10.07.2009
Le silence ahurissant des medias occidentaux
Où sont les médias occidentaux, où sont ces politiciens défenseurs de la liberté des urnes, où sont ces associations de défense des droits de l'Homme, si prompts à dénoncer les pouvoirs anti-démocratiques ?
Paris, le 5 juillet 2009
Les medias occidentaux avaient vivement accusé l'Iran de bloquer les communications Internet et téléphoniques. Ces medias avaient tout fait pour diffuser des vidéos amateurs tournées avec des téléphones mobiles et se plaignaient que leurs équipes ne pouvaient pas tourner sur place et qu'ils ne disposaient d'aucune image professionnelle. Ils ne se sont pas donnés la peine de vérifier l'origine de ces vidéos ou communications téléphoniques: le président iranien était accusé et c'était bon.
La population du Honduras résiste contre le coup d'état qui a expulsé le président élu Manual Zelaya. Ils organisent aujourd'hui dimanche 5 juillet une marche immense depuis plus de 6 heures vers l'aéroport de Tegucigalpa pour manifester leur soutien au retour de Manual Zelaya malgré l'interdiction des forces militaires aux ordres. Le Président est à bord d'un avion qui a décollé de Washington à destination de Tégucigalpa, bien que les putchistes aient fait fermer l'aéroport et annoncé qu'ils n'accepteraient aucun avion dans l'espace aérien.
Les manifestants sont plusieurs milliers et ils avaient réussi à faire reculer les forces de répression jusqu'à l'aéroport. Mais les militaires ont usé de leurs forces à l'aéroport.
Les images sont disponibles en direct sur les chaînes de télévision de l'Amérique du Sud, notamment sur http://www.telesurtv.net .
A l'heure où j'écris ces lignes, minuit passé en Europe, on dénombre deux morts et de nombreux blessés par balles. L'avion du Président est toujours attendu. Les militaires sont en position de combat.
Si les médias et les politiques occidentaux n'avaient pas passé sous silence la lutte quotidienne des Honduriens en faveur du retour de leur président, les forces du coup d'état ne se seront pas senties en position forte.
Après leur soutien tout azimut apporté aux opposants iraniens, le silence des medias et politiques occidentaux est grave. Une information qui n'est pas en boucle sur les radios d'information, qui ne passe pas dans les journaux TV de 19h00 ou 20h00, n'est pas une information.
La démocratie à géométrie variable selon les seuls intérêts d'une minorité restera le propre de la démocratie occidentale. Elle est en opposition frontale avec la vraie démocratie qui l'effraie. C'est pourquoi elle court à sa perte, elle va mourir étouffée par la peur qu'elle entretient, elle est en train de se suicider.
Gilbert Léonard
Source: http://www.michelcollon.info
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01.07.2009
Musavi, criminel et larbin au service d'Obama
Qui est Hossein Musavi
le « combattant de la liberté » d’Iran ?

Alexandre Teitelbaum
(extraits)
I La logique éléctorale des puissances occidentales
En ce qui concerne les élections, la logique occidentale part d’un principe universel : quand un ami des grandes puissances triomphe, il s’agit d’élections libres et quand des partis, mouvements ou personnalités hostiles gagnent, il y a fraude !
Dans le cas actuel, en Iran, on applique le principe universel en le complétant d’une espèce de syllogisme : 1) le candidat de l’opposition MUSAVI devait gagner ces élections, comme le souhaitaient les occidentaux, 2) MUSAVI a perdu les élections (un tiers des voix contre deux tiers au président actuel), 3) Conclusion : il y a eu fraude,
La conclusion a été assumée par les grandes puissances, ses leaders politiques et les grands médias.
Le résultat final, communiqué officiellement sur les 40 millions de votants Ahmadinejad 62.63% (25 millions) ; Musavi 33.75% (13.500.000) Rezai 1.73% (692.000) Karoubi 0.85% (340.000).
Pour qu’un tel résultat soit le résultat d’une fraude, celle-ci eut été monumentale et personne n’a apporté la moindre preuve d’une manipulation de cette envergure. Mais la « communauté internationale » (c’est ainsi que les médias nomment les grandes puissances) veut se débarasser à n’importe quel prix du gouvernement iranien actuel. C’est pourquoi MUSAVI est devenu le « combattant de la liberté »,
Mais on parle peu de ses états de service.
II Qui est MUSAVI ?
Il fut le premier ministre du pays pendant la guerre avec l’Irak (1981-1989). Il fut responsable de l’exécution du massacre de milliers de prisonniers politiques. C’est durant son mandat que la totalité des partis et organisations politiques, syndicats, organisations féministes etc. furent poursuivis, leurs membres - dont des milliers de jeunes et étudiants - arrêtés, torturés, exécutés. Il s’agit du plus grand massacre de l’histoire contemporaine d’Iran. Parmi les victimes, 53 membres du comité central du part Toudeh (communiste), dont 4 qui avaient passé 25 dans les prisons du Shah, des poètes, des écrivains, professeurs d’université, médecins, des dizaines de militaires (parmi lesquels le commandant en chef des forces navales d’Iran, le général Afzali, accusé d’être communiste), les principaux représentants des minorités religieuses au parlement (toutes de gauche), liquidés après avoir souffert des tortures inimaginables tant physiques que psychologiques (par exemple être contraint à tirer le coup de grâce à leur camarades). Les revendications d’autonomie des minorités ethniques (près de 60% de la population du pays) durement réprimées, des centaines de kurdes et de turkmènes pendus sur les places publiques. L’ampleur de la répression politique, religieuse, ethnique, et antiféministe du régime islamiste a contraint plus de 4 millions d’iraniens à l’exil, le plus grand exil de toute son histoire. On estime à 30 000 le nombre d’assassinats dans ces quelques mois de 1988.
En 2008, à l’occasion du vingtième anniversaire du massacre, Amnesty International, dans son rapport annuel, demande que les responsables du « massacre des prisons » rendent des comptes (la plupart des victimes étaient déjà en prison). Tout le monde en Iran n’a pas oublié ce sanglant épisode de l’histoire et durant la campagne électorale, plusieurs fois, les étudiants ont demandé des explications à Musavi sur son rôle de l’époque.
III Pourquoi ce gouvernement iranien gêne-t-il tant les puissances occidentales ? Les mêmes qui ne pipent mot quand il s’agit de dictatures ou de démocraties amies qui violent systématiquement les droits de l’homme.
En premier lieu parce que le gouvernement d’Iran est un obstacle considérable dans la région pour la stratégie impérialiste et son gendarme local le gouvernement de droite raciste d’Israël. En deuxième lieu parce que l’Iran, fort de son droit, résiste à l’énorme pression des grandes puissances et poursuit son programme de développment de l’énergie nucléaire.
.../...
Par Alexandre Teitelbaum argenpress/insurgente.org
traduit par Al Fare
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21.06.2009
Le moteur à eau dit "Moteur Pantone"
La technologie Pantone consiste à modifier l'alimentation en carburant du moteur à explosion (essence ou diesel), elle est censée permettre une forte réduction de pollution et une importante économie de carburant, en remplacement ou en adjonction du produit de la pyrolyse de vapeur (essence, eau, etc.). Cependant, aucune étude scientifique, aucune publication n'a permis de démontrer la réalité des performances annoncées.
Paul Pantone né en 1950 à Détroit, est un inventeur américain qui a déposé un brevet international n° US005794601A1pour son « processeur multi-carburants Geet » qu'il a conçu seul. Il a rendu libre et public tous les plans de son invention. En 2005, aucune équipe ou compagnie industrielle ne commercialise le procédé. Des équipementiers travaillent depuis 2003 sur la boucle d'air et l'injection d'eau
Paul Pantone a été condamné pour escroquerie et incarcéré pendant deux semaines le 21 août 2005, à cause de clients peu satisfaits. Il reste actuellement (le 28 février 2008) incarcéré dans un hôpital psychiatrique de l'Utah.
Conçu initialement comme un préchauffage des gaz d'admission par récupération de la chaleur des gaz d'échappement, le procédé Pantone, selon ses partisans, réduirait la consommation de carburants conventionnels et entraînerait une réduction des émissions polluantes. Aucune étude scientifique n'a démontré de réduction de consommation ou d'émission de gaz polluants avec ce type de dispositif.
On peut en fait distinguer plusieurs principes de réalisations :
- Le plan initialement publié par Pantone, et repris par J-L Naudin, utilise une recirculation des gaz d'échappement dans un « bulleur » afin de préchauffer et de vaporiser le carburant (généralement un mélange eau + essence). Mis en œuvre par certains particuliers sur des tondeuses, ce type d'installation est le plus médiatisé.[réf. nécessaire] Ce principe fait l'objet du brevet déposé par Paul Pantone.
- Une installation radicalement différente a été réalisée initialement sur le « Tracteur n°22 » par Mr Antoine Gillier. [4], puis sur d'autres véhicules. S'agissant d'un moteur Diesel, il n'était pas question de modifier le circuit d'injection de gazole pour mettre en place un bulleur. Le PMC (Processeur Multi Carburants) agit seulement sur un flux de vapeur d'eau, ajouté à l'entrée d'air. Ici, seule la vapeur d'eau est préchauffée et comprimée, il n'y a pas de bullage des gaz d'échappement.
- De nombreux autres essais ont vu le jour, avec des réussites variables, utilisant diverses vannes, carburateurs, préchauffage du bulleur, isolation thermique du tube externe... Une association française propose actuellement un module « prêt à poser », notamment pour les machines agricoles. Ces procédés dérivés peuvent éventuellement ne pas être couverts par le brevet de Pantone.
Le système s'applique pour tout moteur thermique (moteur de tondeuse et motoculteur 4 temps, moteurs de voiture et camion à essence ou diesel, groupe électrogène, chaudière de chauffage central à fuel, etc.). Le but est d'utiliser un carburant contenant 25% d'hydrocarbures (essence, fuel, pétrole brut, etc.) + 75% d'eau. En fait, ce ne serait pas l'eau directement mais l'hydrogène tiré de cette eau, dont les partisans du Pantone disent disposer, grâce à la création inexpliquée d'un plasma. Sachant que les niveaux de température des gaz d'échappement sont à peu près 100 fois plus basses que celles d'un plasma, et que le tout est justifié par une des explications pseudo-scientifiques irréalistes, l'auteur laisse planer des doutes sur les justifications scientifiques de son invention.
Ce «multi-carburant» est porté à ébullition dans un réservoir grâce a une partie des gaz d'échappement qui y sont conduits par le biais d'un bulleur. Les vapeurs d'hydrocarbures et d'eau dégagées par l'ébullition passent dans le «réacteur à plasma» où se reproduirait «le principe de l'orage». La décomposition thermochimique du mélange eau/carburant s'effectuerait dans ce réacteur.
Selon d'autres sources , le «réacteur» ne servirait qu'à préchauffer les gaz d'admission et l'eau du bulleur ne serait absolument pas modifiée atomiquement, car elle ne servirait qu'à capter les hydrocarbures présents dans les gaz d'échappement (une faible partie des gaz d'échappement sont envoyé dans le bulleur). Le principe ne serait donc pas si compliqué que ce qu'expose Paul Pantone sur son site Internet. En outre, l'affirmation de la création d'un plasma pour «électrifier les gaz d'échappement», en utilisant «une tige d'acier placée quelques minutes dans l'axe du champ magnétique terrestre», n'a pas de réalité scientifique.
Attention: sur les moteurs Diesel, les réservoirs se déforment à cause du gazole qui revient à haute température du moteur par le retour de pompe. En plus, il faut éviter les mesures à mi-plein car le gazole est un liquide qui se dilate, ou sinon, il faut attendre quelques bonnes heures ou une nuit avant de refaire son plein.
Plans de fabrication: http://quanthomme.free.fr/qhsuite/GillierAntoine.htm
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Le temps Lyapunov
Dans la physique moderne, explorant principalement des « conditions très déséquilibrées » et des systèmes chaotiques, il y a un terme technique – le « temps Lyapunov ». Il désigne une période où un certain processus (physique, mécanique, quantique, ou même biologique) se développe au-delà des limites de prévisibilité précise (ou probable) et entre dans un mode chaotique. En d’autres mots, la trajectoire du processus est subordonnée à des lois strictes seulement jusqu’à un certain moment dans le temps réel. Au-delà de ce moment, le temps « normal » se termine et le « temps Lyapunov » paradoxal (ou plus précisément, le « temps Lyapunov positif ») le remplace. Les caractéristiques de ce « temps » sont très curieuses. A la différence du temps physico-mécanique habituel, qui est considéré dans la physique classique comme une quantité essentiellement réversible (cela signifie que le temps n’est rien d’autre qu’un axe statique, ajoutant une quatrième dimension à l’espace tri-dimentionnel ; voir le modèle éducationnel d’Einstein), le « temps Lyapunov » s’écoule irréversiblement, dans une seule direction, et par conséquent, ne consiste pas en une trajectoire définie une fois pour toutes (dans l’espace quadri-dimentionnel), mais en « événements », en mouvements complètement imprévisibles, qui sont arbitraires, accidentels, irréguliers. Les processus qui surviennent durant le « temps Lyapunov » sont qualifiés de chaotiques par contraste avec les processus de la mécanique classique.
Cela peut être illustré par un exemple de la vie quotidienne. Par exemple, trois personnes sont en train de boire. Jusqu’à un certain moment, leur comportement est très prévisible : ils discutent de connaissances, d’amis, de problèmes personnels, de sport, de femmes, de politique. Progressivement, à mesure que le niveau d’ivresse s’accroît, des « bruits » (c’est ainsi que la physique moderne nomme les interférences secondaires dans le flux du processus) commence à s’insinuer dans la conversation. Ces « bruits » peuvent s’exprimer par ce que certains passages sont répétés plusieurs fois par les gens ivres, les conditions psychologiques deviennent tendues, des arguments et des conflits surgissent, l’atmosphère générale se tend. A un certain moment, les conditions atteignent le point de divergence (c’est un terme-clé dans la « théorie de la catastrophe » du physicien bien connu René Tom). Cela signifie que la logique de comportement du trio ivre dans son ensemble et de chacun de ses membres séparément, peut arbitrairement prendre une trajectoire parmi deux de probabilité égale. Par exemple, deux d’entre eux vont dormir, et le troisième rentre à la maison. Ou l’un en attaque un autre à coups de poings, pendant que le troisième tente de les calmer. Ou tous les trois vont dans la rue et se bagarrent avec des passants pour des broutilles. Ou tous se séparent tranquillement et rentrent dans leur famille avec une conscience coupable.
Quand tout le monde se rassemble pour boire, le résultat final de la beuverie n’est pas connu. Jusqu’à un certain point, la situation est subordonnée à un nombre limité de facteurs psychologiques, variant selon le niveau culturel et intellectuel des buveurs. Mais quelles que soient les pré-conditions, si la beuverie continue, tôt ou tard le point de divergence sera atteint, et le groupe entrera sans s’en apercevoir dans le « temps Lyapunov », où toutes les proportions sont érodées, où un détail minime peut causer une réaction excessive, où chaque action suivante est complètement imprévisible et manque de motifs.
Mais ce qui est le plus intéressant est que le « temps Lyapunov » n’est pas une période de désordre complet, où tous les mouvements sont absolument arbitraires. Il se situe quelque part entre un système pleinement structuré et une complète absence de système. Des fragments de trajectoires demeurent, le comportement ivre est subordonné à des fragments de conditions logico-psychologiques déterminées. Le chaos possède sa structure paradoxale, qui est appelée « physique de processus non-intégrés » ou « système d’attractions fractales ». Par conséquent, le « temps Lyapunov » est sujet à une certaine mesure paradoxale, seulement plus flexible et comprise plus largement que le déterminisme des « systèmes intégrés » (en d’autres mots, les trajectoires classiques et quantiques ordinaires). Certains physiciens contemporains – en particulier Ilya Prigogin – pensent que les processus se déroulant dans le « temps Lyapunov positif » sont la clé du mystère de la vie. Ici, dans cet état transitoire, entre la structure stricte et la complète absence de structure, dans un système chaotique, se trouve la combinaison « magique » de loi et de liberté, de modèle et d’événement, de détermination et de spontanéité, et c’est cette combinaison qui est appelée « vie ».
Un modèle purement logique et rationnel, comme l’a montré Kant, n’est pas capable de « saisir » un objet par lui-même, l’essence de la réalité, qui reste toujours inaccessible et nouménal. Le « noumène » lui-même garde un silence complet. C’est seulement dans les mondes chaotiques, pendant le « temps Lyapunov », que survient la secrète transition entre le silence et la parole, l’existence et la non-existence, le rationnel et l’irrationnel, et inversement.
Etonnant, mais les idées de Prigogin et d’autres théoriciens des « processus non-intégrés » coïncident exactement avec les doctrines traditionnelles de l’alchimie, affirmant que la « Pierre philosophale » peut être trouvée dans une « particule d’ancien chaos » que le Créateur aurait négligé pendant la création ! C’est la « magnésie des philosophes », « notre Cybèle », « notre Latone ».
Le « temps Lyapunov » est un très important concept à deux niveaux isomorphiques – la réalisation spirituelle individuelle et les transformations sociales. Pour un individu essayant de trouver son véritable centre, le « temps Lyapunov » signifie cultiver les états marginaux (alcoolique, narcotique, etc.) entre la pleine conscience éveillée et l’évanouissement nocturne.
C’est seulement à cette limite qu’il est possible de saisir le point magique, spectral, où l’existence individuelle côtoie les réalités extra-individuelles – de caractère infra-corporel et purement angélique. C’est l’essence du mécanisme de l’initiation. Le « temps Lyapunov » est une phase de « mort initiatique ». Celui qui est capable de prendre le contrôle de ce « goulot d’étranglement » dépasse la limite du dualisme fatal vie-mort. Au niveau social, c’est une image analogue. Chaque régime, chaque ordre social, chaque formation économico-politique est subordonné à des lois strictement déterminantes, incarnées dans la structure du pouvoir, dans son idéologie, dans ses règles internes. Mais l’énergie sociale, comme toute énergie dans l’univers corporel, diminue dans une direction, « produit de l’entropie ». C’est pourquoi tout régime et toute formation sociale fonctionne logiquement et en accord avec ses lois seulement pendant une période limitée. Après un certain moment, le « temps Lyapunov » arrive. Comme un groupe de buveurs, après avoir atteint une certaine limite la société commence à se comporter de manière imprévisible, chaotique. Le périphérique s’accroît jusqu’à des proportions géantes, le central et l’axial se déplace vers la marge.
Incontestablement, le « temps Lyapunov » a commencé en 1985 pour l’URSS. L’actuel président (notez, « imprévisible » !) est un exemple typique de « particule » dans un système chaotique. Devant nos yeux, un nouveau système libéral est né à partir des « vestiges en voie de disparition » du socialisme tardif dégénéré. Mais lui aussi a vieilli, son entropie grandissant terriblement vite, il commence à nous rappeler, curieusement, jusqu’aux moindres détails, les dernières phases de la société soviétique. On ne peut pas exclure que le cycle libéral sera très éphémère, puisque certains systèmes ne sont, en principe, pas viables (dans certaines conditions).
Un autre aspect important : la phase d’effondrement du soviétisme est survenue dans une complète passivité intellectuelle de la part des acteurs majeurs. En d’autres mots, il n’existe pas d’organisme social qui pourrait « saisir » le contenu principal du « temps Lyapunov » social dans notre situation et placer cette précieuse connaissance à la base d’un nouvel ordre social. Il semble que tout le monde dormait pendant les événements les plus intéressants. Mais la mort initiatique est différente de la mort ordinaire en ce que la conscience n’est pas perdue complètement (étant préservée dans un régime spécial). Le chaos doit non seulement être surmonté, mais interprété. Si cela ne se produit pas, la répétition du chaos est inévitable. Une autre catastrophe, une autre phase de changements sociaux, encore un autre « saut dans l’inconnu ». Même plus, cela se répétera (avec un rythme plus rapide) jusqu’à ce qu’une formation sociale prenne la responsabilité d’un travail scientifique et pratique, dangereux et excitant, sur les structures chaotiques.
La « stabilité » et la « régularité » sont encore plus fantomatiques et trompeuses que les derniers jours du SOVDEP (et le retour au passé est irréaliste).
Notre société est aujourd’hui un mirage aussi inconsistant que la stupidité confiante de l’homme de la rue contemporain. Mais nous savons que le « temps Lyapunov » est notre temps. C’est pourquoi la main glisse vers … (non, pas encore vers ce à quoi vous pensiez) les livres de Poincaré, Kolmogorov, Stengers, Tom, Prigogin, Capra, Nichols, Mandelbrot, et d’autres auteurs intéressants.
A notre doctrine universelle de la Révolution, en plus de l’héritage de la « Nouvelle Droite » et de la « Nouvelle Gauche », nous ajoutons les théories des « nouveaux physiciens ».
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Les Oranges-Bruns
| Une manifestation de Waffen SS s’est tenue, le 16 mars 2005, au cœur de la capitale d’un État nouvellement membre de l’Union européenne et de l’OTAN, la Lettonie. Les autorités ont choisi de l’autoriser et de réprimer durement les citoyens qui protestaient. Loin d’être un fait divers, cet évènement est l’aboutissement d’un processus de négation de l’extermination et de réhabilitation du nazisme conduit par la présidente de la République, Vaira Vike-Freiberga, et publiquement financé par l’ambassade des États-Unis. Il fait suite à l’arrivée au pouvoir de partis nazis dans plusieurs États « démocratisés », en Ukraine par exemple. |
Les évènements qui se sont déroulés ce mercredi 16 mars 2005 à Riga (Lettonie) ont enflamé les esprits dans toute l’Europe orientale et la Russie, mais il est peu probable que la presse atlantiste en rende compte. En effet, ils parlent d’eux-mêmes et révèlent un aspect inadmissible de l’OTAN et de l’Union européenne depuis l’élargissement du 1er mai 2004. À l’initiative de l’association nazie Club 415, et pour la cinquième année consécutive mais pour la première fois à l’intérieur de l’Union, plusieurs centaines de Waffen SS ont défilé dans le centre de la capitale. La manifestation, qui avait été autorisée par une délibération du conseil municipal de Riga, a été protégée par les forces de sécurité, tandis que les contre-manifestants pacifiques ont été brutalement réprimés et qu’une vingtaine d’entre eux ont été interpellés. Il ne s’agit pas là d’un affrontement folklorique entre skinheads d’extrême droite et d’extrême gauche, mais d’un acte politique mûrement réfléchi, personnellement organisé par la présidente de la République, marquant l’aboutissement d’un rapide processus de réhabilitation du nazisme. Il ne s’agit pas non plus d’une répugnante provocation à usage interne, mais d’une stratégie internationale pilotée par l’OTAN, de gages délibéremment donnés à des organisations clandestines que l’on tient à remercier pour leur contribution à la désoviétisation de l’Europe et qui sont déjà associées à divers gouvernements, notamment en Ukraine « orange ». Pour comprendre les enjeux de ce drame, un rappel historique est nécessaire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ont constitué 37 divisions de Waffen Schutzstaffel (Waffen SS), dont seulement 12 étaient composées exclusivement d’Allemands. La plupart des divisions étaient recrutées parmi les populations dites « aryennes » des pays annexés ou occupés. Bien que les Lettons ne soient pas tous considérés comme « aryens », ils furent enrôlés en masse. Sur 900 000 Waffen SS, environ 150 000 étaient lettons, constituant ainsi le plus fort contigent étranger alors même que leur pays ne comptait pas 2 millions d’habitants. Ils formèrent notamment la 15e Division de grenadiers qui fut l’unité non-allemande la plus décorée de la Waffen SS. Ce sont eux qui se retranchèrent dans Berlin et livrèrent les derniers combats du IIIe Reich. Les SS lettons ne se batirent pas pour défendre leur pays, mais principalement contre la Résistance en Biélorussie et en Russie. La plupart étaient des volontaires. Cependant, en 1944, ils furent rejoints par des conscrits dont certains étaient enrôlés de force. D’autre part, environ 130 000 Lettons s’engagèrent contre l’Axe. La plupart combattirent dans l’Armée rouge qui libéra leur pays du nazisme. À l’issue des négociations entre les Alliés, la Lettonie, ainsi que les autres États baltes, fut absorbée par l’Union soviétique. Avant même la fin de la Guerre mondiale, les services secrets britanniques recrutèrent des agents parmi les criminels de guerre nazis (notamment des membres de l’Arajs Kommando) pour combattre le communisme et les exfiltrèrent en Suède avec l’aide du SMT, le service secret local. Une unité SS de 1 500 hommes fut ainsi entièrement reconstituée, sous le commandement du colonel Osis, avec le projet de partir à l’assaut contre les Soviétiques. Mais l’idée fut abandonnée après que le tribunal de Nüremberg ait qualifié la Waffen SS et toutes ses sections d’« organisation criminelle ». En 1949, ces agents furent transférés à Hambourg (dans la zone allemande ocupée par les Britanniques) pour être traités par le MI6 (« opération Jungle »). Les « meilleurs » éléments reçurent une formation complémentaire en Grande-Bretagne. Tous furent bientôt intégrés dans ce qui allait devenir le réseau « stay-behind » de l’OTAN, géré en commun par les Britanniques et les États-uniens . Plusieurs parachutages et opérations d’infiltration furent tentées pour des missions d’espionnage et de sabotage. Mais toutes échouèrent suscitant une répression cruelle des Soviétiques. En définitive, cette méthode fut abandonnée, en 1952, au profit d’opérations psychologiques. Ces réseaux ont été entretenus pendant toute la Guerre froide. En 1997, l’Allemagne a révélé verser encore des pensions à 50 000 anciens SS ou à leurs ayant-droits, un peu partout dans le monde. Ainsi la veuve de Reinhard Heydrich (l’architecte de la « solution finale ») ou Heinz Barth (lun des responsables du massacre d’Oradour-sur-Glane) continuaient à être payés pour ces crimes . Ce qui se passe aujourd’hui -que ce soit en Europe ou ailleurs, par exemple au Liban où on nous présente les Phalangistes comme les défenseurs de la démocratie !- n’a rien à voir avec l’extension de la liberté dont se targue le président George W. Bush, mais avec la continuation d’une politique du pire, débutée pendant la Guerre froide et qui ne rencontre plus d’obstacles. C’est dans cette perspective que le MI6 et la CIA ont pris le contrôle de la Lettonie. À la faveur du chaos post-soviétique, ils y ont placé leurs hommes à la tête de l’État. Sur place, la population désabusée parle de « la bande des étrangers », rapporte la journaliste Roumania Ougartchinska dans son dernier ouvrage. À titre d’exemple, le Bureau de protection de la Constitution (SAB), notamment chargé de défendre la démocratie, est dirigé par Janis Kazocinu. Or, celui-ci est en réalité un général de l’armée britannique, devenu attaché militaire à Riga lors de l’indépendance, puis adjoint du chef d’état-major. Il n’a pris la nationalité lettone qu’à l’occasion de sa nomination.
Le professeur Vaira Vike-Freiberga joue un rôle central dans ce dispositif. La famille de cette canadienne, qui a fuit la Lettonie à la chute du Reich, était liée aux agents nazis des réseaux stay-behind de l’OTAN, via une association clandestine destinée à la diaspora, Les Faucons de la rivière Daugava (Daugavas Vanagi). Celle de son époux, Imants Freibergs, est passée par le camp du MI6 en Allemagne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Professeur de psychologie à l’université de Toronto, spécialiste de l’influence des drogues sur le comportement humain, Mme Vike-Freiberga s’installe à Riga début 1999, prend la nationalité lettone et est élue au printemps présidente de la République ; mandat qui lui sera renouvellé quatre ans plus tard. Au cours des dernières années, la présidente Vike-Freiberga s’est attelée à réécrire l’histoire européenne. Selon elle, la Lettonie aurait été successivement occupée par les Soviétiques, puis les Allemands, puis à nouveau les Soviétiques ; les Lettons qui se seraient engagés dans la SS l’auraient fait uniquement pour trouver un allié afin de libérer leur pays ; en définitive les crimes des uns et des autres seraient comparables. Pour ce faire, elle base son raisonnement sur une interprétation originale du Pacte Ribbentrop-Molotov. Il s’agirait d’un traité découlant du caractère totalitaire commun aux régimes nazis et staliniens. L’Allemagne actuelle ne saurait être tenue pour responsable des crimes nazis, mais la Russie actuelle serait toujours responsable des crimes staliniens. Or, cette lecture des faits ne correspond pas à la réalité : le Pacte Ribbentrop-Molotov est avant tout un prolongement des Accords de Munich (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni) pour préciser les zones d’influence à l’Est après le partage de la Tchécoslovaquie entre l’Allemagne, la Pologne et la Hongrie. Il faut en outre intégrer le rôle de la Lettonie elle-même durant cette période. Enfin, on ne peut qu’être stupéfait devant le refus de prendre en compte le combat de l’Armée rouge pour délivrer l’Europe de la peste brune ; et l’assimilation des Lettons qui avaient rejoint l’Armée rouge à des traîtres. En janvier 2005, le gouvernement letton a publié un ouvrage intitulé Histoire de la Lettonie : XXe siècle. Il est précisé à l’intérieur du livre qu’il a été imprimé avec le soutien financier des l’ambassade des États-Unis. Le lancement a été effectué lors d’une conférence de presse de la présidente de la République. On y lit avec surprise, entre autres, que le camp de Salaspils, où les nazis réalisèrent des expériences médicales sur des enfants et où 90 000 personnes furent asassinées, n’était qu’un « camp de travail correctif » et que les Waffen SS étaient des héros de la lutte contre les occupants soviétiques.
Cet ouvrage, ainsi que divers manuels scolaires, a soulevé la colère des parlemantaires et du gouvernement russe, et l’émoi dans de nombreux pays d’Europe centrale et orientale. Soulignons enfin que la Lettonie est entrée à la fois dans l’OTAN et dans l’Union européenne, lors de l’élargissement de mai 2004, conformément aux injonctions de Washington. Pendant une cinquantaine d’année, l’Union européenne a été le fruit de la volonté conjuguée des États-Uniens d’arrimer la partie occidentale au bloc altantiste pour stopper l’influence russe et des Européens de s’unir plutôt que de se détruire. Aujourd’hui, les Européens de l’Ouest n’ont plus à être protégés du « péril rouge » et l’on réhabilite le nazisme. Sauf suspension immédiate de la Lettonie, l’Union ne représente plus la paix. Dès lors, on comprend bien qu’en pleine période de ratification du Traité constitutionnel européen, la presse atlantiste ne souhaite pas rendre compte des faits. L’Agence France Presse s’est néanmoins fendue d’une dépêche. La manifestation est présentée comme une commémoration « des anciens combattants lettons enrôlés de force durant la Seconde Guerre mondiale dans les rangs allemands des Waffen SS » ; il s’agissait de « rendre hommage à ces soldats légionnaires ». Les contre-manifestants ne sont pas qualifiés de démocrates par l’AFP, mais de « radicaux pro-russes » . |
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16.06.2009
Revolutions colorées...
Ces dernières années se sont déroulées ce que les historiens dénomment aujourd'hui scientifiquement "révolutions colorées". C'est ainsi que sont intervenues la révolution des roses en 2003 en Géorgie, la révolution orange en Ukraine en 2004 ou encore la révolution des tulipes en 2005 au Kirghizstan. Une tentative a eu lieu, en vain, en Ouzbékistan.Le procédé a partout été le même : au moment où le pouvoir en place tentait de se renouveler, les partis d'opposition ont contesté le résultat des élections et bloqué le pays par des manifestations étant largement déclenchées par de nouveaux médias financés par des ONG américaines. Vous commencez à entrevoir la duplique iranienne ?
Développons un peu, afin de ne pas trop se donner le mauvais air d'un fanatique de la théorie du complot. Au Kirghizstan, pour la seule année 2004, sur les 50,8 millions de dollars d'aide des Etats-Unis, 12,2 ont été consacrés aux partis politiques "non-partisans" et aux "médias indépendants", et 21,8 aux réformes.
En Géorgie, les américains ont investi 1 milliard de dollars pour stabiliser le budget du pays et former les nouvelles générations de cadres, nécessairement pro-occidentales.
Le chef d'orchestre du système de financement des révolutions colorées est l'association Project on Transitional Democraties ("projet pour les démocraties en transition") dont le président, Bruce P. Jackson, a été nommé directement par la Maison Blanche et travaille en liaison étroite avec la CIA et les ambassades des pays cibles. Le système repose sur deux sources : une source gouvernementale américaine, le programme de coopération de l'USAID (United States Agency for International Developpement), des sources non étatiques, dont principalement la Fondation Soros et la Freedom House (créee en 1941 par le président Roosevelt pour préparer l'opinion américaine à l'entrée en guerre des Etats-Unis).
Maintenant que nous savons cela, quoi de bien contestable ? Pas grand chose finalement .... cela fait bien longtemps que l'argent est le nerf de la guerre. Et d'autant plus longtemps que le jeu des influences des uns sur les autres, et de préférence des plus forts sur les moins forts, est de mise. La plan Marshall en est la plus pure illustration : endiguer le communisme en Europe au moyen de ..... l'argent. Tout s'achète, y compris les idéologies.
Établir désormais un lien avec l'Iran est délicat, pour la simple raison que la situation est brûlante. Elle est flagrante .... nous, sujets de l'histoire, la vivons de "dedans", sans le recul nécessaire pour tirer de conclusions "historiques" définitives.
Néanmoins, en procédant par faisceau d'indices, l'émergence d'une nouvelle révolution colorée en Iran devient tout à fait vraisemblable, ou serait, si je devais me tromper - ce qui n'est pas exclu -, tout à fait envisageable. Je veux simplement l'envisager avec vous.
Le mobile est évident. Pour ainsi dire, il est TROP évident, si bien que personne, aucun média s'entend, ne l'évoque. Taire la cause pour ne pas faire apparaître la conséquence probante. Et alors, quel est-il ? : nous le savons tous, il s'agit de renverser Mahmoud Ahmadinejad, celui-ci étant considéré, à tort ou à raison, ce n'est pas le sujet, comme dangereux. D'une part, parce qu'il a tenu des propos antisionistes graves ("il faut rayer Israël de la carte"). Et d'autre part parce qu'il a développé une stratégie nucléaire de façon cohérente, et dont les acquis semblent chaque jour devenir un peu plus imminents.
Deuxième indice : une telle contestation, une telle mobilisation, avec autant de manifestants, est IMPOSSIBLE à réaliser par l'opposition seule dans un pays autoritaire comme l'Iran. Moussavi ne peut sérieusement avoir pu provoqué un mouvement social de cette ampleur par son seul charisme, si remarquable soit-il.
Troisième et dernier indice : Moussavi est un pro-occidental. Comme dans les autres révolutions colorées, l'opposant est, comme par hasard (mais est-ce un hasard ?), un pro-occidental. C'est à croire que dans ces pays là, il n'y a plus de gauche ni de droite, pas plus qu'un dernier vestige de la confrontation un peu plus habillée entre capitalisme et communisme, et que, donc, seul le critère "occidentalisant" y divise les opinions. Les opposants ne sont jamais, non pas anti-occidentaux (il serait faux de dire que ceux qui ne sont pas pro-occidentaux sont forcément anti-occidentaux), mais au moins du même bord nationaliste que le détenteur du pouvoir. Et l'histoire ne manque pas de produire de nombreux cas où l'opposition se trouve du même côté que son objet même. Alors pourquoi pas dans le cas de ces révolutions très spéciales ?
Encore une fois, ne cherchant pas plus à convaincre qu'imposer, je vous laisse seul juge, étant rappelé que les avis précités ne sont que des suppositions. Situation à suivre donc ... l'œil affûté, légèrement déscotché de France télévision si possible.
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14.06.2009
Pour qui travaillent les "antifas" ?
Dimanche 31 mai, Paris 20e. Dieudonné fait campagne sur un marché avec une trentaine de ses camarades, dont des femmes et des vieillards. Paisibles. Jusqu’au moment où une cinquantaine de nervis se ruent sur eux, armées de marteaux et de matraques. Bataille rangée. Quatre arrestations et quasiment pas un mot dans les médias. On ne pouvait faire moins que d’interroger Alain Soral, présent sur les lieux de ce qu’il faut bien appeler une ratonnade…
Lors de la manifestation en soutien à la Palestine, vous aviez déjà été violemment pris à partie. Ce sont les mêmes qui ont récidivé dimanche dernier sur un marché du 20e arrondissement de Paris ?
Oui, à quelques nuances près. Ceux qui nous ont attaqués dimanche sont bien les soi-disant “antifas” de la CNT qui nous avaient déjà pris à partie quand nous avions voulu défiler pour la Palestine, place Denfert-Rochereau, le 24 janvier dernier. En fait d’anarchistes, une petite bande de nervis en cheville avec la police depuis des années, et depuis quelque temps avec les milices sionistes… D’ailleurs, d’après des jeunes du quartier venus nous apporter leurs témoignages, plusieurs de ces soi-disant anarchistes antifas étaient des petits “bétareux”, du 19e arrondissement, leur cheveux noirs gominés cachés sous un foulard palestinien !
Quel rapport entre ces anarchistes de la CNT et “l’anti-antisionisme” ?
Il faudrait le leur demander. Pour qui s’intéresse à l’évolution de l’extrême gauche, ça fait des années, disons depuis les années Mitterrand, que les anti-fa, style Rasl’Front, Scalp… sont en réalité des officines plus ou moins sous contrôle gouvernemental, travaillant avec la police et les Renseignements généraux, et dont la principale fonction, bien plus que la lutte contre le Front national, en réalité sans danger, est de noyauter la cause palestinienne, très populaire à l’extrême gauche, afin de la contrôler, de la pervertir et au final de l’annihiler. Avec le discrédit des assoces comme SOS-Racisme – leur équivalent soft – et le phénomène Dieudonné, ces antifas, en réalité au service du pouvoir sioniste, se démasquent de plus en plus puisque qu’ils en sont maintenant réduits à traiter d’antisémites, donc de fascistes et de racistes, des Français issus de l’immigration solidaires des Palestiniens ! Nous l’avons bien vu ce dimanche comme nous l’avions déjà filmé le 24 janvier : des petits Blancs à crâne rasé agressant des femmes musulmanes au nom de l’antirascisme ! On en est là aujourd’hui, les milices antifas en sont réduites à ratonner pour les sionistes.
Dans la foulée, vous mettez en cause un certain Julien Terzic, proche d’Olivier Besancenot. Pourtant, la LCR se veut elle aussi antisioniste. En 2002, le rabbin Joseph Sitruk avait même mis les larmes aux yeux d’Oliver Besancenot à la télévision en le soupçonnant d’antisémitisme. Qu’est-ce qui a bien pu changer depuis ?
Le chef de cette milice soi-disant antifas est un certain Julien Terzic, ancien chef des Red Skins, c’était d’ailleurs lui qui menait la meute ce dimanche, lui qui a commencé à insulter Dieudonné en le traitant de “Bounty” – surnom habituellement donné à Malek Boutih, ancien patron de SOS Racisme, un comble ! –, lui encore qui a agressé notre caméraman Julien à coups de poing américain (vingt points de suture au visage et sept jours d’ITT) ; lui que nous avons copieusement filmé afin qu’il n’échappe pas cette fois à la justice, comme cela a souvent été le cas lors de précédentes agressions. Ce Julien Terzic, outre qu’il a blessé l’un de nos camarades, a eu surtout le tort de s’en prendre, le 24 janvier, aux femmes du centre Zahra, d’où la rouste que lui et ses petits camarades ont prise cette fois de la part de nos amis du Parti antisioniste. Je dirais sans grandiloquence qu’il est maintenant dans le collimateur du Hezbollah ! C’est autre chose que d’être en froid avec les skinheads ! Mais, autre révélation pour vos lecteurs non-initiés aux arcanes empuanties de l’extrême gauche, ce Julien Terzic est aussi l’homme de main du petit Besancenot. Celui auquel Besancenot fait appel pour faire “le ménage” comme il s’en vante, en roulant des mécaniques sur les plateaux télé, dans les manifestations pro-Palestiennes. Entendez, chasser par la violence les gens comme moi, qui essaient de défiler pour la Palestine au nom du drapeau français. Je sais bien que Besancenot, en bon bobo, fait faire son ménage par une employée de maison, mais si je peux me servir de cette interview pour lui faire passer un petit message : “La prochaine fois, Olivier, ton ménage, il va falloir venir le faire toi-même, parce que ta bonniche Terzic, si j’en crois nos dernières images, elle s’est mise à la course à pied !” Moins drôle : parmi les marteaux, bombes lacrymos et autres poings américains abandonnés par nos agresseurs mis en fuite et ramassés par la police, trône : un magnifique mégaphone… ciglé NPA.
Ces gens qui se prétendent “antiracistes” et qui viennent casser du Noir et de l’Arabe, ça a de quoi laisser rêveur…
Oui, les sionistes, à l’image de ce qu’est devenu l’État hébreu – un État belliqueux expansionniste et théologico-racial – en sont arrivés à leur niveau de contradiction maximum : aujourd’hui, un métis qui critique la politique du ministre des Affaires étrangères israélien Lieberman est traité de raciste, alors que ce même homme qui ourdit ouvertement le projet de déporter des populations civiles arabes ou de les éliminer en recourant s’il le faut à l’arme atomique, peut donner des leçons de droits de l’homme à l’Europe entière. Le tout avec la complicité de nos gouvernements ! Il s’agit bien d’une inversion de toutes les valeurs, mais pas de celles dont avait rêvé Nietzsche !
À l’heure où nous mettons sous presse, Le Parisien et France 3 ne parle que d’une simple “rixe”…
Ça aussi c’est un effet du sionisme, la manière dont les médias se mettent à mentir dès qu’on touche à la question palestinienne. Nous étions venus tracter sur un marché conformément à notre programme de campagne, accompagnés par une équipe de télévision, soi-disant sécurisés par la police (nous prévenons systématiquement la préfecture et les RG). Dieudonné se fait gazer à bout portant, nous sommes agressés – et ce n’est pas la première fois – par un commando armé de gazeuses, de poings américains, de marteaux et de matraques télescopiques ; quatre de nos agresseurs se sont fait arrêter par la police et vont passer en comparution immédiate pour violence en réunion avec préméditation, détention d’armes… Nous avons plusieurs blessés avec ITT, nous avons nommément identifié le meneur, multirécidiviste… mais les médias, pourtant présents, parlent d’une “rixe avec des inconnus” ! Voilà un parfait exemple de l’effet nuisible du sionisme sur la probité journalistique !
Où en est l’enquête ?
À l’heure où je vous parle, le capitaine Bessette du commissariat du 20e fait son travail ; je l’ai eu au téléphone, il m’a l’air d’un honnête fonctionnaire. Il y a quatre interpellés sur le fait, des armes, des plaintes, des vidéos… Mais ensuite, il y a les pressions hiérarchiques… À chacune de mes agressions,dont une fois par un commando de 35 nervis avec 7 victimes… tout a été classé sans suite ! Ça aussi, c’est une des nuisances du sionisme !
18:21 Publié dans Articles : presse et web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Elections européennes, une analyse de Jacques Sapir
Les élections européennes du 7 juin ont été remarquables au moins autant par leurs résultats que par l’aveuglement des commentateurs. Ces derniers ont ainsi mis en avant la « vague conservatrice » à laquelle on aurait assisté. Mais, celle-ci a été des plus relative face à l’abstention, elle réellement historique, que l’on a connu dans ces élections. Il convient, avec le recul nécessaire, de comprendre ce que ces élections ont révélé. Au-delà des premières réactions, il est probable que nous avons assisté au début de la fin de la construction européenne telle que nous la connaissons.

Par Jacques Sapir, Directeur d’études à l’EHESS, 11 juin 2009
I. Le rejet de l’Europe fédérale.
On l’a dit, l’abstention a été énorme, et pas seulement en France. C’est chez les nouveaux entrants qu’elle a été le plus spectaculaire avec moins de 30% de votant en République Tchèque et à peine plus de 18% en Slovaquie. La France, avec à peine 40% de votants enregistre ici l’un de ses taux les plus faibles de participations. À peine plus d’un électeur sur trois s’est ainsi déplacé en Europe pour aller voter. Ce phénomène est tellement massif qu’il doit être expliqué en priorité.
On peut analyser cette faible participation comme le résultat combiné de plusieurs facteurs :
(1) Les électeurs européens ont à l’évidence sanctionné une Europe qui s’avère incapable de la protéger de la crise et de ses conséquences. Il n’y a pas de « plan de relance » européen et l’addition des plans nationaux représente ainsi à peine 1% du PIB de l’Europe. De plus, cette dernière a été incapable, par ses règles bancaires, de prévenir la contamination issue de la crise américaine. Il y a pire. L’Europe, par ses directives, enracine cette crise et détruit progressivement tous les instruments dont on pouvait disposer au niveau national pour s’y opposer. De ce point de vue, l’application du Traité de Lisbonne ne changera en rien la situation. Ce traité ne fait que consolider les régressions économiques et sociales de ses dernières années.
(2) Ceci nous conduit à un second facteur. Les électeurs ont aussi sanctionné une Europe qui a bafoué à de multiples reprises, et ce depuis le Traité de Maastricht, la volonté démocratiquement exprimée des pays qui la composent. Le tour de passe-passe par lequel on a escamoté le « non » français et hollandais au TCE, et par lequel on va probablement faire de même pour le « non » irlandais au Traité de Lisbonne semble avoir définitivement dégoûté les électeurs. Convoqués aux urnes, ils sont restés chez eux, en dépit des discours grossièrement mensongers que l’on a pu entendre. Il faut ainsi rappeler à ceux qui l’auraient oublié que l’Europe n’a rien « construit » en France. Pour qu’il y ait une contribution nette de l’Europe, il faut que les subventions excèdent les versements faits par un pays. Or, dans le cas de la France, nous payons plus que nous ne recevons. C’est peut-être juste au nom de la solidarité, mais que l’on nous épargne alors ce mensonge d’une Europe venant dispenser ses bienfaits dans notre pays. Ceci explique sans doute les scores faibles des partis Souverainistes, dont une bonne partie des électeurs à préféré ne pas voter.
Lire la suite : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2758
18:14 Publié dans Articles : presse et web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Comment l'immigration détruit le tissu social
« L’immigration est une chance, la diversité est une richesse… » Cette mystique contemporaine, que nul n’ose plus remettre en cause sous peine de subir les foudres (morales ou judiciaires) des gardiens du dogme, est sérieusement mise à mal par le célèbre sociologue américain Robert Putnam.
Selon ses travaux, la «diversité ethnique» résultant de l’immigration mine le «capital social» et dégrade l’ensemble des réseaux sociaux permettant aux individus de participer à la vie en société.
Dans un article de 2007 intitulé «Diversity and Community in the 21st Century», Robert Putnam expose les résultats d’une enquête portant sur la confiance envers ses voisins, les «pratiques et attitudes civiques», les liens d’amitié etc…, menée auprès de 30 000 personnes dans 41 villes et villages des États-Unis.
Les résultats sont les suivants :
- Plus la diversité ethnique est élevée :
- moins les citoyens font confiance aux gouvernements, aux dirigeants et aux médias locaux
- moins les taux d’enregistrement sur les listes électorales sont élevés
- moins les gens font du bénévolat ou se permettent des dons aux organismes de charité
- moins les citoyens sont enclins à participer à des projets communautaires
- moins ils ont d’amis ou de confidents.
Putnam, lui-même mal à l’aise avec ses propres conclusions, estime que ses données infirment les deux théories les plus courantes sur l’immigration. La première, celle du «contact» (très courante chez les bien-pensants des grandes villes), voudrait que plus l’on rencontre de gens de cultures autres que la nôtre, plus l’on devient tolérant. La seconde, celle du «conflit», postule au contraire que plus l’on rencontre des gens différents, plus l’on se replie sur sa communauté, d’où la formation de ghettos.
Putnam conclut pour sa part que la diversité conduit les gens à se comporter comme… des tortues : «La diversité entraîne anomie et isolement. [...] les gens qui vivent dans des lieux “diversifiés” semblent se réfugier dans leur carapace, comme des tortues.»
Dans ces lieux de “diversité”, non seulement les niveaux de confiance dans les membres des autres communautés s’affaissent-ils, mais parallèlement, la confiance à l’égard des membres de la communauté dont on est issu s’érode. L’individu, pour reprendre la formule de Tocqueville, se réfugie «dans la solitude de son propre coeur».
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12.06.2009
Comment Poutine met les oligarques au pas.
Le FIGARO, via son correspondant en Russie, Fabrice Nodé Langlois, a publié un article intéressant ce samedi 06 juin, appellant le premier ministre Russe 'Saint Vladimir'.
Voici ce que l'on peut y lire (meilleurs extraits ;)):
" Dans la petite ville de Pikalevo. Quelque cinq cents ouvriers en colère avaient bloqué l’autoroute traversant Pikalevo. La manifestation, que la police n’a pas dispersée, a provoqué un bouchon géant de 400 km ! Les ouvriers protestaient contre la fermeture des trois usines principales de cette ville de 23 000 habitants, dont 4 000 se sont retrouvés au chômage en début d’année. Les arriérés de salaires s’étaient accumulés, comme au pire des chaotiques années 1990. "
Dans une mise en scène télévisée dont il est friand, l’homme fort du pays a tancé les " patrons voyous et menacé de nationaliser toutes les usines, sous les ovations des ouvriers."
Plus intéressant, la détermination du premier ministre Russe à obliger les oligarques et autres responsables politiques à faire ce qu'il faut. Vladimir Poutine vient de démontrer à quel point en politique c'est l'Etat qui dirige et non la finance et les chefs d'entreprise, aussi grosses soient ces dernières. La réunion est en 5 videos ci dessous, je vous conseille la première, et surtout la seconde et la dernière.
Comme la relevé Russie.net : M. Poutine a effectué une visite surprise dans une usine de BaselCement, acquise en 2007 par la holding de M. Deripaska à Pikalevo, dans la région de Saint-Pétersbourg, et théâtre depuis plusieurs semaines de mouvements sociaux.
Le Premier ministre, vêtu d’une chemise à col ouvert et d’un blouson gris, a lancé quelques vérités bien placées sur un ton sévère :
"Pourquoi votre usine est-elle si négligée ? On en a fait une vraie décharge"
"Tous les salaires non payés - qui s’élèvent à 41,24 millions de roubles (près d’un million d’euros) - doivent être versés. La date limite, c’est aujourd’hui"
" Les dirigeants de l’usine ont pris en otage des milliers de personnes en raison de leurs ambitions, de leur manque de professionnalisme et peut-être tout simplement de leur cupidité"
"C’est tout simplement inacceptable. Où est la responsabilité sociale du monde des affaires ?"
M. Poutine a ensuite présenté un contrat destiné à relancer la production à Pikalevo. "Oleg Vladimirovitch (Deripaska) a-t-il signé ?"... "Je ne vois pas votre signature. Venez et signez", a-t-il dit en jetant un crayon dans sa direction. M. Deripaska, tête basse, s’est alors pressé de venir signer le document, avant de retourner à son siège.
NDLR : on appréciera aussi, après la signature du contrat par Oleg Deripaska le "rendez moi le stylo" .. heureusement que ce n'est pas à Sarkozy que Vladimir Poutine parlait !!
11:19 Publié dans Articles : presse et web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










