26.11.2008

Anti-impérialisme et libération nationale

 

Patrice LUMUMBA, 6 mois au pouvoir

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"Un jour, l’histoire aura son mot à dire, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseigne
à l’ONU, à Washington, Paris ou Bruxelles, mais l’histoire qu’on enseignera dans
les pays libérés du colonialisme et de ses marionnettes. L’Afrique écrira
sa propre histoire. Une histoire faite de gloire et de dignité".

(Patrice Lumumba)

 

Quelques jours après avoir obtenu, le 30 juin 1960, son indépendance de la Belgique, le pays longtemps appelé Congo Belge et destiné à devenir le Zaïre fut livré au chaos, déchiré par des conflits entre différents individus, tribus et groupes politiques pour établir leur domination ou leur indépendance.

Les élections législatives furent remportées en mai 1960, par le Mouvement National Congolais (MNG) présidé par LUMUMBA, et en juin il fut donc nommé Premier ministre par le roi des belges, alors que plus tard, Kasa-Vubu, sera élu Président de la république de ce pays.

Le 23 juin 1960, Patrice Émery Lumumba devint donc le premier premier ministre du Congo indépendant. Il appelait à la libération aussi bien économique que politique de son pays, et ne refusait pas le contact avec les pays socialistes.

Lumumba commença par décréter l'africanisation de l'armée et doubla la solde des soldats, ce qui rendait impossible le contrôle du gouvernement congolais par l’ex-puissance coloniale. La Belgique, qui voulait protéger ses investissements massifs dans les minerais répond par l'envoi de troupes pour protéger ses ressortissants au Katanga (la région minière) et soutient la sécession de cette région menée par Moïse Kapenda Tshombé. Le 11 juillet, la province de Katanga, qui abrite le gros des gisements de cuivre, de cobalt, d’uranium, d’or et d’autres minerais du Congo, annonça en effet qu’elle faisait sécession. La Belgique apporta donc son soutien à l’indépendance du Katanga, prévoyant les avantages qui en découleraient : ses investissements seraient à l’abri dans un pays minuscule, qui ne devrait ni rendre de comptes, ni payer de taxes au gouvernement central de Léopoldville. De plus, le leader du Katanga, Moise Tshombe faisait preuve d’un intérêt tout particulier pour les investissements des Belges.

Les Etats-Unis, de leur côté, conscients des vastes richesses mises en jeu, et obsédés, comme d’habitude, par la lutte contre le « communisme » entreprirent également de contrôler la situation politique sur place. Le directeur de la CIA, Allen Dulles prédit « une prise de contrôle communiste aux conséquences désastreuses […] pour les intérêts du monde libre » et débloqua un fond d’urgence de 100 000 dollars pour remplacer le gouvernement de Patrice Lumumba par un « groupe pro-occidental ». Le président Eisenhower décréta qu’il serait « très difficile, sinon impossible de négocier avec Lumumba », et que ce dernier représentait « une menace pour la paix et la sécurité dans le monde ». Rien que ça ! Un ancien petit employé des postes de la jungle congolaise à la tête d’un pays exsangue représentait donc une grave menace pour un pays comme les Etats-Unis qui détenait pourtant le pouvoir d’anéantir, en quelques heures, toute velléité de rébellion dans la plupart des régions du monde.

Bien évidemment, une vaste campagne de presse menée aux Etats-Unis vint appuyer cette idée que les soviétiques par l’entremise de Lumumba étaient sur le point de mettre la main sur le Congo et que le monde entier courait un grave danger. Il faut dire que c’étaient surtout les intérêts financiers au Katanga de certains hauts fonctionnaires de l’administration américaine qui couraient alors un grave danger.

 

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Les Etats-Unis soutinrent donc l’intervention militaire belge au Katanga au nom de la paix et de la stabilité du monde. Seulement, l’intervention des Belges fut particulièrement violente et meurtrière, ce qui amena l’ONU, notamment sous la pression de nombreux pays du bloc afro-asiatique, d’exiger le retrait des belges et leur remplacement par les forces de l’ONU. Cependant, on vous le donne en mille, les responsables de l’opération des Nations Unies au Congo étaient tous américains. Il faut dire que Lumumba n’avait pas non plus les faveurs de l’ONU dont il avait ouvertement critiqué la politique par trop pro-occidentale.

Ainsi, malgré les demandes répétées de Lumumba, les forces de l’ONU ne firent rien pour arranger la situation sur place. Lumumba demanda l’intervention de l’ONU qui envoya des troupes partout sauf au Katanga, et refusa de s’opposer à "l’indépendance" du Katanga dont elle n’ignorait pas l’illégalité. Les combats meurtriers continuèrent donc et le gouvernement de Lumumba dû même faire face à un second soulèvement dans une autre province du pays. Dans ce climat de confusion et de chaos, le président du Congo, Joseph Kasavubu décida de congédier Lumumba. Il faut dire que la CIA faisait, à coup de billets verts, un travail de persuasion remarquable auprès des politiques congolais. Seulement ce travail devait avoir ses limites puisque Lumumba, s’il n’avait plus les faveurs du président désormais entretenu par la CIA, bénéficiait du soutien affirmé du parlement congolais encore majoritairement indépendant. Lumumba fut tout de même démis de ses fonctions et sans pouvoir officiel continua malgré tout la résistance avec le soutien de nombreux congolais. Le parlement fut tout près de voter sa restitution lorsque Mobutu, numéro un de l’armée, prit le pouvoir au cours d’un putsch conçu par les Américains et assigna à résidence les dirigeants congolais.

Pendant cette période confuse où Lumumba n’avait plus réellement de pouvoir, « la CIA et les hauts responsables de l’administration américaine ont continué à le considérer comme une menace ». On disait que « son talent et son dynamisme seuls lui ont permis de rétablir sa position à chaque fois qu’elle semblait ruinée », que « c’était un orateur envoûtant, capable de convaincre les foules massives de passer à l’action », que « si on lui permettait de parler à un bataillon de l’armée congolaise, il en ferait ce qu’il voudrait au bout de cinq minutes ». (Rapport pour le sénat américain de la Commission d’Etude sur les opérations gouvernementales liées aux activités , 20 novembre 1975)

Fin septembre, un scientifique de la CIA, le Dr Sidney Gottlieb, arriva au Congo avec une « substance biologique mortelle » destinée à tuer Lumumba. Le virus censé engendrer une maladie mortelle indigène au Congo, voyagea dans la valise diplomatique. L’évolution des évènements au Congo voulut que le virus ne fût jamais utilisé, car le bureau congolais de la CIA ne put recruter un « agent de confiance dans l’entourage de Lumumba » avant la péremption de la substance biologique.

Pendant quelque temps, Lumumba fut protégé contre Mobutu par l’ONU, qui se voyait contrainte, compte tenu de l’intense pression internationale, de prendre quelques distances avec Washington. Ainsi, en octobre, son lieu de résidence est encerclé et il est maintenu en résidence surveillée. Mais fin novembre, craignant pour sa vie, il essaye de s’enfuir afin de gagner Stanleyville alors aux mains de ses partisans. Il ne réussit pas et est rattrapé par les soldats de Mobutu, frappé et molesté en présence de troupes ghanéennes de l’ONU, qui restent impassibles sur ordre de leurs supérieurs. Le 1er décembre, il est donc arrêté et emmené par les troupes de Mobutu. Un câble de la CIA, daté du 28 novembre, indique que l’Agence a participé à la chasse à l’homme. Le câble évoque la collaboration du bureau local de la CIA avec le gouvernement congolais pour installer des barrages routiers, et la mobilisation de troupes pour bloquer un itinéraire qui aurait pu permettre à Lumumba de s’échapper.

Lumumba, Maurice Mpolo et Joseph Okito sont donc détenus un temps au camp militaire de Thysville sur ordre de Mobutu. Le 17 janvier 1961, ils sont transférés à Élisabethville et ainsi livrés par Mobutu aux mains de leur ennemi numéro un Moise Tshombe, chef de la province du Katanga. Ils seront conduits dans une petite maison sous escorte militaire où ils seront ligotés, humiliés et torturés par les responsables katangais comme Moïse Tshombé, Munongo, Kimba, Kibwe, Kitenge mais aussi les Belges Gat et Vercheure. Ils seront fusillés le soir même par des soldats sous le commandement d’un officier belge. Mais, des documents secrets officiels belges, maintenant déclassifiés, dont la lecture ne laisse pas de doutes sur le fait que c’est bien la Belgique qui porte la plus grande responsabilité dans l’assassinat de Lumumba. Le comte Harold d’Aspremont Lynden, ministre belge des Affaires africaines et proche du roi Baudouin, n’écrivait-il pas le 5 octobre 1960 que l’objectif principal à poursuivre dans l’intérêt du Congo, du Katanga et de la Belgique est évidemment l’élimination définitive de Lumumba ? Ce sont des Belges, précise De Witte, qui ont dirigé toute l’opération du transfert de Lumumba au Katanga, jusqu’à sa disparition et celle de son corps. La Belgique était en effet le seul pays à avoir reconnu le Katanga comme état indépendant et sa petite armée était dirigée par des officiers belges. Le lendemain, une opération sera menée par des agents secrets belges pour faire disparaître dans l'acide les restes des victimes découpées auparavant en morceaux. Leurs dépouilles ne seront donc jamais retrouvées.

Plusieurs de ses partisans seront exécutés dans les jours qui vont suivre, avec la participation de militaires, ou mercenaires belges. Tshombé lance alors la rumeur selon laquelle Lumumba aurait été assassiné par des villageois. Ceci déclenche une insurrection parmi la population paysanne, qui prend les armes sous la direction de Pierre Mulele au cri de « A Lumumba » ou « Mulele Mai » : les paysans conquièrent près de 70 % du Congo avant d’être écrasés par l’armée de Mobutu.

En fait, assassiné à 36 ans, Lumumba a passé six ans de militantisme et six mois au pouvoir. Durant sa courte vie et encore sa plus courte « carrière » politique, Patrice Emery Lumumba aura tout synthétisé : la prise de conscience de l'oppression coloniale dans ses aspects les plus brutaux, ceux de l'administration belge ; la volonté d'indépendance, exprimée dans un défi sans concession ; le refus de tous les particularismes régionaux ou tribaux ; la méfiance à l'égard d'une « bourgeoisie nationale » trop prompte à se substituer au colonisateur ; le rêve d'une Afrique unie solidaire des autres mouvements de libération du Tiers Monde ; enfin, la coalition contre lui des petits traîtres locaux ainsi que des grands intérêts privés et publics étrangers.

Patrice Lumumba est depuis lors un symbole de l’anti-impérialisme reconnu à travers l’Afrique et le reste du Tiers monde. Comble de l’ironie ou du cynisme, Mobutu lui-même le consacra héros national en 1966 finit par construire un mémorial en l’honneur de sa victime. Le retour d'Égypte de sa femme Pauline et de ses enfants fut considéré comme un événement national. Le jour de sa mort, le 17 janvier, est un jour férié au Congo-Kinshasa.

 

- Stef Domrémy-Peyral -

 

Source principale : Les guerres scélérates, William Blum, Paragon, 2004.

Autres sources : http://www.sankurufoundation.org/patrice_lumumba.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_Lumumba

 

16.11.2008

Dieudonné - La Médoquine (Talence)

933039-1156289.jpg« Merci d’éteindre vos téléphones portables par respect pour les victimes de la Seconde guerre mondiale ». C'est la voix-off qui ouvre le spectacle. Ca donne évidemment tout de suite le ton.


Nous étions 8 membres de la section Aquitaine à nous être rendus à La Médoquine hier soir.
La salle était pleine et il était palpable que beaucoup n'étaient pas venus que pour rigoler. Car avec Dieudo, on se marre mais pas que... C'est le double effet Dieudonné : rire et esprit de résistance. L'humour bien senti est une arme de destruction massive et le bouffon l'utilise pour balancer sérieusement et sans détours sur tous les cyniques et les sycophantes serviles au pouvoir. Et ce genre de réunion a alors pour vertu de faire ressentir au spectateur qu'il est loin d'être seul à ne pas vouloir marcher dans la combine des fourbes.

Le spectacle de Dieudo c'est pas juste la petite pignolade bobo du samedi soir façon Dany Boon,  le petit chahut estampillé "minorité visible" façon Debbouze ou la gentille caricature façon Canteloup, soupape de sécurité qui égratigne le pouvoir pour mieux en ratifier l'autorité. Non, Dieudo, ça va là où personne d'autre ne va, c'est sans compromis et ça vise juste. C'est du lourd, c'est du physique, ça rentre dedans et c'est donc, au contraire d'un autre comique facteur pas drôle et pas méchant, pas fait pour passer chez Drucker... Et on comprend alors que certains arrivistes sans scrupules qui prospèrent grâce à la manipulation cherchent à lui faire physiquement fermer sa bouche à Dieudo.
Alors pour qu'il continue à l'ouvrir, soyons toujours aussi nombreux à le soutenir !

Noémie, la sympathique et grâcieuse assistante de prod de Dieudo nous avait aimablement autorisés à nous faire connaître auprès du public présent. Nous la remercions encore une fois pour son précieux soutien.
Nous avons donc tracté un peu aux abords de la salle ce qui nous a permis de nouer quelques contacts intéressants notamment auprès de quelques personnes qui suivent de près le travail d'Egalité et Réconciliation. Plus généralement, le public présent était de toute façon plutôt bien disposé vis-à-vis de ce genre d'action, comprenant vite la communauté d'esprit de notre démarche avec le combat de Dieudonné.

Tout ceci pour rappeler que toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour nous aider à faire grandir E&R Aquitaine.

Stef & la section E&R Aquitaine.

mail : aquitaine@egaliteetreconciliation.fr

page Facebook (inscription requise) : E&R Aquitaine avec Alain Soral


 

le tract distribué :

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15.11.2008

Soral (président d'E&R) chez Taddéi

Alain Soral était l'invité de Frédéric Taddéi dans l'émission "Ce soir ou jamais" le mercredi 12 novembre sur France 3, pour débattre du thème "Quel avenir pour le Front National ?" en compagnie de Marine Le Pen, Erwan Lecoeur, Thierry Mariani, Pascal Perrineau et Malek Boutih.

10.11.2008

UNIVERSITE E&R 2008

COMPTES RENDUS ET IMAGES ET  DE LA SECTION SUR L'UNIVERSITE
QUI S'EST TENUE A VILLEPREUX LES 1 ET 2 NOVEMBRE
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Globalement une réussite, organisée avec peu de moyens mais beaucoup de bonne volonté.
Conférences parfois intéressantes, souvent passionnantes. Une mention particulière pour notre jeune émigré Russe qui a su nous redonner le moral !
Des ateliers aux thèmes importants, abordés de manière très pédagogique (tout le monde ne peut être à 100% au courant de la ligne, de la stratégie etc.)
Soral en grande forme, ca fait plaisir.
Beaucoup de "francais de branches" : chanter les lansquenets avec des francais de tous horizons, ça c'est de l'avant-garde! Dans le cul les réacs moisis !
Et malgré le froid , on a regretté que l'Université se soit achevée si tôt.
(Igor aka Terence)

 

Malgré le froid et l'humidité, je trouve que cette université a été réussie aussi bien quant à la qualité de ses intervenants que sur les divers ateliers proposés. N'ayant malheureusement pu venir que le samedi, je n'ai assisté qu'à l'atelier traitant de Marx et la Nation -trés intéressant pour celui qui veut comprendre de façon théorique la convergence nécessaire aujourd'hui d'une vision marxiste de la société et de l'intérêt national ; "gauche du travail, droite des valeurs"-. J'ai trouvé aussi notre patron en pleine forme, ce qui rend optimiste sur l'avenir du mouvement. De plus, il nous a fait un très bon compte rendu sur son voyage en Serbie. (Yoann)

 

Globalement, l’Université d’E&R, c’est un peu comme une cure  : t’y vas une fois dans l’année, et normalement, ça te fait tenir 12 mois. C’est un peu l’impression que j’ai. Ce qui ressort, c’est l’humain : des mecs formés, autrement plus intéressants que les futurs cadres sup’ à polo rose de L’UMP, humbles mais épais. D’ailleurs, si t’as l’habitude de passer tes vacances à Courch’, la grange et le lit en planches, par 5 degrés, ça te fait démissionner direct.

En résumé : à E&R, on a compris que le meilleur moyen de prédire l’avenir était de l’inventer ; on s’est mis à la tâche ; c’est dur, mais c’est bon (comme dans « fé ‘o, mais fé bon’ ! ») (Guytan)

 

Nous étions 12 membres de la section Aquitaine à avoir fait le déplacement jusqu'à Villepreux. Cette Université fut donc déjà l'occasion pour le groupe de passer deux jours ensemble, dans une atmosphère franchement détendue mais non moins sérieuse politiquement parlant. La vertu de ce genre de rassemblement est à la fois de souder les troupes et d'inviter à la réflexion collective. Les conférences et les débats ont eu le mérite de dresser le tableau des options et aspirations politiques d'Egalité et Réconciliation. Que ce soit économiquement, sociétalement ou géopolitiquement les grands axes ont été définis et le positionnement d'E&R face au système et aux mouvances politiques clairement confirmé et explicité – pour le dire sous forme de slogans : « nous sommes dans le camp de la résistance ! », « nous sommes la vraie opposition ! ». Car il faut dire qu' Egalité et Réconciliation, du fait de sa nature transcourant, a peut-être le profil politique le plus spécifique et le plus inclassable du moment, ce qui est à la fois une immense richesse, un atout pour ne pas être piégé dans les catégorisations caricaturales, mais ce qui lui vaut aussi beaucoup d'incompréhensions et de malentendus. Enfin, la détermination et le sérieux des personnes présentes était palpable dans les conversations et interventions. Tout ça est de très bonne augure pour l’avenir. (Stef)

 

Le bilan de cette université est pour moi très positif! Les conférences furent faites par des personnalités reconnues comme Jacques Cheminade et Christian Bouchet. On a aussi eut droit à des conférences plus ancrées dans l'actualité comme celle de Soral sur la Serbie et celle du russe (j'ai oublié son nom) sur la Russie et Poutine! Les ateliers (j'ai fait "Stratégie d'ER" le samedi et "Militantisme et propagande" le dimanche) offraient un choix assez divers avec aussi bien des ateliers plutôt théoriques comme "Marx et la nation" que des ateliers inscrit dans la vie quotidienne comme "Militantisme et propagande", ce qui a sans doute permis de contenter le plus de personnes possibles. Je pense que le fait d'avoir pu poser des question à chaque intervenant à l'issue de sa conférence est une bonne chose. Et en conclusion, on a eut droit à un discours bien viril d'Alain Soral! Les conditions matérielles étaient correctes, seul le froid vint un peu gêner mais ce fut très secondaire! La nourriture était excellente, même si elle était peu variée! (Hans)

 

 

09.11.2008

Photos et commentaires - Université 2008

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Un échantillon de la fine équipe (1)

 

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E&RASIA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Avant-garde et Tradition

Eurasia ouranienne

E&R quoi !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Thomas (à g.) en train de savourer un magazine national-bolchevik
Edouard (à dr.) en train de se dire "putain c'est vrai que ça a de la gueule quand même la lutte des classes"

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notre datcha (1)

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Igor et Grichka Bogdanov (1)

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Un échantillon de la fine équipe (2)

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Igor et Grichka à l'atelier "Métaphysique du fût" (1)

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Igor et Grichka à l'atelier "Métaphysique du fût" (2)

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notre datcha (2)

 

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Hurrah !!!!!

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Hans tourné vers La Mecque


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Christophe en train d'organiser la résistance

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Conférence et démonstration de Guytan sur les techniques de chute opérationnelle avec ouverture à basse altitude.
Un camarade qui atterrit directement sur la scène en parachute, c'est ça aussi l'université E&R !

Guytan pensif : "non seulement je me suis un peu fait mal au cul en retombant mais en plus va falloir que je le replie maintenant ce putain de parachute. Font chier avec leurs histoires de démonstration"

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Igor et Grichka Bogdanov (2)

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Igor et Grichka Bogdanov (3)

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P'tain mais où j'ai foutu mon briquet

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Pierre - L'homme est un loup pour l'agneau (1)

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Pierre - L'homme est un loup pour l'agneau (2)

08.11.2008

Alexandre Douguine

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L’idéologie du gouvernement mondial

(Alexandre Douguine, Elementy no 2, 1991)

Le Nouvel ordre mondial, basé sur l’établissement d’un Gouvernement Mondial, comme l’ont candidement reconnu les idéologues de la Commission Trilatérale et du Bilderberg Group, n’est pas simplement une question de domination politico-économique exercée par une certaine clique dirigeante « occulte » de banquier internationaux. Cet « Ordre » se base sur la victoire à l’échelle mondiale d’une idéologie particulière, et donc le concept ne concerne pas seulement des instruments de pouvoir, mais aussi une « révolution idéologique », un « Coup d’Etat » de la conscience, une « nouvelle pensée ».

[…]

Le Nouvel ordre mondial représente en lui-même un projet eschatologique, messianique, dépassant largement en portée d’autres formes historiques d’utopies planétaires –comme le premier mouvement prolétarien en Europe, le Califat arabe, ou les plans communistes pour une Révolution Mondiale.

[…]

Après une longue série d’hésitations, d’ambiguïtés, d’avancées pragmatiques et de dissimulations tactiques, le mondialisme contemporain a finalement formulé ses principes fondamentaux à propos de la situation actuelle. Ces principes peuvent être répartis à quatre niveaux :

1 – Economique : l’idéologie du Nouvel ordre mondial présuppose l’établissement complet et obligatoire du système de marché capitaliste libéral sur toute la planète, sans se préoccuper des régions culturelles et ethniques. Tous les systèmes socio-économiques qui comportent des éléments de « socialisme », de « justice sociale ou nationale », de « protection sociale », doivent être complètement détruits et transformés en sociétés de « marché absolument libre ». […]

2 – Géopolitique : l’idéologie du Nouvel ordre mondial donne une préférence inconditionnelle aux pays englobant l’Occident géographique et historique, par opposition aux pays de l’Orient. […] Le plan jadis mis en œuvre de l’alliance géopolitique entre l’Occident et l’Orient, contre le Centre (par exemple, l’Occident capitaliste allié à la Russie communiste contre l’Allemagne nationale-socialiste), n’est plus en usage pour le mondialisme contemporain. […]

3 – Ethnique : l’idéologie du Nouvel ordre mondial insiste sur le mélange complet, racial, national, ethnique et culturels, des peuples, et vante le cosmopolitisme des grandes villes. Les mouvements nationaux et micro-nationaux, précédemment utilisés par les mondialistes dans leur combat contre le « grand nationalisme » de type impérial, seront complètement supprimés, car il n’y aura aucune place pour eux dans cet Ordre. A tous les niveaux, la politique nationale du Gouvernement Mondial sera orientée vers le mélange, le cosmopolitisme, le melting-pot, et ainsi de suite.

4 – Religieux : l’idéologie du Nouvel ordre mondial prépare l’avènement d’une certaine figure mystique, dont l’apparition est supposée changer radicalement la scène religieuse-idéologique de la planète. Les idéologues du mondialisme sont persuadés que cela signifie l’avènement du Moshiah, le Messie qui dévoilera les lois d’une nouvelle religion pour l’humanité et qui réalisera de nombreux miracles. L’ère de l’utilisation pragmatique des doctrines athées, rationalistes, et matérialistes, est close. Ils proclament maintenant l’avènement d’une époque de « nouvelle religiosité »

Voilà exactement le tableau qui émerge des dernières révélations des idéologues de la Commission Trilatérale, du Groupe de Bilderberg, de l’American Council on Foreign relations (CFR), et d’autres auteurs qui sont intellectuellement au service du mondialisme à des niveaux très différents. [..]

[…]

[…] il est important de noter que cette idéologie ne peut pas être qualifiée comme étant « de droite » ni « de gauche ». Plus encore, il existe en elle une superposition essentielle et consciente de deux couches, liées aux réalités des polarités politiques. Le Nouvel ordre mondial est radicalement et rigidement « de droite » sur le plan économique, car il suppose la primauté absolue de la propriété privée, du marché complètement libre, et le triomphe des appétits individualistes dans la sphère économique. Simultanément, le Nouvel ordre mondial est radicalement et rigidement « de gauche » sur le front politico-culturel, puisque l’idéologie du cosmopolitisme, du mélange, du libéralisme éthique, appartient traditionnellement à la catégorie des priorités politiques de la « gauche ». Cette combinaison de la « droite » économique et de la « gauche » idéologique sert d’axe conceptuel à la stratégie mondialiste contemporaine, une base pour l’élaboration de la civilisation à venir. Cette ambiguïté se manifeste même dans le terme « libéralisme » qui, sur le plan économique signifie « marché absolument libre », mais qui sur le plan idéologique appelle à une « idéologie douce de la permissivité » [souligné par nous]. Aujourd’hui, nous pouvons légitimement affirmer que le Gouvernement Mondial fondera sa dictature non sur quelque modèle typique de « tyrannie totalitaire », mais sur les principes du libéralisme.*

[…]

[…] le Moshiah, dont les puissantes institutions mondialistes sont supposées faciliter la venue, est, du point de vue de tendances religieuses aussi différentes que le christianisme orthodoxe et l’islam, clairement et sans aucun doute associé avec la sinistre figure de l’Antéchrist. Comme suite de la logique même du drame apocalyptique, au cours du dernier combat, le choc se produira non pas entre le Sacré et le profane, non entre la Religion et l’athéisme, mais entre la religion et la pseudo-religion.

[…]

L’idéologie radicalement opposée au mondialisme peut également être décrite à quatre niveaux :

1- Economique : priorité à la justice sociale, à la protection sociale, et au facteur « communautaire », national, dans le système de production et de distribution.

2- Géopolitique : une claire orientation vers l’Est [souligné par nous] et une solidarité avec les zones géopolitiques les plus à l’Est, à propos des conflits territoriaux, etc.

3- Ethnique : fidélité aux traditions et aux traits nationaux, ethniques et raciaux des peuples et des Etats, avec une préférence pour le « grand nationalisme » [souligné par nous] de type impérial, par opposition aux micro-nationalismes aux tendances séparatistes.

4 – Religieux : dévotion aux formes religieuses originelles et traditionnelles – et surtout au christianisme orthodoxe et à l’islam, qui identifient clairement la « nouvelle religiosité », le Nouvel ordre mondial, et le Moshiah avec le plus sinistre personnage du drame eschatologique, l’Antéchrist (Dadjal en arabe).

Le front de lutte idéologique anti-mondialiste doit aussi combiner des éléments des idéologies « de gauche » et « de droite », mais nous devons « être de droite » en termes politiques (en d’autres mots, « nationalistes », « traditionalistes », etc.) et « de gauche » dans le domaine économique (en d’autres mots, des défenseurs de la justice sociale, du « socialisme », etc.)

[…]

[…] la fidélité à l’Eglise, aux enseignements des Saints Pères, au christianisme orthodoxe, est un élément nécessaire et très important du combat anti-mondialiste, car l’essence et le sens de ce combat est de choisir le vrai Dieu, le « bon côté », le « camp béni » et nul ne pourra nous sauver du mauvais charme, du péché, de la tentation, de la mort, durant ce terrible voyage, excepté le fils de Dieu. Nous devons devenir Ses hôtes, Son armée, Ses serviteurs, et Ses missionnaires. Le Gouvernement Mondial est la dernière rébellion des puissances d’en-bas contre le Divin. La durée de leur triomphe sera courte. Éternelle sera la joie de ceux qui rejoindront les rangs des « derniers combattants pour ».

Le Vrai Juge « viendra de manière inattendue ».

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Extrait de l’ouvrage « Le prophète de l’eurasisme » - collection Heartland – AVATAR éditions

 

 

 

 

 

* commentaire personnel : seulement, si ce Gouvernement Mondial ne parvient plus à asseoir sa domination par un totalitarisme « mou » procédant d’une « idéologie douce de la permissivité », nous pouvons gager qu’il aura recours à des expédients beaucoup moins souples et autrement plus sécuritaires et violents pour imposer son nouvel Ordre économique et sa nouvelle pseudo-religion. Depuis la rédaction de cet article, de nombreux exemples de cette violence nous ont d’ores et déjà été donnés à voir sur le plan international, par le recours à la violence militaire américaine illégitime et « sans limite », et une tendance manifeste à l’accentuation du contrôle des comportements individuels s’est installée dans les politiques nationales des pays occidentaux (Etats-unis et Europe). Si la résistance ne peut être matée de manière « douce » et « pernicieuse », la dictature du Gouvernement Mondial optera peut-être donc pour des moyens plus tyranniques et plus violents que ceux suggérés par ce paragraphe de l’article.

Paul-Marie Coûteaux sur l' "Amérique"

Américanisme de grand-père
Valeurs Actuelles, décembre 2007

"Le rêve des familles françaises, c'est que les jeunes aillent étudier dans les universités américaines ; quand nous allons au cinéma, c'est pour voir des films américains ; quand nous ouvrons nos radios, c'est pour écouter de la musique américaine", etc. Ces propos tenus par M. Sarkozy à New-York en octobre 2004 ne sont pas tout à fait faux - simplement un peu caricaturaux. Le plus contestable, à mon sens, est que celui qui n'était alors que prétendant virtuel à la présidence de la République entendait que l'on se réjouisse de cet état de choses ; ainsi, à sa suite, M. Denis Tillinac, dans un "Vu de ma fenêtre" dans lequel il me prend tout à trac à partie sous un titre peu amène "Antiaméricanisme de cousin pauvre" (Valeurs actuelles du 16 novembre), stigmatisant dans la foulée ces "souverainistes venus du royalisme ou du marxisme" et désormais "convertis à une sorte de gaullisme posthume qui ne fait pas dans la nuance".

Pour ce qui est des nuances, justement, j'objecterai que je n'ai jamais prêché quelque antiaméricanisme que ce soit : d'une part parce que ce mot devrait sortir de notre vocabulaire (on ne saurait stigmatiser ou aduler tout un continent) ; ensuite parce que j'ai de la sympathie pour un peuple vaillant au milieu duquel j'ai passé les meilleures années de ma vie ; enfin, ce que je stigmatise, c'est d'abord l'excès, et même l'aveuglement de la politique impériale, d'où qu'elle vienne et en elle-même - et non point du tout un peuple, lequel est d'ailleurs le premier à en souffrir.

On peut aimer les empires, qui fascinent toujours les amis de la force ; mais l'histoire montre que, nés dans la violence, nourris par la prédation et la négation des autres, et bientôt entraînés par une spirale d'affrontements où ils s'abîment tôt ou tard, ils rompent brutalement non point avec l'équilibre du monde, qui n'existe pas, du moins avec le souci d'en établir un tant soit peu respectueux de la diversité des civilisations, qui, elle, ressort bien d'une certaine nature du monde ; c'est ce souci là qui prédispose à la paix - c'est d'ailleurs la seule grandeur du politique.

Si la mondialisation devait par malheur se confondre avec l'américanisation du monde, si notre nation, emblématique pour tant d'autres, devait renoncer à faire valoir sa civilisation propre, sa langue propre, ses principes et sa diplomatie propres, si elle devait en un mot renoncer à toute souveraineté, laquelle est d'abord politique mais également économique et culturelle (tout ce à quoi hélas MM. Sarkozy et Tillinac semblent disposés), je ne crois pas que nous rendrions service ni à la paix ni au peuple étatsunien. Celui-ci commence d'ailleurs à comprendre qu'il serait la première victime d'un monde devenu uniforme et morne ou, par contrecoup, rebelle et violent.

Chaque nation et chaque civilisation ont une responsabilité vis-à-vis d'elles-mêmes pour ce qu'elles portent de singulier, non point seulement au regard de leur intérêt propre et de leur héritage propre mais aussi et avant tout au regard de cette diversité du monde qui en fait la plus précieuse saveur et finalement pour rendre aussi humains que possible nos séjours sur la terre. "Ce que chacun peut apporter de meilleur au monde, c'est lui-même", écrivit un jour Paul Claudel, souvent repris par un de Gaulle qui retrouva ainsi l'un des sens les plus féconds de la mission particulière de la France.

Paul Marie Coûteaux

Système monétaire - Croissance

argentdette.jpgL'Argent Dette (Money as Debt)

La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.
D'ou vient tout cet argent ?
Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?
La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE
Il n'y aurait PAS D'ARGENT

Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.

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