où les écarts de rémunération seront très faibles à égalité de travail fourni.
D'autres mesures fortes devront être imposées. En vrac :
-fermer la quasi-totalité des aéroports, l'avion étant de loin le mode de transport le plus polluant
-limiter le temps de travail hebdomadaire à 20 heures (car nous n'aurons plus besoin de produire des tas d'objets inutiles et la productivité ne cesse d'augmenter) ce qui laissera au peuple français le temps de se consacrer à des activités culturelle, politiques et sportives : un esprit sain dans un corps sain. Et dire que le barjot Sarkozy encourage les heures supplémentaires, c'est le contre-sens de l'histoire.
-supprimer toutes les industries inutiles, en premier lieu les industries du luxe car le luxe est par définition inutile, mais aussi toutes les activités de loisir polluantes pour riches du genre de la Formule 1 (mais il y en a bien d'autres)
-exporter peu et importer peu : la France devra relocaliser son économie, cultiver à nouveau ses terres mises en jachère par les commissaires européens de Bruxelles ce qui permettra par la même occasion de lutter contre la crise alimentaire mondiale car les français consommeront français, ils ne voleront plus la nourriture de la bouche des pauvres enfants africains et pourront au contraire offrir leur surplus (s'il y en a).
-limiter au strict minimum les migrations humaines c'est à dire les entrées sur notre territoire et les déplacements de français à l'étranger (après la relocalisation de l'économie, la relocalisation des vacances)
etc,etc,.......
Bref, tout ça semble se rapprocher pas mal du projet des "décroissants" (en plus radical encore) mais avec cependant quelques différences : les décroissants ne parlent jamais de la défense de l'homme enraciné face au nomadisme (c'est à dire de la "relocalisation de l'homme" en quelque sorte) car ça les conduirait à devoir se prononcer pour une politique d'immigration zéro et donc à être taxés de fachos ce qu'ils ne peuvent se permettre dans la mesure où ils sont classés à gauche de l'échiquier politique. Comme quoi, être prisonnier d'étiquettes politiques absurdes empêche d'aller au bout de sa logique et de son raisonnement.
Surtout, les décroissants ont souvent tendance à culpabiliser tout le monde - le prolo comme le bourgeois - pour le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources,...... alors qu'il est pourtant évident que c'est la bourgeoisie qui est depuis plus de 200 ans au pouvoir en France et partout ailleurs dans le Monde qui est la grande responsable ! Il est aussi évident qu'un "socialisme décroissant" demandera beaucoup de sacrifices aux riches (ils n'auront pas le choix) et à l'inverse très peu (voir aucun) aux classes populaires qui ne seront plus harcelées par la publicité et autres incitations à la consommation. Pour parler en des termes imagés, on pourrait dire que les décroissants veulent arracher la dent de lait à la bourgeoisie cosmopolite alors qu'il faut lui arracher la gueule.
Il ne faut pas faire croire que tout le monde sera milliardaire dans le système socialiste décroissant de demain (que - je me répète - je n'appelle pas de mes voeux mais auquel il me semble clairement impossible d'échapper), au contraire il n'y aura plus aucun millionnaire ou milliardaire.
On ne vous promet pas le grand soir mais juste à manger, à boire, un logement, la sécurité, l'accès à la culture, au sport, aux vacances dans nos belles régions françaises......bref d'assurer la satisfaction de tous les besoins auxquels chaque homme doit aspirer. Une vie saine, simple et digne pour tous, loin de toute la superficialité, de l'apparat et de la frime arrogante promue par le système capitaliste mondialisé qui fait de l'homme un loup pour l'homme et qui nous conduit à notre autodestruction.

Qui a dit que les hommes ne savaient pas faire le ménage et donner un bon coup de balai ? Comme Clémentine Autain, je demande le partage des tâches ménagères et de mettre un flic derrière chaque évier pour vérifier l'application de la directive. :)
L'heure où la bourgeoisie cosmopolite devra rendre des comptes approche à grand pas. En attendant, elles en auront bien profité ces canailles......Qui sera le balayeur ? Est-il seulement deja né ? Ou est-il encore dans le ventre de sa mère ? Toujours est-il qu'on attend notre sauveur suprême car contrairement à ce que prétendent les marxistes, il faudra un sauveur suprême et ce ne sont certainement pas les foules esclaves (de leur téléphone portable, de leur écran plat, de leur lecteur DVD,.....) qui vont se soulever (la thèse marxiste était juste il y a un siècle mais ne l'est plus aujourd'hui, et oui le monde évolue sauf pour les dogmatiques condamnés à l'impuissance politique). Mais qu'il est difficile à trouver (faut dire que notre époque médiocre ne produit logiquement que des médiocres) !
Pour la Mère Patrie ! Pour un Socialisme Décroissant !
"Un peuple a besoin de chef comme un homme de pain" Charles Maurras
"L'histoire de la démocratie nous offre une combinaison bien remarquable d'utopies et de mythes." Georges Sorel, ennemi de la démocratie, ami de la violence révolutionnaire et admirateur d'un Lénine dans lequel il voyait la "négation de la démocratie" et 'le plus grand théoricien marxiste".
"La démocratie c'est le mal, la démocratie c'est la mort" Charles Maurras encore, qui ne croyait peut-être pas si bien dire
***
[ndlr : les articles publiés par les membres d'E&R Aquitaine, même s'ils n'entrent pas fondamentalement en contradiction avec les idées défendues par le mouvement, ne prétendent pas pour autant représenter à 100% la ligne officielle d'Egalité et Réconciliation]
18:43 Publié dans Articles : presse et web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bourgeoisie cosmopolite, écologie, socialisme
02.12.2007
Corée du Nord

Alors que les étapes précédentes en Occident ont été particulièrement mouvementées, le vice-président du comité organisateur nord-coréen, Li Chong-Sok, a déclaré à l'avance que la Corée du Nord, régime allié de Pékin, allait "stupéfier le monde" par sa gestion du passage de la flamme. On s'en doute. :)
Il est clair que le régime nord-coréen, sorte de mélange entre communisme et royalisme (la Corée du Nord étant le seul régime communiste qui a vu le fils succéder à son papa), semble particulièrement grotesque et que son dirigeant Kim Jong-Il, fils à papa grand amateur de sous-culture américaine, est tout à fait méprisable et détestable. Le pays n'est toutefois peut-être pas la caricature qu'en font les médias, nous y reviendrons.
Mais il faut tout d'abord rétablir une vérité : le régime nord-coréen (comme beaucoup de régime dictatoriaux) est souvent qualifié par les crétins journalistes (on apprend plus rien dans les écoles de journalisme sauf faire de la propagande) de "stalinien". Or il n'en est rien, c'est d'ailleurs très insultant pour l'URSS d'être comparée à la Corée du Nord.
La Corée du Nord, qui est un pays frontalier de la Chine et de la Russie (ex-URSS) a toujours refusé de suivre le modèle maoiste chinois ou le modèle stalinien soviétique et a préféré développer une sorte de national-communisme s'articulant autour de l'idéologie du Juché (auto-suffisance). Avec la Corée du Nord, un autre pays s'était lancé dans une politique national-communiste, c'était la Roumanie de Ceaucescu : la politique national-communiste de Ceaucescu avait conduit ce dernier à interdire l'avortement dans le but de faire gonfler la population de la Roumanie et d'en faire un pays qui compte sur la scène internationale, sur ce point la politique de celui qui fut longtemps le chouchou du monde occidental capitaliste et du FMI (avant qu'ils ne se retournent contre lui, un peu comme avec Saddam Hussein en Irak) a fonctionné car la population de la Roumanie a bien largement augmenté sous son règne.
D'autres pays - dans des styles très différents - avaient une politique communiste indépendante, par exemple la Yougoslavie avec son économie mixte (et qui fut le premier pays à rompre ses relations avec l'URSS), Cuba dont la révolution à la base n'était même pas communiste mais qui s'est inscrite dans le bloc soviétique pour trouver une protection face aux USA qui voulaient l'anéantir, le Cambodge de Pol Pot dont les idées semblaient très proche du national-socialisme, pas le national-socialisme d'Hitler mais le national-socialisme des frères Strasser (retour à la terre, dislocation de la société industrielle, démantèlement des usines, réduction des populations urbaines,.....).
Pour ce qui est de la Corée du Nord, même si le niveau de vie y est très bas et le régime sans doute cruel, il ne faut pas non plus faire de la caricature. D'abord il faut dire à la décharge des dirigeants nord-coréens qu'ils n'ont pas de chance de diriger un pays comme la Corée du Nord car c'est un immense caillou sur lequel il est bien difficile de faire pousser quelque chose. Si on ajoute à ça l'isolement international, on comprend qu'il n'est pas aisé pour eux de nourrir leur population.
Ensuite, si le régime nord-coréen était vraiment l'enfer sur Terre, comment expliquer que le peuple nord-coréen - qui est réputé très intelligent et très cultivé - ne se révolte pas ? Aujourd'hui par exemple, il aurait pu profiter du passage de la flamme olympique pour dénoncer le régime. Certes les quelques kamikazes à l'origine de l'action auraient certainement risqué très gros mais ils auraient eu toutes les caméras internationales braquées sur eux et alors ça aurait pu être le début de la fin pour le régime monarcho-communiste.
Et puis si tout n'était pas mauvais en Corée du Nord ?
Quelques points positifs :
-il parait que les nord-coréennes sont de loin les plus belles des femmes asiatiques (comme les françaises sont les plus belles des européennes). Je le dis sans arrière-pensée, n'étant pas particulièrement favorable aux mariages mixtes. Les nord-coréens le sont encore moins car l'un des slogans du régime est "Vive la Corée, nation ethniquement homogène" (on comprend donc mieux pourquoi les bobos trotskistes et altermondialistes apologètes du métissage vouent une haine farouche à ce pays).
-il n'y a presque pas de voitures dans les rues de la capitale Pyongyang et tous les habitants utilisent le transport en commun (les élus écolo-bobos de Paris ont du boulot pour rattraper leur retard sur la Corée du Nord)
-le pays et la capitale elle-même sont peu bétonnés avec de grands espaces verts ce qui donne l'impression d'un havre de paix (un peu comme le jardin d'Eden)
-pas de vulgarité et de décadence occidentale, pas de prostitués dans les rues
-pas de vilains panneaux publicitaires partout
-un touriste ou résident étranger n'a aucune chance de se faire agresser en allant en Corée du Nord
-en Corée du Nord il est impossible de gagner des millions en montrant son cul à la télé contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis ou en France (donc de ce point de vue la société nord-coréenne est plus normale que la notre),........
Je me souviens par ailleurs avoir vu il y a quelques temps (2-3 voir 4 ans ? Je sais pas, les années passent si vite.....) un reportage sur la Corée du Nord dans l'émission Thalassa. Le reportage s'était intéressé à la frontière entre la Corée du Nord et la Chine et avait expliqué le contraste de richesse entre la ville chinoise et la ville nord-coréenne qui ne sont séparées que par un fleuve qui marque la frontière. Par exemple, ils avaient trouvé formidable de voir que la ville chinoise était très éclairée la nuit alors que la ville nord-coréenne était plongée dans le noir le plus total. Moi, avec mon esprit de contradiction habituel, je m'étais demandé si en définitive ce n'était pas les nord-coréens qui avaient raison. A quoi ça sert q'une ville soit très éclairée la nuit, la lumière c'est joli, ça brille, c'est agréable à voir sur le moment mais voyons plus loin que le bout de notre nez : en terme écologique et sur le long terme, quelle est la voie préférable entre celle suivie par la Corée du Nord et celle suivie par la Chine qui consiste à vouloir hisser le niveau de vie des chinois à la hauteur de celui des américains ?
Quand d'ici quelques temps la planète aura été transformée en poubelle géante par ses habitants qui ne rêvent tous que de vivre comme des américains, on sera bien content de voir un pays comme la Corée du Nord (si elle garde son régime monarcho-communiste ou marxo-maurrassien jusque-là) qui aura su préserver l'environnement. Et les nord-coréens seront le peuple qui aura le moins de mal à s'adapter aux inévitables restrictions qu'il faudra mettre en place, au contraire eux peuvent largement augmenter leur niveau de vie sans mettre en danger l'écosystème.
Quelques photos :

Monument d'hommage aux soldats soviétiques

Tour à l'idée du Juché

Policière nord-coréenne



La vulgarité n'entre pas dans le métro de Pyongyang. Pas de publicité, pas de graffitis, pas de racailles,.....

Beauté nord-coréenne
[ndlr : les articles publiés par les membres d'E&R Aquitaine, même s'ils n'entrent pas fondamentalement en contradiction avec les idées défendues par le mouvement, ne prétendent pas pour autant représenter à 100% la ligne officielle d'Egalité et Réconciliation]
17:51 Publié dans Articles : presse et web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : corée du nord
01.12.2007
Les petits bourgeois de 68
Un petit texte bien senti sur mai 68. Je fais des commentaires à la suite.
Mai 68, révolte bourgeoise et révolution sexuelle
par Stadtmitte
"Mon cher journal, tout a commencé comme ça : les garçons voulaient le droit de rendre visite aux filles dans les dortoirs".
C'est ainsi que pourrait débuter le récit des "événements" de mai 68 : un journal de petite hippie prépubère et un peu conne... Mais ils se sont pris au sérieux ; et les autres aussi.
Le 8 janvier 68 offre aux garçons, l'occasion de lancer une première salve pour obtenir ce "droit" : le ministre de la jeunesse et des sports, inaugurant tranquillement sa piscine sur le campus de Nanterre se fait apostropher par un petit rouquin grassouillet, un tantinet halluciné : "J'ai lu votre Livre blanc sur la jeunesse. 600 pages d'inepties! Vous ne parlez pas des problèmes sexuels des jeunes !" On aura reconnu l'ineffable Daniel Cohn-Bendit, dans sa panoplie de peine-à-jouir, et qui réclame des livres pour s'en sortir.
On a les frissons que l'on peut...
Une revendication bourgeoise déguisée en rébellion, voila tout l'esprit de mai 68... Quoi de plus naze, en effet que d'obtenir un droit, pour aller voir les filles! Il me semble bien plus excitant de s'introduire en cachette dans le dortoir, avec la complicité d'une jeune fille longtemps désirée! Même pour un instant! Voila quelque chose de piquant! Voila des souvenirs pour plus tard! Mais là, ce que veut l'autre "juif-allemand", c'est pouvoir tranquillement tirer la langue au concierge en venant voir sa copine...Sans risque. A défaut de copine, il le fera aux C.R.S interdits de réagir...On a les frissons qu'on peut, et je ne peux m'empêcher de penser que quelques années avant, mon grand-père, à peine plus âgé que lui, combattait en Indochine, puis en Algérie, comme commando-para, et qu'il affichait 17 Croix de guerre, la médaille militaire, la légion d'honneur (obtenue en 1999, plus de 30 ans après les événements) et 5 blessures, soit 17 trous dans le corps, à la fin de sa carrière...
Je pense aussi aux réprouvés de l'OAS, et à Dominique Venner, qui fut le témoin étonné de cette révolution sans mort...Vraiment, on a les frissons qu'on peut!
La révolution bourgeoise dirigée par les Rouges
Mai 68 n'est qu'un gros ballon de baudruche. Il n'y a pas d'esprit révolutionnaire ; il y a un esprit revendicateur. Un esprit mendiant, pas conquérant.
Un esprit issu des situationnistes, préoccupés eux aussi de guérir la misère sexuelle et intellectuelle des étudiants. Suite à une émeute due à l'emprisonnement de militants trotskystes, Mai 68 explose réellement. On connait l'histoire...
Plutôt qu'une révolution, ce fût une grosse fête d'un mois, qui, paradoxalement aura des répercussions énormes. Mai 68, c'est une poignée d'étudiants, de petits bourgeois en mal d'aventure guidés par des mouvements crypto-marxistes redoutablement efficaces. Efficaces pour manipuler les plus simples, les fils-à-papa naïfs et les gentils hippies ; mais aussi pour former en sous-main des éléments plus durs, ultra-disciplinés, prêts à s'installer dans les leviers du pouvoir. Si Mai 68 a pris une telle ampleur, c'est uniquement le fait de ces formations rouges. Mai 68, se symbolise par un baba-cool souriant et peace-and-love, en première année de philo, qui ne pense qu'à rejoindre les filles au dortoir. C'est un déguisement : lorsqu'il arrache la perruque, enléve le masque, et tombe le pat' d'eph', il reste un garçon froid et déterminé ; le rictus calculateur remplace le sourire niais. Lui, il a un réseau ; il est prêt à toutes les violences... à condition qu'on ne le voit pas. En attendant il est cool et gentil... copain avec tout le monde. C'est ça les gauchos.
L'inversion des valeurs
Après la fête, les structuralistes prennent le relai. Ils imposent leur vision contestataires de la société. Là se situe le début réel de l'inversion des valeurs dont nous sommes aujourd'hui victimes. C'est le régne con-con des slogans débiles. L'individualisme forcené érigé en modéle de société, l'égalitarisme, le rejet des valeurs familiales, l'antimilitarisme, l'anticléricalisme, le rejet de tous les tabous au nom de la "réalisation personnelle", et surtout la déresponsabilisation. Maintenant et pour longtemps : "c'est la faute à la société"...
Evidemment, la lutte se fait pour le bien être des individus. Ceux qui ne sont pas d'accord avec eux, ne sont pas d'autres individus dont il faut respecter les opinions, mais "des affreux fasssistes"!
En ce qui nous concerne, mai 68 est surtout à la base de la fameuse "Libération sexuelle"...
"Jouissez sans entrave", etc. Liberté sexuelle, culte du corps et de l'apparence sont de rigueur. En 1971, le front homosexuel d'action révolutionnaire déclare dans "Tout!" de avril 71 : "Nous nous sommes fait enculer par des Arabes.[NDLR : et alors? c'est meilleur?] Nous en sommes fiers et nous recommencerons!"
Ses slogans : "Nos trous du cul sont révolutionnaires!" ; "on n'est jamais trop pédé" ; "garez vos culs, voilà les pédés"...
Quatre ans plus tard, les mouvements homos ne réclament plus la tolérance à leur égard : EUX, sont normaux! Le malade, bien sur ..."C'est la société"! Une société malade de ses tabous délirants, sexuellement frustrée ; une société, simplement, qui rappelle -déjà- "les heures les plus sombres..." Voila un exemple très typique d'inversion des valeurs propre aux marxistes. C'est un système fondé sur l'autoculpabilisation de l'interlocuteur. Rapidement, ces mouvements s'élargissent et prennent une place croissante dans les médias, imposant leur vision de l'homosexualité : perverse, intolérante, agressive, sans rapport avec les homosexuels normaux. Ceux qui vivent leur vie sans déranger personne, et qui estiment -à juste titre- que ce qui se passe dans leur lit ou ailleurs ne regarde qu'eux!
Du droit du corps à disposer de lui même"...
Au nom du droit à disposer de son corps, les MLF réclament le droit à la pilule, le droit à l'avortement,et déclarent la lutte des sexes! Ceci parce que nos chères frustrées estiment que la possibilité d'une grossesse est une entrave à leur liberté sexuelle. Il y a discrimination par rapport à l'homme! De même, elles "refusent la domination masculine dans les rapports sexuels". C'est la guerre des sexes! Comment leur faire comprendre que c'est naturel?! Sans parler du machisme méditerranéen, qui est une exagération, une petite dose d'affrontement n'est pas désagréable dans la relation homme/femme. Tout dépend des caractères! Et je doute qu'une fille apprécie d'avoir à ses côtés une petite lopette efféminée ! Enfin, moi je dis ça...
L'égalité homme/femme. Le but de ces MLF n'est pas de revendiquer une "égalité" dans les salaires, ou dans l'embauche, ou l'éducation. Il s'agit d'identifier la femme à l'homme. Un reflexe de gouine frustrée, en somme. Elles ne veulent plus reconnaître la naturelle répartition des rôles dans la société. Surtout, elles rejettent ce qui fait la spécificité de la femme. Il peut pourtant sembler évident que différence ne signifie en rien infériorité.
L'idéologie mène à tout...
Quant au terme de révolution sexuelle, il ne signifie rien. Les gens n'ont pas attendu Mai 68 pour "jouir sans entrave". Simplement, et c'est plus sain, ils ne se répandaient pas partout. Il y a une évolution notable des médias face aux comportements sexuels, mais ceux-ci ont toujours existé. Mai 68 fait état d'une crise de la sexualité chez les jeunes bourgeois du microcosme étudiant parisien. Ils voulaient des livres pour apprendre. Voila la révolution : au marxiste, il faut un manuel, une doctrine à suivre pas-à-pas. Ailleurs, on peut en parler à un confident, à un parent. On peut, selon la thèse nietzchéenne du dépassement, braver ses peurs et expérimenter...Comme quoi les idéologies mènent à tout!
En bref, homos "enculés" par des Arabes et fiers de l'être, donc quelque part, ethnomasochistes, inversion des valeurs, mouvements féministes et égalitaristes débiles, décadence des moeurs et de l'esprit... Dès mai 68 tout est en place pour mener droit à cette société dégènèrée où nous vivons.Pas de quoi être fier. Aujourd'hui, les petits bourgeois soixante huitards sont devenus de gros bourgeois ; les jeunes cons, des vieux cons, ou pour mieux dire, des beaufs! Bientôt, ils disparaîtront de la scène. En attendant qu'ils claquent, profitons-en pour leur cracher une dernière fois à la gueule!
(Stadtmitte – Mai 68, révolte bourgeoise et révolution sexuelle, revue Elements)
Commentaire :
Si globalement cette charge contre 68 m'apparaît tout à fait justifiée, son auteur visiblement d'une culture d'extrême droite n'a pas pris soin de faire la distinction entre communistes et trotskystes. Les termes "Rouges" ou "formations rouges" ou "marxistes" pourraient laisser entendre que sont également désignés ici les communistes de l'époque. On comprendra aisément qu'un tel distinguo soit apparu peu opportun à un pamphlétaire d'extrême-droite. Or, il faut bien préciser que les communistes furent extrêmement méfiants vis-à-vis des anarcho-utopistes et autres spontanéistes de 68 et que leurs implications dans les évènements furent conditionnelles et beaucoup plus réfléchies que l'action improvisée des sorbonnards susmentionnés. La raison en est simple : le Parti Communiste Français était un mouvement politique ouvriériste, politiquement bien organisé et avec un corpus et une stratégie solide ;les soixanthuitards étaient des petits bourgeois et des fils à papa dont la revendication primitive fut l'instauration de la mixité dans les dortoirs étudiants, ils étaient finalement peu organisés et leur patchwork idéologique, dans lequel tout devenait politique (donc plus rien ne l'était), ne témoignait pas d'une profonde et solide vision politique. De surcroît ils étaient animés d'une condescendance confinant au mépris envers l'ouvrier français qui selon eux se cantonnait trop à la défense de ses droits sociaux et était trop rigide pour participer à leur chahut émancipateur et à leur fête libératrice. De nombreux ouvrages écrits par des militants communistes d'alors témoignent d'un tel clivage entre partisans de l'ordre (les ouvriers) et ceux du désordre (les étudiants), tel ce "les étudiants et le gauchisme" de Claude Prévost dont j'ai déjà livré ici quelques extraits.
Ailleurs dans le texte de Stadtmitte, on trouve en revanche des termes beaucoup plus appropriés pour désigner les organisations d'étudiants petit-bourgeois de 68 à commencer par "trotskystes" mais également "crypto-marxistes" ou "gauchos". C'est donc la présence dans un même texte de termes apparemment voisins mais désignant des réalités bien distinctes qui nécessitait cette mise au clair afin d'éviter les amalgames.
Ensuite, un petit bémol serait à apporter concernant les acquis sociétaux qui ont fait suite à 68. On peut, à titre d'exemples, difficilement rejeter sur le principe le droit à la pilule et à l'avortement. Si là encore on ne peut qu'adhérer à la charge contre les féministes ou les mouvements de pédés, il n'en demeure pas moins que ces avancées furent dans leur conception des bienfaits. Que leurs fonctions initiales aient été par la suite travesties et mis au service du nouveau capitalisme post-68 est une autre affaire.
On peut simplement arguer du fait que ces mesures sociétales n'auraient peut-être pas eu besoin de 68 pour être mises en oeuvre, elles se seraient faites de toute façon. On peut alors suggérer que c'est peut-être d'abord parce qu'elles furent stimulées et formulées par les anarcho-spontanéistes de 68 puis plus tard gérées par les mêmes alors aux manettes du pouvoir qu'elles ont connu un destin "malheureux" (comme celui de la femme devenue depuis esclave-objet au service du Marché). On peut également, sur le plan social, concéder quelques effectives augmentations de salaire consécutives à 68, mais ce sont bien évidemment et comme toujours les fils à papa qui dans l'histoire s'en sont le mieux sortis.
Enfin, une petite précision sur les situationnistes que l'auteur de l'article associe sans réserve aux acteurs de 68. Si ce mouvement a effectivement participé aux évènements, plusieurs éléments doivent nous faire réfléchir sur la teneur de cette implication. Rappeler d'abord que les situs étaient très minoritaires par rapport aux trotskards, anars, maos et autres althussériens et structuralistes et que leur activisme est bien antérieur à 68. Ce sont d'ailleurs certains de leurs slogans "à la mode" et avant-gardistes qui ont séduit les étudiants et qui n'ont pas manqué d'être récupérés par ceux-ci.
On peut ajouter que leur critique de la société était beaucoup plus radicale puisque c'était aussi une critique de la modernité. Les étudiants de 68, pour la plupart déjà culturellement gagnés par le spectaculaire marchand (qu'ils appelleront la culture- prière ici de sortir son revolver) et son égoïsme hédoniste subséquent, ne rêvaient eux que de modernité, que d'Amérique pourrions-nous dire.
Il faut aussi considérer à part la figure singulière que fut Guy Debord et en particulier son évolution ultérieure beaucoup plus intéressante que la trajectoire des autres soixanthuitards, qui pour le coup se sont eux révélés comme les animateurs et les profiteurs de la société du spectacle - pendant que la pensée de Debord dans un élan quasi-aristocratique et une marginalité toujours plus prononcée se faisait apologue d'une violence sous-prolétarienne, flirtant même avec le terrorisme européen des années 70.On peut discuter de cette option dénuée de tout compromis et confinant à un nihilisme pur et radical - nihilisme actif - qui met- comme celui du mouvement punk avant sa mort en 1978. Cependant, cette option reste sans conteste une antithèse d'un autre un nihilisme qu'on pourrait dire bourgeois, un nihilisme passif -qui se fait mettre- , aquoiboniste et hédoniste dans lequel prime la satisfaction de son petit moi, nihilisme dont parmi les adeptes se trouvent les descendants des soixanthuitards.
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