25.02.2009

Conférence Tarek Oubrou/Alain Soral le 18 avril à Bordeaux!

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Egalité & Réconciliation Aquitaine organise le samedi 18 avril à l’Athénée Municipale de BORDEAUX, une conférence sur le thème de l’Islam et du patriotisme français. Pour cet évènement, ER Aquitaine aura le privilège de recevoir en tant qu’intervenants, Tareq Oubrou, théologien et recteur de la mosquée de Bordeaux et Alain Soral, sociologue et Président de l’association Egalité et Réconciliation. Un débat avec le public suivra les interventions de nos invités et en fin de soirée, une séance de dédicace se tiendra sur le stand librairie. Une participation de 5 euros est demandée à l’entrée. L’ouverture des portes se fera à 19 heures. Les membres d’Egalité et Réconciliation invitent vivement toutes les personnes soucieuses de l’avenir de la France à venir participer à cette rencontre de première importance et restent à votre disposition pour vous donner de plus amples informations sur la soirée ainsi que sur l’association.


" Français musulman et patriote, pourquoi la gauche antiraciste et la droite islamophobe n'en veulent pas ? "

Avec Tareq Oubrou et Alain Soral le 18 avril à l'Athénée Municipale de Bordeaux

Contact :  aquitaine@egaliteetreconciliation.fr Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Tel : 06.23.27.38.22

http://er-aquitaine.hautetfort.com

 

 

23.02.2009

L'imposture Jacques Marseille

Dans les colonnes du Point, il est historien. Dans Enjeux les Echos, il est économiste. Sur le plateau d’Yves Calvi, il est historien de l’économie. On l’a aussi connu professeur, écrivain, pamphlétaire, chroniqueur. Bientôt, qui sait, tourneur fraiseur, philologue ou spécialiste des coléoptères en milieu humide.  Diantre, que cet homme est multicarte. Mais tous ces titres, réels ou usurpés, ne pourront pas éternellement cacher la vérité : Jacques Marseille, prof à la Sorbonne passé du PCF à la droite poujado comme Sarkozy de Milton Friedman à Colbert, Jacques Marseille, donc, est un imposteur.

Déformateur professionnel
Les connaissances historiques du bonhomme ne sont pas en cause. Son talent de communicant non plus. Non, l’imposture, chez Marseille, c’est cette façon de tordre l’histoire, de la dépecer, d’en occulter le contexte et la complexité, de déformer au forceps les faits économiques pour les faire rentrer dans un raisonnement qui paraît d’autant plus inattaquable qu’il est débité au kilomètre sur toutes les antennes : les Français ne branlent rien (« Les bons chiffres pour ne pas voter nul en 2007 »), les immigrés coûtent cher (dans le Point), les fonctionnaires sont des sangsues (La guerre des deux France, celle qui avance et celle qui freine, 2005), l’Etat est un monstre névropathe de la dépense (Le grand gaspillage, les vrais comptes de l’Etat, 2002).

Une avalanche de statistiques bricolées

Difficile de revenir sur toutes les affirmations du gazier. C’est d’ailleurs tout le principe : des chiffres à la douzaine, balancés jusqu’à la nausée, des statistiques non sourcées façon Baverez (démonstration ici), des raccourcis qui perdent le contradicteur dans une vague de pseudo-vérités incontestables car rabachées. Ecoutons donc le gars Marseille, dans une interview de Marianne, où Jean Peyrelevade avait hérité –humour saisissant- du rôle du contradicteur gauchiste : « Le New Deal est largement un mythe. Roosevelt n’a fait que « bricoler ». En fait, la seule vraie politique de relance qui ait réussi, c’est celle de Hitler. Unerelance par l’investissement dans les infrastructures et l’armement, sans inflation !!! Un «  modèle » dont il serait imprudent de s’inspirer… »

Correction, Jacquouille : personne n’a jamais dit que le New Deal de Roosevelt avait mis fin à la crise de 1929. Il a juste mis un peu de baume sur les plaies béantes d’une crise provoquée par des financiers qui, eux, sont évidemment absents de la diatribe du chroniqueur du Point. En clair, Marseille cogne sur le pompier qui lutte à la pipette contre un énorme incendie, jamais sur celui qui l’a allumé. Qu’importe si le New Deal a quand même fait baisser le chômage de 7 % (24,9% en 1933, 17% en 1939), fait augmenter la population active de 3,5 millions de personnes et empêché les Américains de crever la bouche ouverte ( voir à ce sujet l'excellent post de l'excellent blog Déchiffrages de Jean-François Couvrat). Ca ne rentre pas dans le raisonnement de Marseille. Pas dans l’angle, dirait mon chef.

Autre exemple : les dépenses de santé.  « 8,9%, c'est le montant des dépenses publiques de santé en pourcentage du PIB en France, assène Marseille sur son site. Le pourcentage le plus élevé de tous les pays de l'OCDE. Il est de 8,1 % en Allemagne, de 7,6 % au Danemark et aux Pays-Bas, de 7,5 % en Suède, de 7,2 % en Belgique et au Portugal, de 7 % aux Etats-Unis et de 6,7 % au Japon. » Une rapide recherche sur internet aboutit à d’autres conclusions : USA largement devant, avec plus de 15%, puis Suisse, puis France, 11%. Source OCDE, s’entend. Faudra m'expliquer, vieux.

[ Mise à jour, 22 février : Tulipan me signale que Marseille parle de dépenses publiques de santé, et moi de dépenses de santé tout court. Merci à lui, c'est tout à fait exact. Mais le constat est identique  : la dépense PUBLIQUE de santé par habitant est supérieure aux USA qu'en France, comme le prouve le graphique ci dessous (dépenses publiques en bleu, privées en rouge). ]

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En plus de chiffrer, Marseille critique, souvent. Propose, parfois. Et là, ça dépote, ventrebleu. Le chroniqueur du Point prône une « révolution fiscale », qui aboutirait à un taux d’impôts unique de 20%, la « flat tax », qui remplacerait la progressivité de l’impôt sur le revenu, et toucherait aussi les retraites et les placements. Idéal en termes de justice sociale, notamment pour le smicard à 1037 euros net, qui au lieu de recevoir sa prime pour l’emploi de 900 euros, paierait un impôt dont il était jusqu’alors dispensé. Claude Bébéar, le parrain du business français, dans la même tranche que Mouloud le vigile de Garonor, fallait y penser.

Autre proposition : faire grimper la TVA à 25% au lieu de 19,6%, et baisser en conséquence les charges sociales des employeurs et salariés. Autrement dit, on taxe une consommation déjà sinistrée, et on frappe directement au portefeuille les plus modestes, qui ont une propension à consommer par définition plus forte que les riches. Pour faire joli, Marseille ajoute qu’il y aurait un taux de 2,5% pour les produits de première nécessité. Malhonnête : jamais un tel taux ne serait toléré par l’Union européenne, cf l’affaire de la TVA sur la restauration à 5,5%.



Pour finir, Sobiz aimerait apporter sa contribution au grand moulin à chiffres de Jacquot. Allons-y donc : la part des dividendes versés dans la valeur ajoutée est passée de 3,2 % en 1982 à 8,5 % en 2007. Et selon l’agence de notation Standard & Poor’s, les 500 principales entreprises des Etats-Unis ont dépensé 1 318 milliards de dollars en trois ans pour racheter et détruire leurs actions, une somme supérieure à leurs dépenses d'investissement (1 276 milliards). Soit deux fois le plan de relance d’Obama.

21.02.2009

Communiqué rectificatif

Réponse au communiqué de Convergences Nationales  (pour lire le communiqué cliquer ICI)

 

Cette réponse n'ayant pas été à ma connaissance publiée sur le site Nation Presse Infos, je l'insère sur le blog régional d'E&R.  Ayant eu quelques retours de personnes perplexes après le communiqué de Convergences Nationales auquel j'étais sans le vouloir associé, il m'a semblé préférable de clarifier les choses même s'il n'y a rien de très important dans tout ceci et que nous sommes dans une petite "cuisine" plutôt marginale.

***

Ayant été associé à un communiqué de Convergences Nationales (http://www.nationspresse.info/?p=29174) sans qu'il m'ait été demandé mon avis et tenant compte de mes responsabilités au sein d'Egalité et Réconciliation, je me vois dans l'obligation d'apporter ici quelques précisions et rectifications.
Je ne m'appesantirai pas sur la légèreté du procédé et me contenterai de lever deux ambiguïtés véhiculées par la formulation de ce communiqué.
Tout d'abord je ne suis ni membre, ni proche de Convergences Nationales et il y a fort à parier que de nombreux autres colistiers soient dans mon cas. Ensuite, je ne me range pas à l'avis de Convergences Nationales sur le fond du communiqué, à savoir le départ de M. du Réau du Front National, et ici encore, il y a fort à parier que d'autres colistiers soient dans mon cas. En effet, si moi qui suis cité dans l'article je n'ai pas été consulté, je doute fort que les autres colistiers l'aient été. Je ne porte en fait aucun jugement sur la démarche de M. du Réau ; tout juste puis-je, en forme de clin d'œil car je sais qu’il est plus à sa place au Bloc, déplorer qu'il n'ait pas opté pour Egalité & Réconciliation et espérer qu'il n'oublie pas cet adage courant dans nos rangs qui veut que ne pas être au FN n'implique pas d'être contre le FN. Pour ma part, du Front National ou pas, tout candidat qui portera sans équivoque des idées et des valeurs auxquelles je crois aura mon soutien.
Ainsi, ce communiqué qui suggère une parfaite concordance entre les vues de la majorité des colistiers de M. du Réau (plus d'une trentaine dont moi-même qui suis cité) et les vues de Convergences Nationales, n'engage probablement et pour l'essentiel que leurs auteurs, c'est-à-dire deux ou trois personnes. Peut-être aurait-il été plus judicieux qu'ils parlent en leurs noms. Espérons que ce ne soit qu'une maladresse de communication.

Stéphane PERALES (responsable Egalité & Réconciliation Aquitaine)

PIER PAOLO PASOLINI - DOSSIER

 

PIER PAOLO PASOLINI

 

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Pasolini devant la tombe de Gramsci à Rome (1961)

 

« Pier Paolo Pasolini fut à la fois païen et judéo-chrétien »
(Philippe Sollers, Pasolini, Sade, Saint Matthieu)

« Cette révolution capitaliste, du point de vue anthropologique,
c'est-à-dire quant à la fondation d'une nouvelle « culture »,
exige des hommes dépourvus de liens avec
le passé (qui comportait l'épargne et le moralisme). »

« Songe que la caractéristique la plus intransigeante
de la « première véritable et grande révolution de droite »
réside dans son pouvoir de destruction : sa première exigence
est de faire place nette d'un univers moral
qui l'empêche de s'étendre »

« Le fascisme peut revenir sur la scène
à condition qu'il s'appelle antifascisme »

(P.P. Pasolini, Lettres Luthériennes)

 

Durant l'année 1975, dernière année de sa vie, Pasolini, âgé de 53 ans, écrit dans le quotidien « Il Corriere della Sera». Dans les « Lettres Luthériennes », il compile ses articles et les adresse à un jeune homme imaginaire en vue de faire son éducation sociale et politique. Ce « petit traité pédagogique » s'intéresse essentiellement à la jeunesse et à ses rapports aux valeurs ; il décrit la nouvelle culture liée à un nouveau pouvoir qui se met en place, nouveau pouvoir lui-même associé à un nouveau mode de production. Et cette nouvelle culture s'avère être une culture du vide intérieur qui produit un nouveau type d'homme dégradé. Pasolini souligne la rapidité et la radicalité de cette mutation anthropologique : la même jeunesse prolétarienne et sous-prolétarienne qu'il trouvait encore sympathique 10 ans auparavant, ne trouve aujourd'hui plus grâce à ses yeux. Elle a changé. Elle est odieuse, triste, névrosée, incertaine, petite-bourgeoise. Elle a abandonné tout ce qui faisait sa spécificité, toute sa culture qui lui « donnait des gestes, une mimique, des mots, un comportement, un savoir, des critères de jugement ». Elle cherche désormais à imiter les « fils à papa » avec leur hédonisme minable d'un univers sans valeurs et elle a aujourd'hui honte de ce dont hier elle était fière. Pasolini n'hésite pas à parler de génocide envers cette jeunesse prolétarienne d'hier, affirmation d'ailleurs extensible à toute la jeunesse italienne. La société de consommation a en effet quasiment rayé de la surface de la terre tous ces personnages qui hier étaient vivants et debout et suscitaient encore l'admiration du cinéaste. Certes, Pasolini trouve encore à l'époque dans la jeunesse du Parti Communiste Italien quelques îlots de résistance, mais il sent cette résistance fragile et en passe d'être elle aussi gangrenée par la nouvelle peste idéologique.

Les lettres luthériennes devraient donc résonner aujourd'hui et plus que jamais aux oreilles des jeunes français attachés aux valeurs et aux traditions et qui constatent chaque jour, au sein de leur propre classe d'âge, les ravages opérés par la machine libérale. Cette machine s'est mise en branle à partir des années 60 et depuis elle n'a eu de cesse d'avilir les générations. Déresponsabilisation, avachissement, féminisation des corps et des esprits, dénaturation, dépolitisation, précarisation physique et mentale, uniformisation, sidération envers le vide, abrutissement, déshumanisation, promotion de la bêtise, la machine libérale-libertaire tire tout vers le bas, elle ne veut qu'une chose : une jeunesse sans forme, docile, un principe passif prêt à accepter toutes les ignominies dont on le gave. Pasolini a assisté aux premiers coups de boutoir de la machine à broyer les individus et déjà il lui semblait que presque personne dans la jeunesse n'était épargné. Alors, trente ans après ce constat inquiétant, qui sont ceux aujourd'hui qui résistent conséquemment au Léviathan destructeur des âmes, des cœurs et des corps ? Où Pasolini reconnaîtrait-il aujourd'hui ceux qui luttent et veulent, encore et coûte que coûte, demeurer vivants et se tenir debout ? Débuts de réponse dans le dossier qui suit.

Stéphane Peyral (E&R Aquitaine)

♦♦♦♦♦

ARTICLES DU DOSSIER

►Pier Paolo Pasolini le redoutable visionnaire : Les lettres luthériennes
(par Christophe Viscard, E&R Aquitaine)

►Pasolini, un réfractaire exemplaire (par Guy Scarpetta, Le Monde Diplomatique, 2007)

►La modernité comme « processus d'intégration à la bourgeoisie » (par François Bousquet, Eléments, 2007)


PIER PAOLO PASOLINI - DOSSIER (format Word) :

P.P. Pasolini - Lettres luthériennes + Dossier.doc

 

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Pasolini (tournage de L’évangile selon St Matthieu (1965). Collection A. Gauvin.)

18.02.2009

Kouchner epinglé par Michel Collon

 

envoyé par oligarchie

 

 

16.02.2009

LECTURES

-Fiches de lecture, synthèses et extraits d'ouvrages-


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Henri de GROSSOUVRE- Paris Berlin Moscou - 2002.doc


analyse de Jean PARVULESCO

[Nouveauté]

 

 

-Journaux-Revues-

 

LA VERITE - Une expérience journalistique assez soralienne sous certains aspects

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verite3.jpg verite4.gif

 

 

 

 

 

Sommaires et téléchargement : LA VERITE - Marc Edouard Nabe

 

-Fiches de lecture, synthèses et extraits d'ouvrages-

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Zbigniew BRZEZINSKI - Le grand échiquier -2002.pdf
par Max Steens

mots-clés : géopolitique,mondialisme, OTAN, Union Européenne, espace eurasiatique


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Alexandre Douguine - Le prophète de l'eurasisme - 2006 [extrait]


 

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Renaud CAMUS - La dictature de la petite bourgeoisie - 2005.doc

par Domrémy

mots-clés : culture, langage, égalitarisme, idéologie

 

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Gustave Le Bon - Psychologie des foules - 1895.pdf

par Denis Touret+Domrémy

Ouvrage précurseur de la psychologie sociale.
mots-clés : manipulation, influence, masses, inconscient collectif, race, puissance des mots, croyance, opinion, tyrannie

 

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Alain de BENOIST - Nous et les autres - 2006.doc

par Domrémy

 

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Marcel GAUCHET - Le désenchantement du monde - 1985.pdf

par Jean Zin

 

 

 

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Jean BAUDRILLARD - L'échange symbolique et la mort - 1976.pdf

par Michel Drac

 

 

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Philippe MURAY - Festivus Festivus - 2005.pdf

par Domrémy

 

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Pierre LARROUTUROU - Le livre noir du libéralisme - 2007.pdf

par Michel Drac

mots-clés : mondialisme néolibéral, dettes, croissance, nullité du PS français.

 

 

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Michel CLOUSCARD - Néo-fascisme et idéologie du désir - 1973.pdf

par Domrémy

M. CLOUSCARD - Néo-fascisme et idéologie du désir - présentation.pdf
mots-clés : libéralisme-libertaire, Deleuze, consommation transgressive, Etat, schizophrénie

 

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Michel CLOUSCARD - Le capitalisme de la séduction - 1981.pdf

par Domrémy

 

 

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Claude PREVOST - Les étudiants et le gauchisme - 1969.pdf

par Domrémy

 

 

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Christopher LASCH - Le seul et vrai paradis - 1991.pdf

par Denis Collin

15.02.2009

Le sens du sacré - Mircea Eliade.

La crise financière par Jacques Cheminade

 

La Grande Frousse

exode40.jpgNous roulions en direction de Montlhéry. Quelques kilomètres après Versailles, un embouteillage inouï nous arrêta tout à coup. Nous n’étions plus en retraite, mais au milieu d’une débâcle sans précédent. Le flux des fuyards vomi de Paris par cinq ou six portes était venu se confondre inextricablement à ce carrefour. Tous les aspects de la plus infâme panique se révélaient dans ces voitures, remplies jusqu’à rompre les essieux des chargement les plus hétéroclites, femelles hurlantes aux tignasses jaunes échevelées se collant dans les trainées de fard fondu et de poussière, mâles en bras de chemises, en nage, exorbités, les nuques violettes, retombé en une heure à l’état de la brute néolithique, pucelles dépoitraillées à plein seins, belles-mères à demi-mortes d’épouvante et de fatigue, répandues parmi les chienchiens, les empilements de fourrures, d’édredons, de coffrets à bijoux, de cages à oiseaux, de boites de camemberts, de poupées-fétiches, exhibant comme des bêtes devant la foule leurs jambons écartés et le fond de leurs culottes. Des bicyclettes étaient fichées entre les garde-boues. Des enfants  de douze ans étaient partis agrippés aux portières de petites neuf chevaux au fond desquelles s’emmêlaient dix paires de jambes  et de bras. Certains avaient arrimé des lits-cages à leur malle-arrière. Des voitures de deux cent mille francs portaient sur leurs toits, enveloppés dans des draps sales, deux ou trois célèbres matelas de juin Quarante, disparaissaient sous des paquets d’on ne savait quoi ficelés dans des journaux et de vieilles serviettes éponges, pendant le long des garde-boues. Des ouvrières s’étaient mises en route à pied, nu-tête, en chaussons ou en talons Louis XV, poussant deux marmots devant elles dans une voiture de nourrice, un troisième pendu à leur jupes. Des cyclistes étaient parvenus jusque là on ne savait comment, traînant sur leurs vélos leurs échines la charge d’un chameau de caravane. Des gens avaient emportés un peignoir de bain, un aspirateur, un pot de géranium, des pincettes, un baromètre, un porte-parapluie, dans l’affolement d’un réveil de cauchemar, une empilade éperdue, le pillage forcené d’un logis par ses propres habitants.

Cette cohue était enchevêtrée roue à roue, trente voitures de front pressées sur la chaussée, débordant sur les trottoirs, d’autres convois venaient de droite et de gauche s’emboutir stupidement les uns dans les autres, stoppés à perte de vue dans un grouillement de visages hagards, de poings brandis, d’uniformes débraillés, de têtes platinées, de blouses multicolores, dans un vacarme de vociférations, de trompes, de moteur vrombissants, de gendarmes épouvantés, battant des bras au milieu du flot d’injures que vomissaient sous leur quatre et cinq galons d’innombrables officiers émergeant jusqu’au ceinturon des portières. Au beau milieu de cette folie, un char de combat, serré de toutes parts, toupillait sous ses chenilles, un lieutenant jailli de la tourelle gesticulait comme un sémaphore, jurant qu’il allait charger et tout défoncer.

Quelqu’un cria : « Des avions ! ». Les écailles de tôle du monstrueux serpent s’entrechoquèrent dans un fracas accru : « Mais avancez, avancez, sacré nom de Dieu ! On va être mitraillé sur place ». Chacun était prêt dans l’instant à écraser les femmes, à réduire les enfants en bouillie, à déchiqueter sa propre mère pour s’échapper. L’orgueilleux Paris, tordu d’immonde coliques, fuyait au hasard en se conchiant.

Lucien REBATET, Les décombres.

Les Droitards...

Texte repiqué sur le site de nos camarades Zentropistes...

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Toujours « La police avec nous ! » aux commissures de leurs lèvres gercées

Toujours un petit sourire hargneux devant un Coupat menotté

Toujours, sur les cours de la Bourse, un regard inquiet

Toujours à l'Ordre la Justice prêts à sacrifier

Toujours de la profession des parents préoccupés

Toujours un Rotary où sortir dîner

Toujours dans une école de commerce un fils bien placé

Toujours une Thatcher ou un Reagan célébrés

Toujours une maison de campagne aux charges trop élevées

Toujours le claquement de doigt appelant l'employé

Toujours un Alain Minc dans la bibliothèque oublié

Toujours un Figaro sur la table marbrée

Toujours le « vote utile », cet immense godemichet

Toujours le double menton par la cravate étranglé

Toujours un « extrémiste »  à noblement dénoncer

Toujours la peur du vide et les coliques d'huissier

Toujours les mains blanches trop bien manucurées

Toujours cette mauvaise graisse des cœurs ankylosés…

 

http://zentropa.splinder.com/

 

Toutes les notes