20.06.2010
et les licenciements continue...
PSE suspendu par la justice chez Steelcase
Le tribunal de grande instance de Strasbourg, saisi par les syndicats, a suspendu le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) lancé par le fabricant de mobilier de bureau Steelcase, qui projette la fermeture de son site de Marlenheim (Bas-Rhin), indique la CGT.
« Nous avions attaqué la procédure sur la forme. Le plan est suspendu parce que Steelcase n'a pas respecté la phase de consultation des organisations syndicales et parce que les salariés n'ont pas été informés de la date de leur licenciement », explique Bruno Pannekoecke, délégué syndical central CGT.
Contactée, la direction de Steelcase a fait savoir qu'elle ne communiquerait pas dans l'immédiat, attendant de prendre connaissance des dispositions exactes du jugement.
« L'entreprise va pouvoir reprendre la procédure à zéro, mais on va essayer de revenir sur le fond », prévient Bruno Pannekoecke : « On sera peut-être entendu dans nos revendications, qui consistent à trouver des alternatives à la fermeture du site de Marlenheim ».
202 salariés travaillent dans cette usine, qui produit des armoires métalliques et des panneaux en bois. Le groupe américain propose 97 transferts de postes dans son unité de Wisches (Bas-Rhin) et une trentaine de créations de postes à Sarrebourg (Moselle).
Navimo confie sa logistique à Norbert Dentressangle
Le groupe lorientais Navimo, spécialisé dans l'accastillage, va externaliser sa logistique.
Il a en effet prévu d'en confier le pilotage au groupe Norbert Dentressangle qui va l'installer sur un espace de plus de 13 000 m² couverts près de l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry.
Le contrat prendra effet d'ici au prochain mois d'octobre, une vingtaine de salariés de Navimo sont concernés par cette évolution, 8 ont accepté de suivre le transporteur, les autres vont être licenciés.
Navimo, en confiant sa logistique à la sous-traitance, espère gagner en productivité, de plus le groupe a besoin de place à son siège de Lorient, le départ de ses stocks va libérer un site où il pourrait développer des activités industrielles.
Navimo a réalisé l'an dernier un total de 101 millions d'euros de chiffre d'affaires.
General Motors pose ses conditions pour la reprise de l'usine de Strasbourg
Le comité d'entreprise s'est réuni pour la première fois mercredi chez General Motors Strasbourg afin d'examiner le projet de reprise de l'usine de boîtes de vitesses (1 100 salariés) par General Motors Company, héritière de la défunte General Motors Corporation qui avait choisi de se débarrasser du site.
De source syndicale, l'acquisition, qui n'en ait qu'au stade de la lettre d'intention, se ferait pour un euro symbolique.
Pour que le processus se poursuive, GM pose deux conditions, selon un communiqué de presse de la direction de l'usine. Le constructeur américain souhaite que « les coûts de main d’œuvre diminuent de 10 % pour que General Motors Strasbourg reste concurrentiel ». Cela ne pourrait se faire qu'en renégociant les accords collectifs, notamment celui sur le temps de travail (abandon de 8 jours de RTT sur 17), GM ayant promis que son projet « ne comporte pas d’impact sur l'emploi ».
D'autre part, GM exige que l'avis du comité d'entreprise soit rendu au plus tard le 23 juillet « car il doit être décidé en août prochain de l’affectation de volumes de production supplémentaires pour les années à venir ».
Si l'affaire est conclue, General Motors Company apporterait des volumes complémentaires pour compenser la baisse de la production réalisée pour BMW et envisagerait de lancer un nouveau modèle de boîte de vitesses automatique à l'horizon 2014, confie Jean-Marc Ruhland, secrétaire CFDT du CE.
« Les salariés décideront par référendum, en leur âme et conscience », prévoit le syndicaliste. De son côté, la CGT dénonce « un chantage permanent » et réclame la création d'un « fonds de garantie de 250 millions d'euros » pour les investissements futurs et le maintien de l'emploi.
Hier, 200 personnes ont débrayé pour protester contre les exigences de GM, selon le responsable du syndicat, Roland Robert. Un représentant de General Motors Company détaillera le projet de reprise lors de la prochaine réunion du comité d'entreprise.
La chaudronnerie Cefa engage un PSE
Confrontée à une importante baisse d'activité sur le marché de la Défense, CEFA (Chaudronnerie et Forges d'Alsace) engage un plan social qui devrait concerner 35 salariés permanents sur 126, ainsi que trois contrats temporaires et d'apprentissage.
« Le marché export que nous avions contracté avec les Emirats Arabes Unis pour dix engins de franchissement de l'avant (EFA) a pris fin en début d'année et malgré les contacts que nous avons pris, nous n'avons pas obtenu de nouvelle activité pour ce véhicule », relate le président de cette PME à capitaux familiaux, Frédéric Schmidt.
Auparavant, Cefa avait vendu 39 EFA à l'armée française. Ces engins amphibies à roues permettent le transfert d'une rive à l'autre de véhicules lourds (chars de combat notamment) et peuvent être assemblés pour former un pont flottant.
Cefa, présente au salon Eurosatory cette semaine, va continuer de prospecter pour décrocher des contrats dans le secteur militaire. Mais les processus de décision y étant longs et complexes, l'entreprise va aussi se recentrer sur les activités civiles de chaudronnerie lourde, qui concernent principalement le secteur du gaz. « Nous espérons pouvoir signer rapidement des contrats », affirme Frédéric Schmidt.
Les salariés de Sodemeca commémorent l’annonce de la fermeture
Il y a un an jour pour jour, le couperet tombait : Michelin annonçait la fermeture de son usine Sodemeca de Noyelles-les-Séclin (Nord), employant 276 salariés, pour fin 2010.
Afin de célébrer ce triste anniversaire, la soixantaine de salariés encore présents sur le site ont déposé ce jeudi 17 juin une plaque rendant « hommage aux 276 familles que Michelin a brisées », et ont respecté une minute de silence.
La fermeture de Sodemeca, filiale de Michelin, a été décidée dans le cadre du plan de restructuration du groupe en 2009.
Au terme de 5 mois de lutte, les salariés et la direction étaient parvenus à un accord concernant le plan social.
Un peu plus d’un tiers des ex-salariés de Sodemeca ont été reclassés dans les usines du leader mondial du pneumatique, notamment à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), tandis qu’une quarantaine aurait retrouvé un emploi. La formation de transition professionnelle a été la voie choisie par 144 personnes, tandis que 15 ont sélectionné la procédure d’aménagement de fin de carrière.
Dans quelques mois, tous les salariés auront définitivement quitté l’usine.
Goss annonce 240 suppressions de postes à Montataire
La direction de Goss International vient de présenter aux salariés de l’usine de Montataire (Oise) un plan de 240 suppressions d’emplois - sur la base du volontariat - sur les 620 salariés que compte ce site. Spécialisée dans les rotatives « labeur » pour la presse publicitaire, cette usine connaît une sous-charge importante.
Cette nouvelle tout récemment présentée au CE du site de Montataire intervient dans le contexte très particulier de l’annulation du précédent PSE par le tribunal de grande instance de Senlis.
Saisi par le comité d’entreprise de Goss International Montataire, le TGI avait en effet, en février 2010, prononcé l’annulation du PSE (suppression de 174 postes, création de 51 postes) présenté par la direction de Goss-Montataire en septembre 2009 dans le cadre d’un projet de licenciement collectif pour motif économique.
Le fabricant de rotatives devait attendre un an (février 2011) avant de pouvoir mettre en place un nouveau PSE sur ce site. Il avait fait appel de ce jugement, mais cet appel serait toujours en attente d’examen.
Des sources syndicales indiquent que pour mettre en œuvre son nouveau PSE, la direction de Goss International aura besoin d’un accord rapide du CE.
Le jugement de février 2010 confirmait une ordonnance du juge des référés de Senlis, également saisi par le Comité d’entreprise de Goss-Montataire « Les mesures de reclassement interne du PSE de Goss International apparaissent insuffisantes » avaient alors estimé les juges du TGI de Senlis.
Au chapitre des créations de postes, ils relevaient que le PSE incluait « une liste de postes appelés à être créés sans définition de catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent », alors que la catégorie professionnelle est « une notion déterminante dans le reclassement des salariés ».
L’usine Eurocel démantelée à Dives-sur-Mer
Le 15 juin, les portes de l’usine Eurocel à Dives-sur-Mer (Calvados), closes depuis un an et demi, se sont rouvertes pour voir les machines du site partir en pièces détachées.
Cette usine spécialisée dans la fabrication de feuilles de cuivre, destinées à l’électronique et l’informatique, était depuis 2007 une filiale de Green Recovery, une holding financière française.
Sa fermeture en 2008 avait mené au licenciement de 76 personnes.
Green Recovery a vendu l’outillage à des industriels sud-coréens qui remonteront l’usine en Chine.
Une réunion devrait avoir lieu sous peu, entre le sous-préfet, la Chambre de commerce et d’industrie du Pays d’Auge, la Drire (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) et la ville de Dives-sur-Mer.
L’ordre du jour concernera les projets de dépollution et de la réindustrialisation du site, lesquels devraient être pris en charge par Green Recovery.
Sony Alsace… Une reprise en vue ?
Le fonds d'investissement suisse Quantum et le groupe électronique allemand Blaupunkt se sont portés candidats à la reprise en commun de l'usine Sony de Ribeauvillé (Haut-Rhin) de 600 salariés que le géant japonais a mis en vente, a-t-on appris vendredi auprès de la direction du site alsacien.
AFP
Plus de cent postes menacés chez Erasteel
Un projet de 102 suppressions de postes sur le site d’Erasteel, à Commentry (Allier), a été annoncé jeudi lors d’un comité d’entreprise extraordinaire.
Selon la direction, le plan ne présenterait pas de licenciement sec, mais la forge et le laminoir de cette filiale d’Eramet, seraient transférés vers l’usine suédoise, ce qui impacterait les emplois.
Le site conserverait l’aciérie et l’activité tôlerie serait réduite.
Pour la CGT, il s’agit d’un « génocide social et industriel », tandis que la direction affirme qu’il s’agissait de « la moins pire des solutions ».
Le site de Commentry comprend 370 salariés.
Aucun calendrier n’a encore été fixé. Les négociations devraient commencer dans les prochains jours.
SeaFrance a demandé son placement en redressement judiciaire
La compagnie de ferries SeaFrance a demandé son placement en redressement judiciaire. La société calaisienne a déjà annoncé 725 suppressions d'emplois la semaine dernière (sur 1 580). Avant cette crise, SeaFrance était le premier employeur privé de la ville de Calais.
Sea France justifie les réductions d'emplois par de grosses pertes dues à la concurrence du Tunnel sous la Manche et à la crise économique. La direction espère que son plan permettra un retour à une exploitation positive dans les deux à trois ans.
Une grève avait paralysé les liaisons de la compagnie pendant les quatre jours du week-end de Pâques, l'un des plus importants de l'année. Les syndicats protestaient alors contre un premier plan de redressement qui prévoyait 482 suppressions de postes.
SeaFrance assure des liaisons entre Calais (nord de la France) et Douvres (sud de l'Angleterre) via quatre ferries.
Source: http://www.usinenouvelle.com/
19:37 Publié dans Articles : presse et web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, crise, licenciement, entreprise, pme, pmi, emploi, chomage










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