21.04.2009

Soral/Oubrou : remerciements et commentaires

Un petit message de remerciements et à suivre, une réaction très intéressante d'un lecteur de Sud-Ouest à propos de l'article traitant de la conférence Soral/Oubrou.

 

Remerciements :

Toute l'équipe d'E&R Aquitaine tient à remercier les personnes présentes samedi soir à l'Athénée Municipale. Le débat nous a semblé de très bonne qualité et s'est déroulé sans problème majeur. Contrairement à ce qui se fait souvent en matière de conférences, nous avions pris le parti de laisser toute la place au débat, c'est-à-dire au dialogue avec les invités, celui-ci a donc duré presque deux heures. Pour autant, tout le monde n' a évidemment pas pu prendre la parole. Pour pallier ce fait inévitable, il est bien évidemment possible de réagir sur notre blog ou bien sur les commentaires qui seront ouverts après la publication en ligne de la conférence (sur Dailymotion probablement). Un compte rendu précis sera fait très vite afin de donner un avant-goût de ce qui s'est dit samedi soir ; l'intégralité de la soirée en vidéo devrait suivre afin notamment de définitivement couper court à tous les commentaires erronés qui ont déjà vu le jour. Il y a trois heures d'images donc un peu de travail pour la mise en ligne. Patience donc et en espérant vous retrouver lors de nos prochaines conférences, nous vous remercions encore de votre intérêt pour Egalité & Réconciliation.
Cordialement,
L'équipe E&R Aquitaine.


Un échange intéressant à propos de la conférence :

fleche_002.gifGenesis

le 20/04/2009 à 14h19

Alain Soral, écrivain et président d'Egalité & Réconciliation a rencontré samedi soir (et non pas vendredi !) Tareq Oubrou, imam de la mosquée El Huda de Bordeaux. A l'Athénée municipale, 200 personnes ont assisté et participé à ce débat sur thème "français, musulman, et patriote".

Dans un premier temps, les organisateurs de la soirée, la section Aquitaine d'Egalité & Réconciliation, on présenté leur mouvement, qui peut se définir succinctement comme étant un club de réflexion sur les conséquences économiques, sociales et sociétales du système capitaliste.

Puis Tareq Oubrou, en théologien, a expliqué au public, en grande partie musulman, sa volonté d'enseigner un Islam en phase avec les principes républicains français, afin de créer un Islam "à la française", décomplexé et intégré.

Ensuite, Alain Soral, en sociologue, a longuement insisté sur la nécessité de lutter contre l'islamophobie, terreau selon lui de l'Islam radical. Pour cela, il préconise l'acceptation par les "gaulois" de faire le deuil d'une France 100 % chrétienne, et la volonté pour les "musulmans français" de devenir des "français musulmans".

Enfin, la conférence s'est terminée par 2 heures de débat avec le public. Débat passionnel où sont intervenus à la fois des musulmans, des chrétiens, des athées, parfois avec passion, toujours avec liberté.

Alors que cette conférence avait été vivement critiquée comme étant l'union du fascisme et de l'Islam radical dans l'antisémitisme, nous notons que la question juive n'a été abordée que pour dire qu'elle ne le serait pas !

En bref, un débat insolite et intéressant, qui propose une autre vision de l'assimilation des immigrés.

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Voilà, une version objective de cet évènement, le genre d'article que je devrais lire et non pas devoir écrire moi-même.

C'est bien joli Hélène de vouloir donner son opinion, mais il serait peut-être judicieux de commencer par faire un travail d'information, sinon ce n'est plus du journalisme mais du militantisme.

Bien cordialement,


PS : pour ceux qui douteraient de l'impartialité de ma version, sachez que vous pourrez en juger par vous-même grâce à la vidéo de la conférence qui sera bientôt disponible sur internet.

fleche_002.gifPierra

le 20/04/2009 à 17h58

La construction de la mosquée de Bordeaux peut être stoppée
C'est l'avis de Bruno Larebière, qui vient de prendre la présidence d’un Collectif contre la Grande Mosquée de Bordeaux, persuadé que sa construction, soutenue activement par la mairie de Bordeaux, peut être enrayée :
"Les musulmans ont déjà leurs lieux de culte. Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, cette Grande Mosquée n’a pas pour but d’accueillir 2000 croyants qui seraient en quête d’un lieu de prière. Ce projet s’inscrit clairement dans une stratégie politico-religieuse de conquête. Quoi qu’en dise l’imam, qui a osé, lors d’un débat sur Sud Radio face à un porte-parole du Bloc identitaire, parler d’un islam enraciné dans le terroir – et pourquoi pas dans le vignoble ! –, le but de l’Association des musulmans de Gironde est, comme partout en France d’ailleurs, de bâtir pour s’implanter et se développer. Pourquoi croyez-vous qu’ils réclament une Grande Mosquée de 2000 places ? Parce qu’ils considèrent que tout musulman vivant en France va y rester et y proliférer. Et parce qu’ils sont dans une logique de prosélytisme. Alors ils profitent de la faille majeure de la laïcité, qui est qu’elle place sur le même plan toutes les religions et par voie de conséquence toutes les civilisations, pour exiger une égalité de traitement. Je suis désolé, mais la France, et l’Europe, n’ont jamais été de civilisation musulmane. C’est une raison suffisante, et non négociable, pour leur dire non."

fleche_002.gifGenesis

le 20/04/2009 à 18h28

Chère Pierra, si je peux me permettre, ce discours il fallait le tenir il y a 40 ans, lorsque NOS politiques ont fait venir ces gens-là pour faire jouer le dumping social, profitant de la misère des uns pour exploiter tout le monde.

Aujourd'hui, dans la région bordelaise, nous avons environ 30 000 musulmans et, même si je peux comprendre votre sentiment d'agression identitaire, il va pourtant bien falloir accepter la réalité et adopter une position pragmatique plutôt qu'une position hostile.
Car ces musulmans, que j'ai rencontré (et vous ?), n'ont pas envie de partir, et ils sentent les valeurs républicaines tout à fait compatibles avec l'exercice de leur religion. Alors maintenant, 2 solutions : soit nous admettons qu'il puisse y avoir des français de confession musulmane, et nous leur tendons ainsi la main pour qu'ils aiment notre pays autant que nous l'aimons, soit nous partons sur le chemin du conflit ethnique, où tout le monde a tout à perdre.

Dire cela, ce n'est pas trahir la lutte contre l'immigration, c'est tout simplement dire qu'il vaut mieux avoir 30 000 Français musulmans à Bordeaux plutôt que 30 000 musulmans français.

Commentaires

La conférence organisée par les membres d’Egalité et Réconciliation a été assez étonnante et surtout très réaliste. On sait, quand on traine le moins possible devant la télévision, que les faits historiques ne sont ni des concepts à priori ni une abstraction de cycles mystiques bourgeois. Certains agents de presse déclassés ont en effet tendance à nous le faire gober gentiment. Réunir Alain Soral, sociologue et philosophe au côté du Recteur Oubrou de la Mosquée de Bordeaux démontre, bien au contraire, que c’est un ensemble de rapports objectifs et un enchaînement pratiques de forces de production, de consommation, de spiritualisation, d’événements concrets décidés et orientés par des groupes d’individus en vue de servir un but et des intérêts bien compris. Leurs présences et leurs discours ont parfaitement confirmé cette tendance historique et ce recadrage intellectuel.

La critique de nombres d’intellectuels républicains est souvent juste sur les effets du libéralisme mais conduit souvent à des impasses «irrévocables » (Debray, Gallo) ainsi qu’à des fatalités face aux crises communautaires identitaire et ethnique. Les problèmes posés objectivement par le communautarisme ne sont jamais déduits autrement (colonialisme/ rapports de classes, Production/consommation, névroses sociales/haines identitaires) que sur la base des intérêts et des finalités propres au libéralisme. Les conclusions, tenues par les intellectuels dits républicains, que Soral a souvent pointé, restent dès lors campées dans de simples interprétations factuelles et une crainte de la réaction qui pourrait leur rallier des factions indésirables. Ils ont peur et transmettent en mauvais clerc la peur de l’étranger au profil d’envahisseur. Au risque de perdre la logique universelle et populaire des intérêts républicains dans lesquels les musulmans affirment pouvoir s’épanouir librement. Le Recteur Oubrou aura affirmé à plusieurs reprises cette conviction. Sans cela, les Identitaires et les racialistes font leur terreau et joue dans le sens du Choc de Civilisations. L’intelligentsia, dans son inconscient collectif, contribue à la formalisation de craintes excessives.

Pour autant, les approches d’Alain Soral sur la peur du français, sur la perte de ses traditions, sur l’immigration ont été parfaitement claires lorsqu’elles concernaient l’histoire coloniale de la France. Effectivement, notre pays a récolté en partie ce qui a été semé. Alain Soral a été précis sur ce sujet. Nous n’avons rien demandé et mais nous devons faire avec notre histoire et sa nouvelle anthropologie, sans ressentiment, d’un côté comme de l’autre. La réaction de nombreux français quant à la pratique et aux rituels des musulmans est « compréhensibles » quand on sait qu’à contrario les églises françaises se vident et que la tradition chrétienne s’étiole. Ces deux mouvements inversent crées une dynamique que cette conférence a cherché à comprendre, enrailler et définir. Il faut faire avec les « forces » en présence pour envisager l’avenir autrement qu’au travers les destins tragiques de la libanisation ou de la balkanisation, du fait des guerres et conflits communautaires.

Face à ces constats, Alain Soral a souvent parlé, à charge au « nom des intellectuels français » qui n’ont plus de solutions viables concernant ces nouvelles lignes historiques. Seule importe l’invocation permanente du concept républicain chez les intellectuels. Mais cela n’est plus suffisant. Alain Soral réussi à allier à la fois une grille de lecture marxiste, un renfort patriote et un combat dont les intérêts face à la globalisation nous unirait plus que jamais avec les arabo-musulmans. Rien n’est simple évidemment. Mais qui ne tente rien….. Rien ne nous garantit sur le fond et les prétentions des imams dans toutes les mosquées de France, c’est vrai. C’est un fait. Mais que faire ? Agir comme le fait Egalité et Réconciliation en allant au devant du Recteur Oubrou. Pour se comprendre il fallait échapper à l’essentialisation des problèmes posés. Alain Soral et le Recteur Oubrou se sont clairement entendus sur ce fait. Il en est de la philosophie comme de la Nation : sans la vision globale des événements, elles ne servent qu’elles-mêmes. Comprendre les crises actuelles nécessite donc de considérer la référence nationale dans une nouvelle anthropologie et sociologie et non plus dans une simple opposition politique, dans la dualité stérile à laquelle conduisent actuellement deux empires guerriers fanatiques et illégitimes, les atlanto-sionistes d’un côté et les islamistes guerriers de l’autre.

Alain Soral et le Recteur Oubrou ont engagé une réflexion sans précédent sur la manipulation de masse, la propagande comme un réflexe conditionné par l’image, les chiffres et l’émotionnel. Comment comprendre la guerre au Kosovo sans passer par la guerre de 1389 et « la bataille du Champ du Merle » ? Comment comprendre l’histoire de la Serbie sans sa Rome, sa Jérusalem ? Comment pourrait-on comprendre la France sans Chartres ou la Basilique Saint Denis occupée exclusivement par des musulmans ou des juifs ? Du XIVème siècle jusqu’aux batailles vigoureuses des serbes au côté des alliés et de la résistance dès 1941, ce livre retrace la terra sacra du Kosovo.

Pour Alain Soral, l’enjeu de ces guerres repose sur des fondements et spirituels. La reconquête du Kosovo n’incarne-t-elle pas aux yeux d’un serbe le même rêve que la reconstruction du Temple aux yeux des Juifs ? Mais la bataille se mène sous le joug de Kouchner et des sbires de l’Otan qu’Alain Soral a dénoncé. L’Occident et la France s’engagent dans une terrible défaite. Les mythes des « valeurs fantômes » incarnées par le jeu et l’hédonisme d’Harry Potter n’ont rien d’anodin dans ce monde du désir surtout lorsque la magie explique le monde sans sa production, sans les valeurs qu’elle contient. Surtout lorsque le régime communiste de 1945 qui cultivait l’amnésie historique veillait particulièrement à détacher les serbes du Kosovo, mémoire vivante de leur passé : par la répression d’abord puis par une culture frivole, financée par d’énormes prêts étrangers. Les communistes parvenaient, entre 1945 et 1968, à faire oublier l’existence même du Kosovo aux Serbes, devenus « Yougoslaves ».

Alain Soral comme Chauperade concluent leurs conférences ces derniers temps sur cet exemple des Balkans. Il est un exemple précieux pour tous les patriotes de France. Le génie français sera trouver une solution en vue d’une concorde et l’émergence d’élites de toutes origines et de toutes croyances sans faire appel au slogan lessivier de la discrimination positive, concept on ne peut plus raciste.

Merci encore à Alain Soral, à ER et au Recteur Oubrou.

The Who

Ecrit par : The Who | 21.04.2009

Merci pour l'organisation de cette rencontre, vous êtes disciplinés et courageux.

Ecrit par : clebs | 22.04.2009

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